Trois-fois-morte - La Cuisine des Ogres, tome 1 / Fabien Vehlmann et Jean-Baptiste Andreae

Couverture livre - critique littéraire - Trois-fois-morte, tome 1 de La Cuisine des Ogres de Fabien Vehlmann et Jean-Baptiste Andreae

Récit

À l'intérieur du mystérieux massif que l'on appelle « La Dent du Chat » vivent des ogres. Fin gourmets, leurs mets délicats se composent néanmoins d'ingrédients quelque peu inhabituels... Lorsqu'une jeune orpheline nommée Blanchette se fait capturer avec d'autres enfants pour être emmenée au cœur du cratère et servir de dîner à ses imposants habitants, le cauchemar s'installe.

Hachée, mijotée, écrasée : celle qu'on surnommera « Trois-fois-morte » met la faucheuse au défi : grâce à son courage (et un peu de chance), elle survit à tous les dangers et obstacles qui s'imposent à elle.

Avec l'aide du jeune korrigan Brèche-Dent, elle va devoir redoubler d'inventivité pour survivre à cet enfer et sauver ses amis.

Impression

Habituellement je ne chronique pas les BD ne me sentant pas légitime pour parler du côté graphisme. Et résumer une BD a une histoire, c'est un poil réducteur à mon goût.
Seulement voilà, cette fois, c'est un énorme coup de cœur me concernant.

Sans doute cette juxtaposition d’un dessin beau et tout en finesse avec la noirceur du récit, et au milieu de tout ça de l’entraide façon très conte de fées.
Des illustrations somptueuses, un récit enfantin mais sombre à la fois. Le tout principalement suggéré sans atrocités dessinées. Un vrai plaisir.

Je ne sais trop que dire de plus, si ce n'est de vous conseiller d'en tenter la lecture.

Note

Un 19/20 pour cette BD qui associe histoire cruelle, jolis dessins et entre-aide.
À lire (et regarder) de toute urgence (selon moi).

Série : La Cuisine des Ogres

  1. Trois-fois-morte (avis)
  2. Une Vie de vaurien (non lu)

Ellana - Le Pacte des Marchombres, tome 1 / Pierre Bottero

Couverture livre - critique littéraire - Ellanda, tome 1 du Pacte des Marchombres de Pierre Bottero

Récit

Seule survivante d’un groupe de pionniers après l’attaque de Raïs, au nord de l’Empire, une fillette est recueillie par le peuple des Petits. Elle grandit dans la Forêt Maison à l’écart des hommes et décide, à l’adolescence, de partir en quête de ses origines.

Sous le nom d’Ellana, elle croise le plus grand des marchombres, le maître Jilano Alhuïn, qui l’initie aux secrets de sa guilde. Son apprentissage est semé d’embûches, de rencontres et d’inimitiés. Au terme d’un voyage jusqu’au Rentaï avec Nillem, autre élève marchombre, Ellana reçoit la Greffe et l’héritage marchombre. Mais des mercenaires du Chaos la traquent…

Avant-propos

Dans le cadre des Suite de la lecture de cette saga à mes enfants, cette chronique se fait donc dans l'optique d'une lecture à des enfants et non pas une lecture adulte.

Impression

Les aventures d'Ewilan / Camille étant terminées (enfin celle des premiers cycles), nous pouvons commencer un cycle dédié à Ellana, la jolie marchombre qui accompagne Ewilan et a réussi l'exploit de corrompre le cœur d'Edwin ainsi que celui de nombreux⋅ses lecteur⋅trice⋅s.

Dans ce tome nous découvrons principalement la jeunesse d'Ellana. Ses parents, son enfance chez les Petits, les diverses expériences de la vie qui lui forgent son caractère ainsi que sa découverte de l'enseignement des Marchombres.
Tout cela permet de combler les lacunes qu'on peut avoir sur ce qui s'est passé avant et qu'Ellana élude gentillement dans les tomes d'Ewilan. Et même si l'on connaît évidemment la fin, on découvre ainsi les bouts de vie qu'elle a réussi à nous cacher jusque là.

Le récit est très agréable. On y redécouvre avec plaisir la plume de Pierre Bottero empreinte de poésie, qui réussit à nous faire sourire bien qu'on suive les aventures de notre entêtée préférée.
Les événements qui ponctue ce livre ne présentent pas de tournants décisifs bien entendu, mais ils n'en restent pas moins très agréables à lire, d'autant plus que la vie d'Ellana est tout sauf un long fleuve tranquille.

Livre pour enfants / jeunes adultes, on y suit la transformation d'une petite fille effrayée en adolescente rebelle au grand cœur. Bien qu'agissant en « adolescente », le caractère d'Ellana ne rend jamais son histoire par trop agaçante. Car si la modestie ne fait pas partie de ses qualités, elle est très fair-play quand son amour propre en prend un coup ou que son maître lui enseigne les choses plus durement que prévu. C'est clairement à destination des enfants, mais en tant que parents, ça se lit très bien.
D'ailleurs, comme d'habitude, le vocabulaire du récit est toujours très instructif et permet à nos enfants de réfléchir à la signification des mots.

Côté personnage, on (re)découvre donc Ellana principalement, mais pour autant tous les personnages qui partagent un morceau de vie à ses côtés sont très bien construits et décrits. On a beau savoir que la plupart resteront secondaires, la psychologie des personnages est fouillée et, pour autant que le permette un livre pour jeunes, les personnages sont tous nuancés quant aux raisons de leurs actions. Si évidemment l'archétype de la recherche de pouvoir existe, tous n'en sont pas affublés et les ambivalences existent.

Une mention particulière par ailleurs pour le côté poétique de la Voie des marchombres. Car si les personnages sont bien décrits, l'ensemble du livre respire de cette recherche de liberté que sous-tend la Voie et qui infuse tout au long de sa découverte par Ellana.

Plus qu'à lire la suite pour découvrir comment tout cela s'imbrique pour arriver à notre Ellana qu'on connaît.

Note

Un 19/20 pour ce livre.
Un livre qui dévoile, doucement, le passé d'Ellana et de comment elle arrive à se qu'elle est devenue. On y croise les malheurs et bonheurs qui ont su la construire et on en profite bien évidemment pour apprendre plus sur la voie des Marchombre.
C'est toujours très clairement orienté jeunesse mais ça reste très bon, voir addictif quand on aime le personnage en venant des 2 premiers cycles d'Ewilan. Et comble du bonheur : le personnage n'est clairement pas dévoyé. On retrouve bien l'Ellana qu'on aime en devenir.

Bref : vite, vite, la suite !

Série : Chroniques d'Ewilan - Univers de Gwendalavir

La Quête d'Ewilan

  1. D'un Monde à l'autre (avis)
  2. Les Frontières de glace (avis)
  3. L'Île du destin (avis)

Les Mondes d'Ewilan

  1. La Forêt des captifs (avis)
  2. L'Œil d'Otolep (avis)
  3. Les Tentacules du mal (avis)

Le Pacte des Marchombres

  1. Ellana (avis)
  2. Ellana : l'envol (non lu)
  3. Ellana : la prophétie (non lu)

L'Autre

  1. Le Souffle de la hyène (non lu)
  2. Le Maître des tempêtes (non lu)
  3. La Huitième porte (non lu)

Romans indépendants

  • Les Âmes croisées (non lu)
  • Le Chant du troll (non lu)
  • Isayama (non lu)
  • Les Aigles de Vishan Lour (non lu)

Servir froid - Terre de sang, tome 1 / Joe Abercrombie

Couverture livre - Terre de sang, tome 1 : Servir froid de Joe Abercrombie

Récit

C'est le printemps en Styrie. Et avec le printemps, vient la guerre…

Et la guerre peut-être un enfer, mais pour Monza Murcatto, Serpent de Talins, mercenaire célèbre et redoutée que ses victoires ont rendue très populaire, c'est aussi une bonne manière de se faire de l'argent. Toutefois cette notoriété n’est pas du goût de tous ses employeurs, notamment du Grand-Duc Orso qui entend balayer tous les obstacles dans sa lutte pour accéder au trône.
Pour prix de ses services, Monza se voit trahie, jetée du haut d'une montagne et laissée pour morte… ou presque. Bien que son corps soit brisé, son esprit réclame vengeance. Quoi qu’il lui en coûte, sept hommes devront mourir !

Elle aura à ses côtés des alliés hors du commun : un ivrogne charismatique, un empoisonneur fourbe, un meurtrier obsédé par les nombres et un barbare désabusé.
Leurs ennemis : plus de la moitié du peuple. Avec, à sa tête, les sept hommes qu’elle s’est jurée de tuer.

C'est le printemps en Styrie. Et avec le printemps, vient la vengeance…

Impression

On se retrouve dans le même univers que Premier sang et ses suites - tomes déjà chroniqués dans ce blog - mais de l'autre côté de la frontière, en Styrie. Styrie qui est un beau pays, où manifestement intriguer et guerroyer sont des passe-temps on ne peut plus répandu.

On va suivre la quête de vengeance de Monza Murcatto, mercenaire aux méthodes efficaces et à l'aura un poil trop importante pour son employeur qui va décider de s'en séparer. Bref une rupture de contrat unilatérale, sauf qu'ici, le travail est bâclé et que Monza va y survivre et va engager un recours aux Prud'hommes... Enfin dans le présent cas, plutôt chercher à se faire justice soi-même.
Le personnage est truculent à souhait et on ne saurait trancher entre l'envie de la voir crever devant tant d'égoïsme et l'impression saisissante de bravoure et de persévérance dans la souffrance qu'elle est capable de fournir.

Côté intrigue, on a une grosse rupture avec La Première loi puisque ici, point de politique alambiquée. On suit Monza qui cherche vengeance vis-à-vis d'un politique qui a cherché à éliminer une tête montante de part sa notoriété.
À cette image le roman est clair, net et précis. Cela dit, n'allez pas penser qu'on s'y ennuie une seconde. Car si la direction est évidente, les rebondissements sont présents dans la quête pour arriver à tuer les 7 responsables de sa déchéance. Que ces derniers soient dus au fait de réussir à tuer chacune de ces personnes ou qu'il s'agisse de gérer son « équipe ».
En effet, un des points intéressants du roman, ce sont les interactions de Monza avec son équipe « recrutée » pour sa vengeance. Ces derniers sont loin d'être les profils les plus nets, même aux standards de la Styrie, et les dialogues entre eux sont très bons. Et comme d'habitude, l'auteur développe bien la psychologie de chacun.

Côté écriture, j'aime la plume de Joe Abercrombie. C'est acéré à souhait et le rythme du livre ne fait que conforter ce style d'écriture.

À noter, pour finir, que même si ce tome s'inscrit pleinement dans l'univers de la Première loi, et que bon nombre de références traînent dans ce livre, cela n'a rien de bloquant pour celui qui n'aurait pas lu la première trilogie. C'est surtout même un tome beaucoup plus simple d'accès pour tester si on va aimer ou non l'univers et le style de Joe.

Note

19/20 pour ce livre qui troque la politique alambiquée de la La Première loi pour une histoire plus directe. Néanmoins la qualité des personnages, leurs interactions et les divers retournements de situation mis en place par le scénario en font un très bon livre qui garde le⋅la lecteur⋅trice accroché⋅e aux pages. C'est différent de la précédente trilogie, mais le roman s'accorde pourtant pleinement avec l'univers décrit dans les tomes précédents.
Bref une réussite.

Série : Univers de la Première loi

Première loi

  1. Premier sang (avis)
  2. Déraison et sentiments (avis)
  3. Dernière querelle (avis)

Terre de sang

  • Servir froid (avis)
  • Les héros (non lu)
  • Pays rouge (non lu)
  • Double tranchant (non lu)

L'Âge de la folie

  1. Un Soupçon de haine (non lu)
  2. Le Problème avec la paix (non lu)
  3. La Sagesse des foules (non lu)

La Mort immortelle - La Trilogie des trois corps, tome 3 / Liu Cixin

Couverture livre - critique littéraire - La Mort immortelle, tome 3 de la Trilogie des trois corps de Liu Cixin

Récit

Un demi-siècle après l’Ultime Bataille, l’équilibre précaire dû à la dissuasion de la forêt sombre continue de maintenir les envahisseurs trisolariens à distance.

La Terre jouit d’une prospérité sans précédent due au transfert des connaissances et des technologies trisolariennes.
La science humaine connaît des progrès pour ainsi dire quotidiens, les Trisolariens découvrent avec fascination la culture humaine et l’espoir grandit que les deux civilisations puissent bientôt coexister pacifiquement sans la terrible menace d’une annihilation réciproque.

Mais lorsqu’une ingénieure en aéronautique originaire du début du XXIe siècle sort de son hibernation, elle réveille avec elle le souvenir d’un programme qui menace cet équilibre.

Bientôt, l’humanité aura à faire un choix : partir à la conquête d’autres univers ou mourir dans son berceau.

Impression

À la fin du second tome, le statu-quo est de rigueur. La forêt sombre fait son office et humains et trisolariens semblent coexistés. Mais voilà, il n'y aurait pas de troisième tome si on en restait là. D'ailleurs, le troisième tome, bien que très bon par ailleurs, n'est clairement pas une nécessité au récit.

Que se passe-t-il donc ici ? Et bien, pour une raison qu'il vous faudra lire, la menace de la forêt sombre fait chou blanc et l'humanité se retrouve dans la panade. Comme précédemment, nous allons suivre l'évolution de la société humaine face à ces nouvelles conditions et la clef qui est de chercher à survivre coûte que coûte.
C'est un récit assez brillant sur l'évolution humaine, même si le traitement des événements ressemble pour moi à de grands deus ex machina. Heureusement que l'histoire est prenante car l'auteur joue quand même avec de nombreuses facilités sur le sujet.

Le personnage principal de ce tome, Cheng Xin, sera notre fil rouge sur cette histoire qui s'étend sur une durée gargantuesque. Néanmoins, si suivre sa vie permet d'être au premier plan de l'ensemble des événements importants, on ne pourra m'ôter de la tête que cette dernière reste quand même ultra passive face aux événements, telles une biche hypnotisée par les phares du 35 tonnes qui se rue sur elle. Cela ne fait qu'ajouter à ce côté inexorable de l'histoire et deus ex machina.

Heureusement la grandeur et les rebondissements mis en place par l'auteur permettent de faire en sorte que ça ne soit qu'un à côté, et suivre (même passivement) le déroulé de l'histoire est passionnant de part la profondeur du récit.
L'auteur continue par ailleurs à respecter pleinement les règles mises en place au cours des 2 derniers tomes, tout en nous ouvrant sur une nouvelle dimension dans ce tome. Le tout reste très cohérent et l'auteur arrive à faire assimiler ces éléments sans trop de soucis (s'entend qu'après avoir lu les 2 premiers tomes, on s'attend à ce que le⋅la lecteur⋅trice ait acquis un minimum de choses sur les lois de cet univers). De la bonne hard-science qui se laisse lire donc.

Le final m'a semblé un poil trop naïf et trop « facile » mais clôture complétement le cycle.

Note

Un 15/20 pour ce livre.
Ce troisième tome, dans la droite lignée des 2 premiers, fournit une très bonne histoire bien qu'emprunte de facilités scénaristiques.
Ce tome clôture définitivement ce cycle et est resté fidèle aux règles scientifiques apportées dans cette saga.

Dans l'ensemble une très bonne saga clôturée par un tome un dessous du niveau des 2 autres, mais qui reste très agréable à lire.

Série : La Trilogie des trois corps

  1. Le Problème à trois corps (avis)
  2. La Forêt sombre (avis)
  3. La Mort immortelle (avis)
  • HS 1. Le Problème à trois corps X ou La Rédemption du temps (non lu)

Un Printemps de sang - Le Bâtard de Kosigan, tome 5 / Fabien Cerutti

Couverture - Un Printemps de sang - Le Bâtard de Kosigan, tome 5 de Fabien Cerutti

Récit

1365. Ancien capitaine de mercenaires, assassin et espion, Pierre Cordwain, bâtard de la maison bourguignonne de Kosigan, est un homme redouté et insaisissable.
En pleine guerre de Cent Ans, alors que Français et Anglais se déchirent, il s’introduit dans le comté dont il s’est enfui à la mort de son père. Pour « d’agréables retrouvailles en famille », sans doute…

Au même moment, une délégation française négocie un accord avec le duc de Bourgogne, et Dùnevia Illavaëlle, une aventurière italienne aux pouvoirs de polymorphe, écume le comté d’Albret, alors que pour la première fois depuis des siècles le feu d’un dragon en déchire le ciel.

Quel lien entre tous ces événements ? Qui œuvre à la chute du duc de Bourgogne ainsi qu’à la disparition de la lignée des Kosigan ? Et dans quel but ?

Impression

Ça y'est, c'est fini... Oui, non, je ne pars pas totalement en vrille (encore que). Mais ce tome ouvre un nouveau cycle. Cela dit, nouveau cycle oui, mais qui semble être auto-suffisant.

Précédemment, on a pu découvrir Pierre Cordwain de Kosigan, chef d'une compagnie de mercenaire. Mais il en a aujourd'hui terminé avec ça. La Compagnie revendue, il a pour objectif de revenir au pays, dans le comté de Kosigan. On va ainsi pouvoir découvrir le côté bâtard du Bâtard (une jolie rencontre de famille quoi).
Ce tome va permettre une plongée à la fois dans l'enfance du Bâtard, et de comment il en a été rendu à être à la tête d'une Compagnie de mercenaire, et accessoirement chassé de son comté natal.

Pourquoi ? Dans quel but risquerait-il sa vie ? Je vous laisse le découvrir dans la lecture de ce tome, mais comme d'habitude avec le Bâtard, il y a les intentions, les plans... et ce qui arrive.

Histoire et personnages

La trame du livre se découpe en 2 parties entremêlées, mais cette fois on reste dans le passé. On y suit le Bâtard lui-même, mais aussi son ex-seconde Dùnevia Illavaëlle qui traîne aussi dans les parages (enfin dans le comté d'à côté). Pourquoi ? Dans quel but ? Rohhh, mais lisez donc que diable !

Dans ce tome, on plongera dans le passé (trouble, est-il besoin de le préciser ?) de Pierre. Son adolescence, ses décisions, leurs conséquences...
Une partie très intéressante en termes de background et qui fait clairement le lien avec
le premier cycle, permettant ainsi de savoir comment il en arrive à être le capitaine de la Compagnie et pourquoi donc il est persona non grata dans son comté de naissance.

La seconde partie traite elle du Bâtard, lorsqu'il retourne à son comté d'enfance. La façon dont il risque d'être accueilli (sûr qu'on va lui ouvrir les bras... mais pas forcément que ça) et, s'agissant de puissants de l'époque, dans quel guêpier il va mettre les pieds.

En effet, le premier cycle mettait déjà tout cela en place : le Royaume de France est quand même tiraillé entre les Anglais, les Germaniques et les Bourguignons. Et il va sans dire que notre bon Roy n'est pas de celui qui aime en rester au statu quo, surtout pendant la guerre de Cent Ans.

On reste toujours sur la thématique du « avant il y avait de la magie, mais plus maintenant » et de la découverte de ce qui a bien pu se passer pour qu'elle en arrive à disparaître d'une part et de comment cela se fait-il qu'il ne reste aucune trace de son existence dans le passé (hormis les manuscrits du sieur de Kosigan).

Au passage, joli casting dans ce tome qui fait revenir en force les contes et légendes du passé.

Côté histoire, cette dernière est très prenante.
La découverte du passé du Bâtard est intéressante pour ceux qui ont déjà lu le premier cycle, tout en permettant de situer le personnage pour ceux (honte à eux !) qui ne l'aurait pas encore fait.
D'ailleurs, concernant ce point, la lecture du premier cycle n'est pas indispensable pour se lancer, même si clairement ça apporte beaucoup de choses (rien que pour intégrer réellement la portée du noir sang par exemple). Un bon équilibre donc entre ne pas radoter pour les lecteurs de la première heure et ne pas perdre ceusses qui n'avaient pas encore goûter à la gouaille du Bâtard.

Le présent du Bâtard amène bien les choses : embrouilles, combines et trahisons. Tout est là pour créer de l'aventure et des rebondissements qui rendent haletant de suivre le retour du fils pas spécifiquement prodigue.
Ça bouge bien, on se fait surprendre, c'est du bon Fabien Cerutti.
Le croisement des 2 époques permettent d'introduire facilement les nouveaux personnages, tout en profitant pleinement de continuer l'histoire avec nos anciens protagonistes.

Plume

Côté plume, as usual, l'auteur l'aiguise pour nous conter l'histoire du comté. Les bases historiques du récit que vient mâtiner le côté magie et pouvoir des contes et légendes, rendues toujours aussi plausible. Le fil rouge qui fait le petit plus de cette série en somme.

On conserve par ailleurs toujours la gouaille et le ton acide des récits du Bâtard auquel vient se mêler celui de Dùnevia qui continue de gagner en importance au fil des tomes.

Note

Un 18/20 pour ce livre. Un très bon début de second cycle qui nous laisse plein de promesses pour la suite.
On retrouve notre Bâtard dans des aventures rocambolesques, et on est très heureux⋅ses de le retrouver !
Bref : vite vite la suite !

Série : Le Bâtard de Kosigan

Romans

  1. L'Ombre du pouvoir (chroniqué)
  2. Le Fou prend le roi (chroniqué)
  3. Le Marteau des sorcières (chroniqué)
  4. Le Testament d'involution (chroniqué)
  5. Un Printemps de sang (chroniqué)

Nouvelles

  • Les Secrets du Premier Coffre (non lu) contient :
    1. Légende du Premier monde
    2. Ineffabilis Amor
    3. Le Crépuscule et l’Aube
    4. Fille-de-joute
    5. Le Livre des merveilles du monde
    6. Les Jeux de la cour et du hasard

La Forêt sombre - La Trilogie des trois corps, tome 2 / Liu Cixin

Couverture livre - critique littéraire - La Forêt sombre, tome 2 de la Trilogie des trois corps de Liu Cixin

Récit

L'humanité le sait désormais : dans un peu plus de quatre siècles, la flotte trisolarienne envahira le système solaire. La Terre doit impérativement préparer la parade, mais tout progrès dans les sciences fondamentales est entravé par les intellectrons.

Grâce à eux, les Trisolariens peuvent aussi espionner toutes les conversations et tous les ordinateurs, en revanche ils sont incapables de lire dans l'âme humaine. Parallèlement aux programmes de défense classiques visant à lever des armées spatiales nationales, le Conseil de défense planétaire imagine donc un nouveau projet : le programme Colmateur.
Quatre individus seront chargés d'élaborer chacun de leur côté des stratégies pour contrer l'invasion ennemie, sans en révéler la nature. Ils auront à leur disposition un budget presque illimité et pourront agir comme bon leur semble, sans avoir besoin de se justifier. Livrés à eux-mêmes, ils devront penser seuls, et brouiller les pistes.

Trois des hommes désignés sont des personnalités politiques de premier plan et des scientifiques éminents, mais le quatrième est un parfait anonyme. Astronome et professeur de sociologie sans envergure, le Chinois Luo Ji ignore totalement la raison pour laquelle on lui confie cette mission. Tout ce qu'il sait, c'est qu'il est désormais l'un des Colmateurs, et que les Trisolariens veulent sa mort.

Impression

Suite au premier tome, on le sait : l'invasion de la Terre par les Trisolariens est en cours, et va mener à l'éradication - à moyen terme - de l'espèce humaine. Reste 400 ans avec l'arrivée de ces joyeux lurons, plus une génération à vivre donc. Ambiance.
Ajoutons que les Trisolariens ont bloqué tout développement de la physique fondamental (acquisition de nouveaux concepts théoriques) à l'espèce humaine, et vous pouvez vous imaginez l'état d'esprit de l'Humanité au début de ce tome.

Dans ce dernier, nous suivrons l'évolution sur environ 200 ans de cette humanité, tant dans le domaine scientifique et militaire, que dans le domaine sociétal. Car outre les efforts que va devoir déployer l'Humanité pour se défendre, tout l'aspect sociologique de « Comment réagir face à une menace d'extinction, mais qui arrive que dans 400-500 ans ? ».
Un récit brillamment mené, retraçant, parfois un peu vite, parfois de manière trop appuyée, ces différentes phases de prise de conscience, de peur et d'espoir qui découlent de tout cela, ainsi évidemment que la course effrénée à l'armement.

À côté de cela, on suit principalement l'histoire des 4 Colmateurs, personnages désignés pour essayer de mettre à mal le plan des Trisolariens dans le cas où le développement technique humain ne suffirait pas en utilisant leur principal point faible : leur méconnaissance de l'esprit humain et leur incapacité à fourvoyer un adversaire.
Les personnages associés sont plus ou moins intéressants en tant que tels, mais décrivent des stratégies et tactiques intéressantes, non seulement pour la trame de l'histoire, mais aussi dans l'exploration de la sociologie humaine ou du « jusqu'où peut-on aller et est-ce que la fin justifie tous les moyens ».
On suit aussi l'histoire de Zhang Baihai, mon préféré, sans doute parce que la clef qui gouverne ses actions est fourni dès le début de sa rencontre, mais sans indice complémentaire. Ce n'est qu'en agrégeant les éléments que la chose éclate au moment opportun.

Côté déroulement de l'histoire, l'auteur prend (souvent) un poil trop son temps. Ça peut donner un côté poétique à la narration, en contre-point avec le sous-jacent hard-science, mais ça fait surtout que ça tire un poil en longueur, un peu à la Peter F. Hamilton, surtout que les actions de la partie adverse sont toujours connues avec une bonne marge de temps de réaction, ce qui retire la montée rapide en tension dans une très grande partie du livre.

Côté sciences, le sous-jacent hard-science est clairement respecté. L'ensemble des évolutions et manœuvres décrites se basant sur l'application des lois scientifiques ou sur ce qui est indiqué comme tel pour les parties dépassant notre science actuelle.
Néanmoins, y a quand même un gros bémol, pas tant sur la science, mais sur l'utilisation de cette dernière par les militaires humains.

En effet, pour une planète se vouant à la guerre, les manœuvres militaires sont totalement ubuesques. Je veux dire, j'entends le sentiment de supériorité qui est présent à ce stade, mais sous-estimé son ennemi ne veut pas dire exposer l'ensemble de son armada à une défaillance de mode commun. Surtout quand on n'a pratiquement aucune info sur son ennemi alors qu'on sait que lui suit en quasi temps réel ce qui se passe chez vous.
Et surtout si tout le monde ne dépend pas d'un seul et même commandement.

Pour une civilisation supposée bien plus rusée que l'autre, on tombe bien trop facilement dans le panneau. En tant que lecteur⋅trice, j'ai hurlé en entendant les ordres émis...

Par ailleurs le titre de ce tome, La Forêt sombre, fait référence à une théorie qui fait froid dans le dos... et qui reste plausible au regard de nos connaissances actuelles. Cette théorie, bien que très amorale et qui peut clairement être discutée, n'en est que plus effrayante.

Note

Un 18/20 pour ce livre.
Suite d'un coup de cœur, ce livre, toujours très hard-science, continue très bien la lancée du premier tome.
Les théories exposées et les évolutions sociétales et technologiques décrites sont très intéressantes. L'histoire traîne un peu en longueur, mais n'empêche pas d'apprécier pleinement ce livre qui, si on n'est pas allergique à la hard-science, vaut vraiment le coup.

On se revoie pour la suite ?

Série : La Trilogie des trois corps

  1. Le Problème à trois corps (avis)
  2. La Forêt sombre (avis)
  3. La Mort immortelle (avis)
  • HS 1. Le Problème à trois corps X ou La Rédemption du temps (non lu)

Les Tentatules du mal - Les Mondes d'Ewilan, tome 3 / Pierre Bottero

Couverture livre - critique littéraire - Les Tentacules du mal, tome 3 des Mondes d'Ewilan de Pierre Bottero

Récit

Avec ses amis, Ewilan poursuit son périple vers Valingaï afin de rendre Illian à sa famille, retrouver ses parents et contrer la méduse qui envahit l’Imagination.

Parvenus à Hurindaï, cité-état qui subit les assauts de l’armée de Valingaï et la magie des prêtres d’Ahmour, ils manquent y être tués.
Ils reprennent leur voyage jusqu’à Valingaï, la mystérieuse cité où ils sont emprisonnés.

Sur le sable de l’arène, les destins d’Ewilan, de ses compagnons et de la Sentinelle félonne Eléa Ril’ Morienval sont-ils scellés ?

Avant-propos

Suite de la lecture de cette saga à mes enfants, cette chronique se fait donc dans l'optique d'une lecture à des enfants et non pas une lecture adulte.

Impression

À la fin du second tome, on apprend qu'Ewilan est la dernière à être en aptitude de dessiner, et on sent bien qu'arrivera rapidement le duel entre la façon de dessiner de Gwendalavir et celle de ce continent. Est-ce la force brutale et implacable ou la délicatesse, la souplesse et la beauté qui saura s'imposer ?
Cruel dilemme pour mes enfants.

Ce tome conclue ce second arc en résolvant les différents éléments encore en place.
Le dénouement final avec Eléa, ainsi que les différents éléments expliquant son aversion particulière pour Ewilan.
La fin pour nos différents héros, ainsi que leur devenir (plus ou moins sombre).
Et bien évidemment le triomphe du Bien sur le Mal, ça va sans dire, on n'est pas dans le Dark Fantasy, aucun mystère là-dessus.

La plume de Pierre Bottero est toujours aussi belle, et le final dans l'arène amène à des dépassements de soi de la part de nombre de protagonistes, qui s'ils convenus dans le cadre d'un final de série, offrent de beaux effets et des situations qui restent dans la mémoire.

Un tome qui reste dans le convenu d'une fin de cycle High Fantasy pour enfants, mais qui le fait d'une très belle manière, et surtout accordant sa place à chacun des protagonistes, y compris Artis - ce qui n'était pas joué d'avance au regard de ses compétences.
Chacun aura sa fin, plus ou moins spectaculaire, mais une fin dans tous les cas.

Un petit point sans réelle importance dans le récit, mais qui m'a bien marqué⋅e, c'est la découverte des Fils du vent en une complémentarité avec la voie des Marchombres telle que décrite par Ellana et qui fait régner un vent de liberté et d'insouciance malgré les enjeux.

Note

Un 18/20 pour ce livre.
Une jolie fin, convenue mais convaincante, dans l'esprit de la High-Fantasy pour enfants. Cette fin clos le cycle et la majorité des questions soulevées depuis le premier tome de la saga.

Il va sans dire que j'ai été convaincu⋅e par ce cycle et qu'il me tarde de découvrir le Pacte des Marchombres qui devrait nous faire découvrir la vie d'Ellana et des Marchombres.

Série : Chroniques d'Ewilan - Univers de Gwendalavir

La Quête d'Ewilan

  1. D'un Monde à l'autre (avis)
  2. Les Frontières de glace (avis)
  3. L'Île du destin (avis)

Les Mondes d'Ewilan

  1. La Forêt des captifs (avis)
  2. L'Œil d'Otolep (avis)
  3. Les Tentacules du mal (avis)

Le Pacte des Marchombres

  1. Ellana (avis)
  2. Ellana : l'envol (non lu)
  3. Ellana : la prophétie (non lu)

L'Autre

  1. Le Souffle de la hyène (non lu)
  2. Le Maître des tempêtes (non lu)
  3. La Huitième porte (non lu)

Romans indépendants

  • Les Âmes croisées (non lu)
  • Le Chant du troll (non lu)
  • Isayama (non lu)
  • Les Aigles de Vishan Lour (non lu)

L'Œil d'Otolep - Les Mondes d'Ewilan, tome 2 / Pierre Bottero

Couverture livre - critique littéraire - L'Œil d'Otolep, tome 2 des Mondes d'Ewilan de Pierre Bottero

Récit

À Gwendalavir, Ewilan se prépare à partir pour Valingaï afin de rendre Illian à sa famille et retrouver les siens.
Avec Liven, apprenti dessinateur, elle découvre qu’une méduse aux tentacules mortels tente de bloquer l’accès à l’Imagination. Elle se joint néanmoins à l’expédition, soutenue par Salim et Ellana. Mais peu à peu, un mal sourd infecte son organisme.

Après avoir repoussé des attaques, la troupe parvient aux confins de l’Empire devant l’Œil d’Otolep. Ce lac mythique délivrera-t-il Ewilan du mal sourd qui l'affecte ?

Avant-propos

Suite de la lecture de cette saga à mes enfants, cette chronique se fait donc dans l'optique d'une lecture à des enfants et non pas une lecture adulte.

Impression

Un tome marqué par l'Amour. Dans tous les sens du termes.
On suit (ou subit, au choix) le développement des amours d'Ewilan d'une part. Qu'ils soient maternel ou romantique, ce tome permet à notre héroïne de faire le plein d'amours.
De même on peut voir comment évolue l'amour entre Edwin et Ellana, ou comment l'amour peut-il s'épanouir entre culture du devoir et liberté avant tout ?
Enfin mon amour de Chiam Vite ramène l'élue de son cœur et tout ce qui va avec les croyances faëls.

On y fait aussi connaissance avec des amours plus dévorants, plus poignants, qui mènent à faire (ou laisser faire) les pires choses. Il est évident que ces amours là ne sauraient présager du bon pour nos héros.

Ce tome permet aussi de faire monter la tension avec la méduse. Découvrir ce nouvel ennemi, et comment le relier aux exactions de la sempiternelle Eléa. Car même si elle n'est plus là, on ne peut préjuger qu'elle n'a pas laissé un ou deux cadeaux empoisonnés à notre Ewilan.

Petit moins, on sent clairement ici qu'Ewilan est forcée pour faire face à son destin. C'est à la fois logique dans le cadre d'un roman pour enfant, où la destinée convie le héros à combattre et gagner contre le tyran, mais cette fois-ci, c'est peut être un peu de trop. Pas de grande subtilité, on sait ce qu'il convient à Ewilan de faire.
En effet, la question porte ici plus sur le comment Ewilan va pouvoir le faire. Et le fait de ressentir le Destin pousser Ewilan dans la certitude de le découvrir en chemin est à mon sens trop facile et source de moins de tension sur ce qui va lui arriver. Bref, ça reste un livre pour enfants. D'ailleurs mes enfants n'ont ressentis aucune gêne à ce titre. La tension était là à chaque fin de chapitre.

Le personnage de Chiam Vite est toujours truculent. On a le plaisir de voir évoluer Ellana, et un peu moins de plaisir dans les réactions d'Ewilan à ce qui lui arrive, mais bon, ça n'en est pas pénible pour autant.

Dans la continuité du tome précédent, ce tome montre les enjeux de l'expédition de nos héros, ainsi que met en évidence la force des ennemis qui se dévoilent tout doucement dans ce tome.

Note

Un 16/20 pour ce livre.
Un livre de continuité. Bon, mais en-deçà du premier. Les éléments se mettent en place. On attend de voir comment tout cela va tourner.

C'est toujours très clairement orienté jeunesse mais ça reste.

Série : Chroniques d'Ewilan - Univers de Gwendalavir

La Quête d'Ewilan

  1. D'un Monde à l'autre (avis)
  2. Les Frontières de glace (avis)
  3. L'Île du destin (avis)

Les Mondes d'Ewilan

  1. La Forêt des captifs (avis)
  2. L'Œil d'Otolep (avis)
  3. Les Tentacules du mal (avis)

Le Pacte des Marchombres

  1. Ellana (avis)
  2. Ellana : l'envol (non lu)
  3. Ellana : la prophétie (non lu)

L'Autre

  1. Le Souffle de la hyène (non lu)
  2. Le Maître des tempêtes (non lu)
  3. La Huitième porte (non lu)

Romans indépendants

  • Les Âmes croisées (non lu)
  • Le Chant du troll (non lu)
  • Isayama (non lu)
  • Les Aigles de Vishan Lour (non lu)

Préservons les jeux vidéos ! - Initiative Citoyenne Européenne

Préservons les jeux vidéos !

Mais de quoi je cause ?

La plupart des jeux vidéo fonctionnent indéfiniment, mais de plus en plus sont conçus pour cesser de fonctionner aussitôt que leurs éditeurs mettent fin au support de serveurs centraux, sans proposer de mode hors-ligne.
Sans mode « hors-ligne », impossible de lancer le jeu sans connexion internet ni serveur de l'éditeur. Sans serveur de l'éditeur, plus de jeux.

Cette connexion, dès lors que l'éditeur cesse de vouloir supporter le jeu, devient inutile et ne plus autoriser cette connexion inutile (en maintenant le serveur dédié) équivaut à rendre caduque la propriété d'un jeu acheté, et correspond donc à un vol des clients.

Cela détruit par ailleurs l'héritage culturel que représente ces jeux, en tant qu'œuvres d'art, en ne les rendant plus accessible.

Qu'y faire ?

Si vous voulez luttez contre cette pratique, et faire en sorte que les jeux restent, d'une manière ou d'une autre, fonctionnels même après que l'éditeur ne souhaite plus les supporter, alors vous pouvez signer la pétition faite dans le cadre d'une Initiaive Citoyenne Européenne (ICE).

C'est quoi une ICE ?

L'initiative citoyenne européenne (ICE) est un droit d'initiative politique.
Dans le cas où est récolté :

  • au moins 1 million de signatures de citoyens de l'Union européenne ;
  • venant d'au moins sept pays membres dont le nombre de signatures dépasse un seuil proportionnel au nombre de députés européens du pays;

alors la Commission européenne se penche sur le sujet. Elle peut être amenée (sans obligation toutefois) à rédiger de nouvelles propositions d'actes juridiques dans les domaines relevant de ses attributions.

Alors si vous aussi vous voulez continuer de pouvoir jouer à vos vieux jeux, ou tout simplement souhaitez préserver la Culture que représente une œuvre vidéo-ludique, venez signer.

Et on en est où ?

Actuellement, 7 pays ont déjà dépassés leur seuils (mais pas la France).

Il ne reste donc plus qu'à atteindre le million de signatures. On en est actuellement à 42,4 %... Et on a jusqu'au 31/07/2025 pour y arriver. Alors mobilisez-vous !

La Forêt des captifs - Les Mondes d'Ewilan, tome 1 / Pierre Bottero

Couverture livre - critique littéraire - La Forêt des captifs, tome 1 des Mondes d'Ewilan de Pierre Bottero

Récit

Tandis que ses parents explorent des territoires sauvages de l’autre monde, Ewilan se retrouve prisonnière sur Terre d’une sinistre institution.
Au cœur de ce laboratoire clandestin, la Sentinelle félonne Eléa Ril’ Morienval fomente son retour en Gwendalavir qu’elle cherche plus que jamais à conquérir.

Réduite à l’impuissance par de terribles expériences, Ewilan ne peut compter que sur le courage de Salim pour s’échapper.

Avant-propos

Suite de la lecture de cette saga à mes enfants, cette chronique se fait donc dans l'optique d'une lecture à des enfants et non pas une lecture adulte.

Impression

Enfin le calme… Enfin pour certains plus que pour d'autres.
Les Ts’liches et Eléa Ril' Morienval ont été battues. Ewilan étudie à l'académie d'Al Jeit. Salim étudie sous la houlette exclusive d'Elanna. Les autres protagonistes ont retrouvé leurs occupations habituelles (certes pour Edwin, ça doit correspondre à sauver Gwendalavir, mais bon, on a les hobbies qu'on a, c'est pas bien de juger).
On se sent revenir dans le quotidien de jeunes gens étudiant et cherchant à apprendre.
On a grandi aussi. Manifestement le poids des épreuves passées a fait son œuvre sur la psychologie de chacun.

Cette fois-ci on rentre dans un livre traitant une thématique plus noire. Expérimentations subies, enlèvements et torture. C'est plus noir, mais ça n'a pas choqué mes enfants. De fait, si les thématiques sont abordées, les traits les plus durs sont passés sous silence et laisse au soin du lecteur de remplir les trous s'il en ressent le besoin.
Ça reste aussi un livre pour enfants : la crédibilité est soumise au consentement « goonies », c'est à dire que d'attaquer à deux une forteresse n'est pas un critère de non-faisabilité. Et les alliés arrivent à point nommé. On reste donc dans un récit pour enfants.

Ce livre se veut globalement plus psychologique. La psyché des héros est plus accessible et on peut y voir évoluer les conséquences des épreuves, passées et présentes, auxquelles nos héros ont été confrontés.
Une mention spéciale pour le personnage de Maximilien qui arrive à instaurer, avec ses terres, une aura de patience apaisante presque palpable à la lecture. Un moment fort agréable.

Difficile de raconter des éléments sur ce livre sans divulgâcher l'histoire. Cette dernière se passant principalement sur notre monde, pas de grande découverte en devenir, mais une histoire qui reste agréable à suivre, malgré les évidentes facilités scénaristiques.

Ce livre marque clairement une transition entre le précédent arc narratif et un nouveau. On grandit, mais on sent aussi poindre le danger, ce qui ne présage que du bon pour la suite.

Note

Un 18/20 pour ce livre.
Un livre qui se positionne en ouverture d'arc narratif, tout en faisant évoluer les personnages.
C'est toujours très clairement orienté jeunesse mais ça reste très bon.

Vite, vite, la suite !

Série : Chroniques d'Ewilan - Univers de Gwendalavir

La Quête d'Ewilan

  1. D'un Monde à l'autre (avis)
  2. Les Frontières de glace (avis)
  3. L'Île du destin (avis)

Les Mondes d'Ewilan

  1. La Forêt des captifs (avis)
  2. L'Œil d'Otolep (avis)
  3. Les Tentacules du mal (avis)

Le Pacte des Marchombres

  1. Ellana (avis)
  2. Ellana : l'envol (non lu)
  3. Ellana : la prophétie (non lu)

L'Autre

  1. Le Souffle de la hyène (non lu)
  2. Le Maître des tempêtes (non lu)
  3. La Huitième porte (non lu)

Romans indépendants

  • Les Âmes croisées (non lu)
  • Le Chant du troll (non lu)
  • Isayama (non lu)
  • Les Aigles de Vishan Lour (non lu)

Le Problème à trois corps - La Trilogie des trois corps, tome 1 / Liu Cixin

Couverture livre - critique littéraire - Le Problème à trois corps, tome 1 de la Trilogie des trois corps de Cixin Liu

Récit

Nota : la quatrième de couverture a été retravaillée afin de limiter le divulgâchage qu'elle pourrait occasionner. Je ne peux que vous conseiller de sauter celle du livre.

En pleine Révolution culturelle, le pouvoir chinois construit la base militaire secrète de Côte Rouge, destinée à développer une arme de grand calibre. Ye Wenjie, une jeune astrophysicienne en cours de « rééducation », intègre l’équipe de recherche. Dans ce lieu isolé, elle découvrira peu à peu la véritable mission de Côte Rouge…

Trente-huit ans plus tard, alors qu’une étrange vague de suicides frappe la communauté scientifique internationale, l’éminent chercheur en nanotechnologies Wang Miao est témoin de phénomènes paranormaux qui bouleversent ses convictions d’homme rationnel. Parmi eux, une inexplicable suite de nombres qui défile sur sa rétine, tel un angoissant compte à rebours…

Impression

C'est un roman de hard-science puisque clairement le sous-jacent de l'histoire reste la mise en application de lois scientifiques. Néanmoins, l'auteur réussit à amener ces éléments progressivement et réussit à ne pas noyer le lecteur qui ne serait pas féru de sciences (enfin c'est l'impression que j'en ai eue).
Mais oui, l'auteur explique (rapidement d'ailleurs, n'en déplaise à celleux qui croient le contraire) des lois scientifiques. Et oui, la trame principale du texte reste de se poser sur l'exploitation de ces lois, leur utilisation par les personnages et les conséquences associées. Une fois prises comme données d'entrée, l'auteur construira son récit dessus.
Bref, si vous avez les sciences en horreur, ça va être difficile, je ne vous le cache pas. Cela étant, le niveau scientifique pour appréhender non pas les théories exposées mais les conséquences de ces théories ne me semble pas non plus particulièrement élevé. L'auteur parle de sciences, il ne demande pas aux lecteurs de savoir en faire.

Ce livre commence en Chine. Et j'annonce, pour moi, la principale difficulté de ce livre : les noms des personnages. N'étant clairement pas familier⋅ère des noms d'origines chinoises, j'ai eu du mal à distinguer les différents personnages les uns des autres grâce à leur patronyme. Après les différents protagonistes étant très bien décrits, on les reconnaît pas leurs actes et façon de penser. Ce n'est donc pas très grave.

Donc, ce livre commence en Chine. Une partie au long de la Révolution culturelle chinoise, période que je ne connais pas vraiment. Ce livre m'a plongé⋅e dans cette période faite de fureur et de passion (c'est le moins qu'on puisse dire) et qui sera le terreau de l'ensemble de l'histoire qui va nous être narrée.
Le livre continue aussi, toujours principalement en Chine, au XXIème siècle. Nous y suivrons d'autres protagonistes qui devront avoir à comprendre et gérer les conséquences de ce qui s'est passé antérieurement. L'auteur s'employant à nous balader ainsi entre les 2 époques pendant le récit, nous amenant au fur et à mesure les éléments pour comprendre de quoi il retourne.

En mode enquête, on suivra ainsi Wang Miao, chercheur en nanomatériaux, qui pour des raisons que vous découvrirez dans le livre, est amené à devoir enquêter sur une vague de suicide collectif parmi les scientifiques. On suivra aussi le destin de Ye Wenjie sur la période Révolution culturelle.
L'histoire est prenante et même si certains pans de l'histoires sont facilement devinables, d'autres ne le sont clairement pas. L'auteur distribue les informations au fil de l'enquête, le lecteur prend ainsi généralement la mesure de l'ensemble en même temps que les protagonistes.

Côté écriture, la plume de l'auteur est agréable. Précise dans les descriptions sans trop s'y attarder, elle amène à un rythme toujours constant les informations et événements au lecteur.
Les théories sous-jacentes à l'ensemble du texte sont intéressantes et leur exploitation suit une logique implacable dès lors.

J'ai vraiment eu un coup de cœur pour ce livre. Le côté Hard-science m'a bien évidemment conquis⋅e, mais l'histoire est bien amenée et l'ensemble amène le lecteur à se poser des questions sur la condition humaine et sa place dans l'univers.

Note

Un 19/20 pour ce livre.
Ce livre de hard-science est un vrai coup de cœur. Une « enquête » avec un sous-jacent scientifique et des conséquences importantes. Une écriture addictive et un cadre sortant du commun. Le prix Hugo n'est clairement pas usurpé. Je ne peux qu'en conseiller la lecture.
On se revoit pour la suite ?

Série : La Trilogie des trois corps

  1. Le Problème à trois corps (avis)
  2. La Forêt sombre (avis)
  3. La Mort immortelle (avis)
  • HS 1. Le Problème à trois corps X ou La Rédemption du temps (non lu)

Un Souvenir de lumière - La Roue du temps, tome 14 (et dernier) / Robert Jordan et Brandon Sanderson

Couverture livre - critique littéraire - Un Souvenir de lumière, tome 14 (et dernier) de la Roue du temps de Robert Jordan et Brandon Sanderson

Récit

La Roue du Temps tourne et les Âges naissent et meurent, laissant dans leur sillage des souvenirs destinés à devenir des légendes.

Au champ de Merrilor, les dirigeants de toutes les nations sont réunis pour soutenir Rand al'Thor ou, au contraire, l'empêcher de briser les sceaux de la prison du Ténébreux. La Chaire d'Amyrlin, Egwene, pense que c'est pure folie. D'autres y voient le dernier espoir de l'humanité.

En Andor, les Trollocs ont conquis Caemlyn.

Dans le rêve des loups, Perrin affronte Tueur.

À Ebou Dar, Mat va rendre visite à Tuon, son épouse seanchanienne devenue l'Impératrice Fortuona.

Alors que tourne la Roue du Temps, la fin d'un Âge approche et l'Ultime Bataille décidera de l'avenir du monde.

La Tristesse de Jack

Je suis la Tristesse de Jack. Pas parce que le tome est mauvais, loin de là ! Mais parce que c'est le dernier !
Une page des lectures de mon adolescence se referme. Je suis triste et ému⋅e à la fois. Mine de rien, cela n'est pas rien de clore un tel compagnon de route.

Bon, séchons ces larmes qui ne sauraient poindre et voyons donc ce que donne ce dernier tome.

Impression

Côté écriture, on reste dans le même ton que les précédents. Ciselée, vive, rapide. Que du très bon donc. Merci Brandon d'avoir su écrire la fin de cette saga avec tant de brio.

Côté histoire, ça se résume facilement : C'est l'Ultime bataille ! Ah, précision qui m'importe : plus de 1 000 pages d'Ultime bataille !

L'ensemble des protagonistes, qu'ils soient d'alignement bon, mauvais ou d'une allégeance plus controversée, verront leur fin traitée dans ce tome. Pas de cliff-hanger. C'est la fin d'un cycle, et si la Roue doit encore tourner à la fin de ce tome, ça serait pour entamer un nouvel Âge.

Les actions des différents protagonistes seront contées au fur et à mesure, leurs actions s'enchaînant en changeant de personnage à chaque fois. Effet certain de montée en tension au fil des pages que d'en laisser un en plan (et de manière générale, pas dans la meilleure des positions) avant d'aller voir ce qu'un autre fabrique dans son coin.
Et clairement, ils font tous quelque chose. Qu'on les aime, qu'on les déteste ou qu'on adore les détester, chacun contribue, selon son allégeance, à faire avancer les choses dans le cadre de l'Ultime bataille.

On aura donc, en vrac :

  • Quelles alliances réussira ou non Rand à réunir ? Entre les Aes Sedai et leurs vassaux, les Seanchaniens, les intrigants des différents royaumes, c'est une bataille en soi, et c'est même la première d'entre elle.
  • La bataille entre généraux d'exception : Mat aura-t-il l'ascendant sur son adversaire ? Saura-t-il contraindre sa femme à aider Rand ou bien l'aidera-t-il à soumettre le Dragon réincarné ?
  • Lan trouvera-t-il la paix dans les bras d'une mort glorieuse au combat ou dans ceux de sa femme ?
  • Quelle décision sera prise quant au futur des derniers sceaux du tombeau du Ténébreux ?
  • Les Aes Sedai prouveront-elles qu'elles se sont bien préparées à l'Ultime bataille plutôt que de s'être uniquement contentée de vouloir organiser le monde à leur envie ?
  • Et les Aiels dans tout ça ? Comment seront-ils détruits et qu'est-ce que cela signifie pour les Matriarches ?
  • Fain sera de la partie (je n'en dis pas plus, mais je le dis :)
  • Qu'en-est-il de la confrontation entre Tueur, les loups et Jeune taureau ?
  • Que vont encore nous concocter les frères d'Elaine, qui n'a pas le monopole de la bêtise au sein de la famille royale d'Andor ?
  • Sian et Bryne finiront-ils par se laisser aller à leurs sentiments ? Ah, ce n'est pas le plus important ? Bon, comment les grands Capitaines vont gérer leurs batailles alors ? C'est plus dans le thème ?
  • La Tour noire sera-t-elle noire du fait de l'obscurité du Ténébreux ou noire du fait d'ombres chinoises parce que le Seigneur du matin l'illumine ?
  • Rand saura-t-il défaire le Ténébreux ?
  • Que va faire Olver ? Parce qu'il n'a pas beaucoup bougé dans le précédent tome.
  • Que vont faire les Réprouvés dans tout cela ? Trahiront-ils (et si oui qui) ? Ariveront-ils à montrer l'ampleur de leur puissance ? Le génie de leurs stratagèmes ?
  • Les ogiers trouveront-ils le temps de participer à cette épopée ? Loial sera-t-il témoin de tout cela pour écrire son livre ?
  • Enfin, que va faire Lanfear / Cyndale ? Parce que question folie, elle en impose à plus d'un homme je dirai.

Dans tous les cas, il s'agit d'un tome écrit avec mæstria. Les protagonistes s'enchaînent. Les techniques militaires et l'usage des différents éléments possibles (magie, canon, etc.) sont très bien amenés et fournissent de vraies batailles où rien n'est gagné d'avance.
Seul le combat de Rand avec le Ténébreux m'a laissé⋅e perplexe. Si la finalité est bonne, sa dynamique l'est beaucoup moins et manque de grandiose par rapport aux moments des autres protagonistes.

Pour finir, j'aime beaucoup la fin de Rand :

Certain⋅e⋅s diront qu'il abandonne lâchement femmes et enfants, et ce n'est pas faux. Personnellement, j'y vois un clin d'œil avec le tout début de la saga. Rand s'extasiant sur les récits de Jain l'explorateur et rêvant de voyager pour découvrir de nouvelles contrées. Et bien son départ, libre de tout fardeau, me fait penser à ça. Comme quoi, il aura réussi à accomplir son rêve.

Note

Un 19/20 pour ce dernier tome.
Une très belle fin, qui boucle l'Histoire et les histoires de chaque protagoniste important. Une fin épique, qui ne termine pas « à l'arrache » cette saga.
Bref, merci pour cette fin qui me laissera de bons souvenirs et qui justifie amplement d'avoir attendu autant de temps avant d'en découvrir les derniers mots.

Série : La Roue du temps

  1. Nouveau printemps (avis)
  2. L'Œil du monde (avis)
  3. La Grande quête (avis)
  4. Le Dragon réincarné (avis)
  5. Un Lever de ténèbres (avis)
  6. Les Feux du ciel (avis)
  7. Le Seigneur du chaos (avis)
  8. Une Couronne d'épées (avis)
  1. Le Chemin des dagues (avis)
  2. Le Cœur de l'hiver (avis)
  3. Le Carrefour du crépuscule (avis)
  4. Le Poignard des rêves (avis)
  5. La Tempête imminente (avis)
  6. Les Tours de minuit (avis)
  7. Un Souvenir de lumière (avis)
  • HS 1. L'Univers de la roue du temps (non lu)

L'Île du destin - La Quête d'Ewilan, tome 3 / Pierre Bottero

Couverture livre - critique littéraire - L'Île du destin, tome 3 de la Quête d'Ewilan de Pierre Bottero

Récit

Grâce à Ewilan, la victoire se dessine pour l'empire.
Mais un traître œuvre dans l'ombre.
Un traître lié à la disparition de ses parents.
Un traître qui l'attend sur l'île du destin...

Avant-propos

Suite de la lecture de cette saga à mes enfants, cette chronique se fait donc dans l'optique d'une lecture à des enfants et non pas une lecture adulte.

Impression

Ça y est. Les Sentinelles sont libérées. Gwendalavir est sauvé. Plus qu'à retrouver les parents d'Ewilan.
On pourrait résumer ainsi l'esprit de ce tome, bien plus léger que les deux précédents.
Il reste évidemment à retrouver les parents, mais y a plus qu'à non ? Les Ts’liches ne sont plus là. Bon reste bien les guerriers du chaos, mais qui les payeraient ?
Ainsi commence ce tome, dans l'allégresse. La suite montrera que retrouver les parents d'Ewilan risque d'être plus compliqué que prévu.

Ce tome reprend l'idée du voyage, accompagnant Ewilan dans la poursuite de son objectif premier. Certains compagnons partent, d'autres restent et d'autres, des nouveaux, arrivent.

Restant dans le registre du récit archétypal de high-fantasy jeunesse, ce tome reste toutefois moins « oppressant » (avec toute la relativité de ce que ça veut dire dans le cadre d'un récit pour enfants).
Et effectivement, les épreuves passent facilement, en tout cas c'est l'impression que j'en ai eu, et seul le dénouement final a fait monter la tension.

Aussi le point fort de ce tome n'est pas tant le récit, que l'approfondissement de ce monde. Approfondissement qui se fait à la fois via la découverte de nouveaux endroits de Gwendalavir, que par la découverte de l'histoire de Gwendalavir et des mythes qui lui sont associées. Découvertes qui donnent encore plus de profondeur à ce monde et renforce le lien avec le nôtre.

Côté plume, on reste sur un niveau vocabulaire élevé pour de jeunes lecteurs. Je ne vous fais pas mon laïus : ça me plait et ça sert. Manier plaisir et utilité, c'est impec.

Les relations entre les personnages principaux continuent de se développer, et l'arrivée de nouveaux protagonistes modifie l'équilibre des relations qui se sont instaurées. Rien que du classique, mais manifestement, ça marche très bien sur le public cible.

Note

Un 17/20 pour ce livre.
Un très bon troisième tome, un peu en deçà du second, mais qui change aussi par rapport à ce dernier. La série se renouvelle bien et ne lasse pas, c'est impeccable.
Toujours très clairement orienté jeunesse, le découvrir auprès de mes enfants est toujours une vraie source de plaisir.

Cette série continue dans sa réussite et l'appel du second arc de la série se fait ressentir.

Série : Chroniques d'Ewilan - Univers de Gwendalavir

La Quête d'Ewilan

  1. D'un Monde à l'autre (avis)
  2. Les Frontières de glace (avis)
  3. L'Île du destin (avis)

Les Mondes d'Ewilan

  1. La Forêt des captifs (avis)
  2. L'Œil d'Otolep (avis)
  3. Les Tentacules du mal (avis)

Le Pacte des Marchombres

  1. Ellana (avis)
  2. Ellana : l'envol (non lu)
  3. Ellana : la prophétie (non lu)

L'Autre

  1. Le Souffle de la hyène (non lu)
  2. Le Maître des tempêtes (non lu)
  3. La Huitième porte (non lu)

Romans indépendants

  • Les Âmes croisées (non lu)
  • Le Chant du troll (non lu)
  • Isayama (non lu)
  • Les Aigles de Vishan Lour (non lu)

Les Frontières de glace - La Quête d'Ewilan, tome 2 / Pierre Bottero

Couverture livre - critique littéraire - Les Frontières de glace, tome 2 de la Quête d'Ewilan de Pierre Bottero

Récit

En Gwendalavir, Ewilan et Salim partent avec leurs compagnons aux abords des Frontières de Glace pour libérer les Sentinelles garantes de la paix. Ils repoussent en chemin les attaques de guerriers cochons, d’ogres et de mercenaires du Chaos, résolus avec les Ts’liches à tuer Ewilan, mais se découvrent un peuple allié : les Faëls. Salim se lit d’amitié avec une marchombre aux pouvoirs fascinants, tandis qu’Ewilan assoit son autorité et affermit son Don. Mais pour prétendre délivrer les Sentinelles, elle devra d’abord percer le secret du Gardien.

Avant-propos

Suite de la lecture de cette saga à mes enfants, cette chronique se fait donc dans l'optique d'une lecture à des enfants et non pas une lecture adulte.

Impression

Comme le premier tome, on reste dans un récit archétypal de high-fantasy jeunesse. De fait, le lecteur adulte trouvera sans doute l'histoire « facile », dans le sens où les obstacles rencontrés sont toujours assez facilement dépassés par la troupe, chacun aillant la bonne aptitude au bon moment à faire valoir.
Cela étant dit, quand j'en parle à mes enfants, c'est plutôt de l'anxiété à chaque épreuve qui ressort et du soulagement à leur résolution. Le public ciblé est donc parfaitement pris dans l'histoire, et cela m'a permis, par ailleurs, de ne pas avoir à rassurer les enfants sur le fait que les « Gentils » gagnent toujours dans les livres jeunesses.
On est donc parfaitement calibré sur le public cible. Par ailleurs, on peut noter que bien que l'histoire m'ait semblé facile, elle n'en reste pas moins intéressante à lire : on voit venir les dénouements à l'avance, mais l'histoire reste agréable à découvrir dans les détails.

Côté plume, on reste sur un niveau vocabulaire élevé pour de jeunes lecteurs. C'est toujours un point qui me satisfait : une lecture qui élève l'esprit tout en étant à portée du jeune lecteur.
Toujours des passages empreints d'humanité qui font aussi le charme de cette lecture « naïve ».

Côté histoire, on continue de découvrir l'univers de Gwendalavir de par la progression de notre équipée qui vont traverser plusieurs régions différentes de l'Empire. Une grosse claque concernant la description de l'Arche puis peu après de la capitale de l'Empire. C'est flamboyant tout en étant relativement concis dans la description.

Les relations entre nos personnages principaux continuent de se développer, et l'équipée récupère d'autres éléments au cours de leur quête. Le tout rassemblant des personnes d'origines sociologiques, raciale ou d'érudition différente, on sent bien, en tant qu'adulte, la volonté de promouvoir le respect des autres dans leur différence... D'autant plus que les différences sont, évidemment, ce qui permettra aux personnages de réussir à résoudre les embûches que le hasard ou les Ts'liches auront mis sur leur chemin.

Note

Un 18/20 pour ce livre.
Un très bon second tome. Toujours très clairement orienté jeunesse, le découvrir auprès de mes enfants est une vraie source de plaisir.
On continue de découvrir un univers intéressant en suivant une quête archétypale du genre de la High-Fantasy... Mais n'est-ce pas ce qu'il faut pour faire découvrir le genre à un lectorat qui n'est pas censé avoir particulièrement de référence dans le domaine ?

La réussite du premier tome se confirme clairement, et la lecture reste toujours agréable pour un adulte qui s'attend à une histoire jeunesse.

Série : Chroniques d'Ewilan - Univers de Gwendalavir

La Quête d'Ewilan

  1. D'un Monde à l'autre (avis)
  2. Les Frontières de glace (avis)
  3. L'Île du destin (avis)

Les Mondes d'Ewilan

  1. La Forêt des captifs (avis)
  2. L'Œil d'Otolep (avis)
  3. Les Tentacules du mal (avis)

Le Pacte des Marchombres

  1. Ellana (avis)
  2. Ellana : l'envol (non lu)
  3. Ellana : la prophétie (non lu)

L'Autre

  1. Le Souffle de la hyène (non lu)
  2. Le Maître des tempêtes (non lu)
  3. La Huitième porte (non lu)

Romans indépendants

  • Les Âmes croisées (non lu)
  • Le Chant du troll (non lu)
  • Isayama (non lu)
  • Les Aigles de Vishan Lour (non lu)

Les Tours de minuit - La Roue du temps, tome 13 / Robert Jordan et Brandon Sanderson

Couverture livre - critique littéraire - Les Tours de minuit, tome 13 de la Roue du temps de Robert Jordan et Brandon Sanderson

Récit

La Roue du temps tourne et les Âges naissent et meurent, laissant dans leur sillage des souvenirs destinés à devenir des légendes.

Alors que des hordes de Trollocs déferlent de la Flétrissure, les premières secousses de l’Ultime bataille ébranlent une partie du monde. Les sceaux de la prison du Ténébreux faiblissant de plus en plus, la Trame elle-même menace de se détisser.

Hanté par les fantômes de son passé, Perrin est dans une impasse. Pour en sortir, il devra dominer le loup qui est en lui. Sinon, il se perdra à jamais dans la folie qui a déjà détruit plus d’un homme aux yeux jaunes.

Avec ses alliés, Mat se prépare au défi le plus risqué de sa vie. Car la tour de Ghenjei l’attend avec ses secrets, ses dangers… et ses surprises.

Le dénouement approche. Il est temps de jeter les dés.

Impression

Côté écriture, on reste dans le même ton que le douzième. Ciselé, vif, rapide. Que du très bon donc.

Côté histoire, si le précédent tome laissait la part belle à Rand et Egwene, dans ce tome, c'est au tour de Mat et Perrin d'être à l'honneur. Enfin à l'honneur, disons qu'ils rattrapent la Trame, vu que chronologiquement, les événements de ce tome se passent en même temps, voir avant, le précédent.
Une fois qu'on a compris ça, ça se déroule bien, mais j'avoue qu'on s'en aperçoit au détour d'une conversation qui ne colle pas avec ce qu'on sait, ça aurait pu être plus marqué pour ne pas perdre le lecteur. Car même si ce n'est pas la première fois que le procédé est employé (le nettoyage du Saidin par Rand et Nynaeve en est un bon exemple), il ne touchait que quelques éléments éparts et en toile de fond.

Mat va clore une grande partie des intrigues qui tournent autour de lui, à savoir :

  • La première évidente concernant Moraine Sedai, où Mat (et ses 2 autres compagnons - d'ailleurs j'ai été étonné⋅e de ne pas voir Olver se la ramener) va devoir affronter son destin dans la tour des Renards et serpents.
  • La seconde concernant les cloches et les canons : arrivera-t-il à faire fabriquer ses fameux canons, et surtout, à quel prix ?
  • Enfin on connaîtra le fin mot de l'histoire concernant Verine Sedai et sa fameuse lettre. Et où on verra que l'orgueil des Aes Sedai reste toujours démesuré et que manifestement, Mat a de la concurrence côté prise de risque et flambage (sic).

Le traitement de ces intrigues se fait de manière naturelle, et il est toujours vraiment sympa de suivre Mat (oui c'est mon chouchou de l'histoire, je n'ai pas d'objectivité).

Côté Perrin, les choses se décantent, le personnage grandit et va enfin faire des choix et s'assumer. Là encore, on va régler ce qui traîne :

  • entre sa femme et lui (et ce n'est pas trop tôt) ;
  • entre les loups et lui (bis repetita) ;
  • entre les Blanc manteaux et lui ;
  • son statut dans la géopolitique du coin. Parce que bon, on a quand même un forgeron à la tête d'une force insurrectionnelle, presque à la tête d'une des armées du Dragon réincarné (quand les matriarches sont dans le coin, il ne faut pas trop se faire d'illusion) et ayant un pays comme vassal, tout en trimballant la mère de la reine du pays dont il dépend officiellement...

Egwene va avoir à traiter les Couteaux laissés par les Seanchaniens après leur retraite. Mais j'avoue que cette partie m'a laissé sur la faim. Egwene est vraiment devenue Aes Sedai jusqu'au bout des ongles, et le traitement de cette menace et de l'histoire associée m'a semblé particulièrement idiot de sa part. Comme quoi, le pouvoir corrompt bien tout.

Rand semble réussir à faire la paix avec lui-même et semble presque prêt pour l'Ultime bataille.

On fera aussi un petit tour côté des pays du Nord, où Lan fait sa chevauchée contrainte, où la Flétrissure déborde et où bien peu semble pouvoir être sauvé.
On aura aussi une vue sur la façon dont le Car'a'carn risque (va ?) détruire les Aiels.

Brandon Sanderson rassemble dans ce tome l'écheveaux d'intrigues encore en suspens et en résout un certain nombre en vue de tout mettre à plat pour le dernier tome, pour l'Ultime bataille donc.
L'ensemble se fait de manière cohérente, sans Deus ex machina, ce qui est très agréable, et de manière plutôt intelligente : on sait tous que le dernier tome sera l'Ultime bataille, il met donc les choses à plat pour s'y préparer.
Au final, il resterait (liste non exhaustive et basée sur mes seules déductions) :

  • Le positionnement de la femme de Mat dans le conflit, sachant qu'elle entend soumettre le Dragon réincarné à un a'dam.
  • Le rapport de force d'Egwene contre Rand sur le sort des derniers sceaux du tombeau du Ténébreux (même si selon moi, c'est plié d'avance face à un taveren - seule la Fille des Neuf lunes a su y résister jusqu'à présent).
  • N'oublions pas Fain, qui a toujours une dent (dague ?) contre Rand et qu'il ne faut sans doute pas oublier.
  • De la même façon, il y a Quelque chose de pourri au royaume de la Tour noire (oui, y a de la subtilité dans le titrage) - et Mazrim Taim est soit un Réprouvé en mission d'infiltration, soit doit au moins avoir des liens avec l'un d'entre eux.
  • Le rôle que Moiraine Sedai va s'accaparer... je n'imagine pas qu'on l'ait sortie des délices de la tour pour rien...
  • Les plans de Cadsuane Sedai, parce que même si elle semble rouler pour le côté de la Lumière, elle a les idées bien arrêtées, et on dit que l'enfer est pavé de bonnes intentions.
  • Le plan du Nae'blis Moridin (aka Ishamael) qui ne s'amuse certainement pas à foutre la honte aux autres Réprouvés pour le plaisir (enfin pas que j'imagine). D'autant qu'il est un stratège, contrairement à d'autres, et qu'il tient à prendre la belle sur Rand / Lews Terrin.
  • Les ogiers... je doute que Loial soit parti faire un discours pour rien. Et quand on voit ce que peuvent faire les Jardiniers de l'Impératrice (puisse-t-elle être éternelle), je doute que ça ne soit le fruit du hasard.
  • Enfin, que va faire Lanfear, maintenant Cyndale de ce que j'en comprends, qui a sans doute une dent contre Rand ( dont elle est folle (au sens premier) amoureuse) mais qui éprouve sans doute bien pire à l'encontre de Moridin vu comme il la traite - d'autant plus qu'à première vue, ce n'est pas le Grand Seigneur qui est intervenu pour son retour, et ça doit donc résulter d'un mauvais souhait auprès des Renards...

Note

Un 18/20 pour ce treizième tome.
Très bon opus qui réussie à remettre en place les pièces de l'Ultime bataille à venir, s'en sacrifier à la résolution d'intrigues en cours. Un très bon opus, bien qu'un brin moins enthousiasmant que le précédent (mise en place oblige) qui présage que du bon pour l'Ultime tome.

Série : La Roue du temps

  1. Nouveau printemps (avis)
  2. L'Œil du monde (avis)
  3. La Grande quête (avis)
  4. Le Dragon réincarné (avis)
  5. Un Lever de ténèbres (avis)
  6. Les Feux du ciel (avis)
  7. Le Seigneur du chaos (avis)
  8. Une Couronne d'épées (avis)
  1. Le Chemin des dagues (avis)
  2. Le Cœur de l'hiver (avis)
  3. Le Carrefour du crépuscule (avis)
  4. Le Poignard des rêves (avis)
  5. La Tempête imminente (avis)
  6. Les Tours de minuit (avis)
  7. Un Souvenir de lumière (avis)
  • HS 1. L'Univers de la roue du temps (non lu)