Le Marteau des sorcières - Le bâtard de Kosigan, tome 3 - de Fabien Cerutti

Couverture - Le Marteau des sorcières - Le bâtard de Kosigan, tome 3 - de Fabien Cerutti

Récit

1341, sur les traces de son passé, le Bâtard de Kosigan et sa compagnie s’enfoncent dans les profondeurs de l’Empire germanique, d’un puissant seigneur du Rhin.
Les mystères s’épaississent, mêlant complots, magie et religion, sur fond de chasse aux sorcières. Le chevalier devra naviguer avec prudence sur des eaux redoutables où l’Inquisition rôde et où il est parfois difficile de distinguer amis et ennemis.

À quelques siècles d’intervalle, Kergaël de Kosigan tente d’élucider les interrogations soulevées par les écrits de son ancêtre. Mais remuer les secrets de l’Histoire s’avère périlleux et la vérité a toujours un prix.

Joutes verbales, combats épiques, séduction et manipulations ; on retrouve avec grand plaisir la fougue et le panache de la maison de Kosigan.

Impression

Troisième tome de cette série qui en compte 4, je vous préviens dès à présent : commencez en la lecture uniquement si vous avez le 4ème sous la main (ou peu s'en faut).
Autant les
tomes 1 et 2, tout en s'inscrivant pleinement dans une trame visant à découvrir l'histoire du Bâtard de Kosigan et de son héritier, relataient chacun une histoire qui se suffisait à elle-même, autant ce tome 3 finit sur un cliffhanger pour chacun des deux protagonistes. Et clairement le tome 4 n'est que la suite directe de ce tome 3. D'ailleurs le début du tome 4 ne s'en cache pas puisqu'il l'indique en toutes lettres :

Attention, cet ouvrage fait directement suite au tome 3 et ne devrait pas être lu indépendamment.
Ça a le mérite d'être clair et confirme mon impression qu'il s'agit plus de la première et seconde partie du tome 3 que des tomes 3 et 4 stricto sensu.
Vous êtes donc prévenus.

La trame du livre se découpe toujours en 2 parties entremêlées.

Kergaël de Kosigan

La première concerne le descendant du Bâtard et voit sa trame se passer fin XIXème - début XXème siècle.
Cette partie gagne enfin ses lettres de noblesse. Car même si les éléments sont relatés via des échanges épistolaires - ce qui est rarement source d'actions soutenues -, ils n'en gagnent pas moins en actions, rebondissements, et surtout l'on voit enfin poindre ce qui se cache derrière tout cela.
Le tout est raconté tel le déroulé d'une enquête scientifique, et plus cette dernière approche de la situation « actuelle » du Bâtard dans la seconde trame narrative, plus on a la certitude que tout n'a pas dû se dérouler aussi bien que de Kosigan le prévoyait.
D'autant plus que l'enquête moderne éclaire d'un autre point de vue les risques plus ou moins calculés que prend de Kosigan.
Un vrai plaisir que de voir émerger ce sentiment qu'on va enfin comprendre pourquoi de nos jours la magie n'est plus.

Pierre Cordwain de Kosigan

De son côté Pierre Cordwain de Kosigan (ledit Bâtard), raconte sa vie au XIVème siècle, et on quitte le sol de la France pour se diriger de l'autre côté du Rhin dans les jolies contrées du Saint Empire Germanique.
Mais cette fois-ci il va lui falloir jongler avec plusieurs marrons sur le feu, ou comment concilier objectifs personnels, son employeur local - raison officielle de sa venue - et les détentrices des réponses à ses questions - un cercle de sorcières dont la réputation laisse supposer qu'elles ne seront pas spécialement tendres avec lui... encore qu'avec le Bâtard, la tendresse peut prendre diverses formes -.

Encore une fois intrigues politiques, luttes de pouvoir sont à prévoir pour le plus grand bénéfice du Bâtard... s'il arrive à gérer tout cela.

Côté personnages, de Kosigan fait toujours montre de gouaille et d'astuce, mais encore plus que dans le second tome, on voir émerger ses proches lieutenants qui ne servent plus que de faire-valoir, mais gagnent en épaisseur et en importance.
On pourra regretter du coup un tome avec un humour moins marqué, mais l'échange est très équitable pour ce qui est de nous tenir en haleine.

Côté background, on retrouve comme univers ce mélange de récit historique mêlée de magie et du pouvoir des contes et légende. Ce mélange qui me fait dire « Et si c'était vrai ? Et si en fait c'était comme ça que cela c'était passé ? ».
Car sous la plume de Fabien Cerutti et son bagage d'enseignant en histoire, c'est un monde détaillé, tant dans les us et coutume de l'époque, que dans les jeux de pouvoirs que nous nous retrouvons, avec une couche de magie si bien ajustée qu'elle parait pouvoir faire complètement partie de notre vraie Histoire.

Au final actions rocambolesques, humour et traits d'esprit, trahisons et contre-trahisons se retrouvent de nouveau dans ce tome, même si l'objectif personnel du Bâtard tend à mâtiner tout cela d'un peu plus de sérieux dans sa quête... et lui laisse moins les coudées franches.

Note

Un 18/20 pour ce livre, qui dans la continuité du second tome s'améliore en donnant une atmosphère plus intime aux objectifs du récit côté XIVème ainsi qu'en accroissant la densité des personnages entourant le Bâtard.

De plus, l'histoire côté XIX-XXème gagne en actions et rebondissements, ce qui dynamise cette trame que je trouvais par trop présente au regard de ce qu'elle apportait dans les précédents tomes, et qui ici ne se retrouve à la traîne que parce que la gouaille de de Kosigan n'a pas son pareil.

Je lirai rapidement la suite, parce que, s'arrêter ainsi au 3ème tome doit être une torture pour ceux qui n'ont pas la chance d'avoir le 4ème tome sous le coude.

Série : Le Bâtard de Kosigan

  1. L'Ombre du pouvoir (chroniqué)
  2. Le Fou prend le roi (chroniqué)
  3. Le Marteau des sorcières (chroniqué)
  4. Le Testament d'involution (chroniqué)

Dernière querelle - La première loi, tome 3 - de Joe Abercrombie

Couverture livre - La première loi, tome 3 : Dernière querelle de Joe Abercrombie

Récit

La fin approche. 
Logen Neuf-Doigts n'a plus qu'une seule bataille à livrer, sans doute la plus dure : celle qui l'opposera à Bethod, le roi du Nord, l'homme qui tient tête à l'Union. Il est temps pour le Sanguinaire de rentrer chez lui et d'affronter son plus vieil ami devenu son pire ennemi. 
Après avoir fait l'amère expérience de la guerre, Jezal dan Luthar a tourné le dos à la vie militaire pour couler des jours heureux avec sa promise. Mais le prestige et les honneurs ont la vilaine habitude de se rappeler au bon souvenir d'un homme au moment où il s'y attend le moins... 
Et tandis que le Roi de l'Union n'en finit plus d'agoniser, les paysans se révoltent et les nobles complotent. 
Nul ne semble conscient du danger qui pèse sur Adua. Bayaz a un plan pour sauver le monde, comme toujours, mais il comporte des risques. Le Premier des Mages est-il prêt à briser la Première Loi ?

Impression

Suite de
Premier sang et Déraisons et sentiment - tomes déjà chroniqués dans ce blog - ce dernier opus clos le cycle de la Première loi, même si d'autres ouvrages de Joe Abercrombie se passent dans le même univers (et que je ne manquerai pas de lire, soyez en assurés).

Dans ce dernier tome tout (ou quasiment) voit ses fils se dénouer et ses intrigues s'expliquer.
Les intrigants de l'ombre se révèlent, les objectifs de chacun s'affinent et entre eux, les pions se déchirent.
Tout dans l'action, nos "héros" semblent bien peu pour sauver ce qui doit l'être - ou à tout le moins ce qu'ils pensent devoir être sauver... ce qui est légèrement différent n'en doutez pas.
Un petit bémol tout de même sur le fait que je n'ai pas eu de surprise en voyant émerger les éminences grises (enfin les majeures) et leurs lots de trahisons.
Toutefois j'ai beaucoup aimé que l'ensemble virevolte entre bassesses et loyautés, entre gentils et méchants...
Comme on dit souvent, ce sont les gagnants qui écrivent l'Histoire, et c'est une remarque fort à propos concernant cet univers et les différents protagonistes.

Côté personnages, on continue à suivre ces personnages si denses et complexes qui nous font les adorés ou les exécrés (au choix). Et on en vient aux choix finaux, aux moments importants que chacun semble craindre ou espérer... pour le meilleur ou pour le pire.

Côté plume, cette dernière est toujours aussi fluide et acérée tout en gardant cette « justesse » en toute chose qui arrive à rendre cet univers si vivant et réaliste (enfin en tant qu'univers de Fantasy s'entend).

Ce troisième et dernier tome est pleinement dans la poursuite des 2 premiers et clos de manière magistrale cet arc de la narration - si ce n'est ce petit bémol sur l'absence de retournement de situation que j'attendais.
D'autres cycles de Joe Abercrombie dans cet univers existent, mais on a bien ici une trilogie complète qui se clos avec la dernière page de ce tome.

Note

Un 18/20 pour ce livre qui termine de manière grandiose cette épopée. Légèrement en deçà du second tome, surtout lié à l'absence de retournement inattendus, il reste toutefois excellent et permet de clore cette trilogie avec beauté, grandeur, et de sublimes combats..
Une saga que je ne peux que vous recommander chaudement.

Série : Univers de la Première loi

Première loi

  1. Premier sang (avis)
  2. Déraison et sentiments (avis)
  3. Dernière querelle (avis)

Romans indépendants

  • Servir froid (non lu)
  • Les héros (non lu)
  • Pays rouge (non lu)

La mer éclatée

  1. La moitié d'un roi (non lu)
  2. La moitié d'un monde (non lu)
  3. La moitié d'une guerre (non lu)

Léviathan - La flotte perdue : par-delà la frontière, tome 5 - de Jack Campbell

Couverture livre - critique littéraire - La flotte perdue : par-delà la frontière, tome-5 : Léviathan

Récit

« Allons-nous filer les vaisseaux obscurs jusque chez nous pour découvrir leur base ?
— Oui.
— Une flotte secrète de bâtiments plus lourdement armés, plus maniables que les nôtres et capables d’une accélération supérieure ?
— Oui.
— Et sous le contrôle d’IA tactiques conçues pour vous surpasser. Vous savez que je vous suivrais jusqu’en enfer si vous me le demandiez. Comme la flotte tout entière, au demeurant. Mais comment, au nom de nos ancêtres, pourrions-nous vaincre cet ennemi ?
— Je n’en sais rien encore, dit Geary. Mais nous devons découvrir sa base, et il nous faudra bien le vaincre si le gouvernement ne se résout pas à débrancher le monstre qu’il a créé. Échouons à le détruire et l’Alliance n’y survivra pas. »

N’y a-t-il pas un risque insensé à ce que des robots tueurs intelligents échappent à ceux qui les ont programmés ?


Impression

Suite de l'univers de la Flotte perdue, Par-delà la frontière relate les péripéties de "Black Jack" après avoir défait les mondes syndiqués.
Ici nous suivons Black Jack dans sa poursuite pour détruire la flotte de vaisseaux automatisés qui semblent avoir échappé au contrôle de leur créateur (à moins que le-dit créateur ne soit juste cinglé... après tout certains personnages de la série n'en sont pas si loin dans les faits).

Ce tome est bourré d'actions, puisque pour une fois, Black Jack est confronté à un adversaire qui sait parfaitement manœuvrer et tirer la quintessence des armes qu'il possède... Et pour cause, l'ennemi n'est nul autre que des IA câblées pour réfléchir comme Black Jack.
Et en plus, cette flotte a techniquement l'avantage sur la Première Flotte. Du coup les combats sont acharnés et on se doute que les combats conventionnels vont devoir laisser place à des parts de créativité.
D'ailleurs, on peut noter que pour une fois, Black Jack n'a qu'un seul ennemi à qui tenir tête - sans doute parce que ça l'occupe déjà bien assez - ce qui est sans précédent dans la série.

Remarque fil rouge de cette seconde partie de série, je trouve clairement dommage que dans cet opus, une grande partie de l'aspect extra-terrestre soit totalement occulté. Ainsi on attend toujours des évènements importants en lien avec les espèces extra-terrestres... En tout cas, bien plus important concernant les Loups-Araignés ainsi que les raisons d'agir des Énigmas - même si pour les Loups-Araignés, un schéma semble se dessiner.
Ce tome permet clairement de terminer le suspens laissé par le précédent tome où on voyait Black Jack quelque peu dépassé, tout en laissant présager encore du boulot pour sauver l'Alliance.
D'ailleurs, on se demande quand même comment l'Alliance a su tenir 100 ans de guerre contre les Syndics, tant elle s'échine à se mettre dans un pétrin tel que sans Black Jack, elle n'aurait pu s'en dépêtrer.

Au final un bon tome de la série qui retrouve le rythme des premiers tomes.

Note

Un 18/20 pour ce livre.
Beaucoup d'actions qui ne nous laissent pas souffler et une réelle mise en difficulté de Black Jack. Ce tome renoue bien avec le plaisir de la première saga - et c'est un vrai plaisir.

Série : La flotte perdue

La flotte perdue

  1. Indomptable (déjà lu)
  2. Téméraire (déjà lu)
  3. Courageux (déjà lu)
  4. Vaillant (déjà lu)
  5. Acharné (déjà lu)
  6. Victorieux (déjà lu)

Par-delà la frontière

  1. Intrépide (déjà lu)
  2. Invulnérable (déjà lu)
  3. Gardien (avis)
  4. Inébranlable (avis)
  5. Léviathan (avis)

Étoiles perdues

  1. L'Honneur terni (avis)
  2. Bouclier périlleux (avis)
  3. Glaive imparfait (avis)
  4. Lance brisée (non lu)

The Genesis Fleet

  1. Avant-garde (non lu)
  2. Ascendant (non lu)

Les traqueurs d'Antoine Bombrun

Couverture livre - critique littéraire - les-traqueurs.html

Récit

Trois bannis jetés dans une quête impossible,
où vengeance et salut s'entremêlent.
Les yeux blancs, l'âme noire.

Un nécromancien,
dont la folie n'a d'égal que la puissance.

Vole, vole, vole et virevolte ;
ma mémoire tangue comme une
barque sur les flots !


Remerciements

Pour commencer, ce livre a été lu dans le cadre d'un partenariat
Livraddict / L'Attelage.
L'Attelage est un site d’édition pour auteurs indépendants issu d'un regroupement d’auteurs indépendants spécialisés dans les univers Fantasy et SF. L'accès aux production des ces auteurs se fait sur la base d'un abonnement donnant accès aux versions numériques des productions, fournies par chapitre, chaque auteur devant fournir au moins une production par mois d'après ce que j'en ai vu.
Dans le cadre de ce partenariat, il s'agit de chroniquer le premier livre édité au format papier par ce site d'édition.
Je tiens donc à remercier sincèrement les personnes qui m'ont permis de participer à ce partenariat, d'autant plus s'agissant d'une petite structure.

Impression

Puisqu'il s'agit d'une chronique dans le cadre d'un partenariat, intéressons nous à la première impression : la couverture.
La première de couverture (cf. ci-dessus) est vraiment très attractive et a de plus le bon goût de mettre en valeur les 3 "héros" de ce livre. Très appréciable pour la lecture de ce livre.

Les Mensonges de Locke Lamora - Les Salauds Gentilshommes, T01 de Scott Lynch

Couverture livre - critique littéraire - Les Mensonges de Locke Lamora - Les Salauds Gentilshommes, T01 de Scott Lynch

Récit

On l'appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L'autre moitié pense qu'il n'est qu'un mythe. Les deux moitiés n'ont pas tort. En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l'épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n'en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshommes. Mais voilà qu'une mystérieuse menace plane sur l'ancienne cité de Camorr. Une guerre clandestine risque de ravager les bas-fonds. Pris dans un jeu meurtrier, Locke et ses amis verront leur ruse et leur loyauté mises à rude épreuve. Rester en vie serait déjà une victoire...

Impression

Livre rudement recommandé, 4ème de couverture accrocheuse. Je n'entends que du bien de cette série.
D'habitude, cela peut conduire à craindre une belle déception tant on en attend, mais allez savoir pourquoi, peut être cette fameuse quatrième, mais j'ai attaqué cette lecture sans trop d'inquiétude.

Et inutile de faire durer un faux suspens, je n'ai pas été déçu pour un sou.
Mais pourquoi donc une telle euphorie à l'encontre de ce livre ? Et bien sans doute parce qu'il est complet.

J'entends par là que le background, les personnages, le style d'écriture sont présents pour monter cette histoire vers le grand plaisir qu'elle est.

Côté background, celui-ci est très fouillé : magie, divinités, histoire de la ville, clans, nobles et gangs interagissent. Mieux que cela, chacun de ces éléments est amené à jouer un rôle dans cette histoire. Le background ici n'est pas juste là pour faire beau (alors que la beauté d'une ville vénitienne et des interactions sociales de ses habitants pourrait à eux seuls le justifier), mais il est parti prenante de l'intrigue et de l'action.

Côté personnage, on est servi par le truculent Locke Lamora.
Filou, chétif, entêté, virtuose... voilà comment on pourrait qualifier ce personnage principal qui est le fil conducteur de l'ensemble de cette histoire.
Terriblement attachant par son côté anti-héros qui fait fonctionner sa tête, on peut aussi ajouter que le fait que l'auteur ne l'épargne guerre ajoute à son côté humain, à son côté personne "presque" ordinaire. De plus, hormis son talent dans la comédie, on voit bien que ce personnage (ainsi que ses acolytes) possèdent de cruels manques. On n'est clairement pas en face de héros, mais de personnages qui se sont adaptés à une vie dure et dangereuse... d'une façon très particulière.

Niveau écriture enfin, on se retrouve avec une histoire pleine de rebondissements. Intrigues se mélangent, sans toutefois être difficiles à suivre et les rebonds de l'histoire font prendre la sauce.

Qui plus est, ce livre mêle tour à tour l'histoire d'aujourd'hui et des retours en arrière sur le passé des personnages principaux. La force est d'avoir réussi à les placer au bon moment. Chacun de ces retours en arrière permet d'une part de mieux connaître les protagonistes, mais aussi d'expliquer la situation actuelle de part le passé de chacun d'entre eux.
De ce fait, on nous propose des personnages denses, détaillés, et avec une histoire qui influence l'ensemble.

Au final, un petit bijou.

Note

Un 18/20 pour ce livre.
Ambiance, personnages, style d'écriture et background, tous s'associent en parfait harmonie pour nous servir une histoire captivante.
Pourquoi pas un 20 alors ? Sans doute parce que le rythme n'y est pas non plus haletant et que les intrigues restent somme toute assez peu complexe à mon goût. C'est du coup plus accessible, mais je trouve que ça aurait pu être encore mieux (mon goût pour les intrigues complexes ne vous échappera donc pas) .
Cela dit, on pinaille... Allez donc découvrir cette série, je en peux que vous le conseiller.

Série : Les Salauds Gentilshommes

  1. Les Mensonges de Locke Lamora (avis)
  2. Des horizons rouge sang (avis)
  3. La république des voleurs (avis)
  4. La ronce d'Emberlain (non traduit)
  5. [The Ministry of Necessity (non écrit)]
  6. [The Mage and the Master Spy (non écrit)]
  7. [Inherit the Night (non écrit)]
  8. [The Bastards and the Knives (non traduit)]

La marque - Kushiel, T01 de Jacqueline Carey

La marque - Kushiel, T01 de Jacqueline Carey

Récit

Phèdre nô Delaunay a été vendue par sa mère alors qu'elle n'était qu'une enfant.
Habitant désormais la demeure d'un haut personnage de la noblesse, pour le moins énigmatique, elle y apprend l'histoire, la théologie, la politique et les langues étrangères, mais surtout...
les arts du plaisir.
Car elle possède un don unique, cruel et magnifique, faisant d'elle une espionne précieuse et la plus convoitée des courtisanes.
Rien ne paraît pourtant lui promettre un destin héroïque.
Or, lorsqu'elle découvre par hasard le complot qui pèse sur sa patrie, Terre d'Ange, elle n'a d'autre choix que de passer à l'action.
Commence alors pour elle une aventure épique et déchirante, semée d'embûches, qu'il lui faudra mener jusqu'au bout pour sauver son peuple.


Impression

Nous voici plongé dans les affres de la politique, à l'époque où terre et pouvoir étaient les enjeux (et non pas juste siège et pognon).

La base de l'univers est une Europe médiévale réinventée. On part donc sur une base assez connue, même si les noms sont (légèrement) déformés ce qui permet de ne pas être sorti de l'imaginaire chaque fois qu'on croise un nom de région, tout en permettant d'avoir une base d'imagination.

Nous suivons les pérégrinations de Phèdre, fille d'une prostituée, et elle même destinée à faire de même... avec l'ajout d'un apprentissage pour devenir espionne.

Nous plongeons donc dans les méandres de la politique à travers ses yeux.
Et c'est le premier bon point, qui est que nous ne sommes pas omniscients. Nous découvrons les intrigues par son regard et sa connaissance. De ce fait, sans qu'on voyage dans l'obscurité, on est amené à vivre qu'avec les informations que Phèdre avait à ce moment là.
Certaines choses sont dès lors plus ou moins évidentes, mais du coup, on est vraiment immergé dans les intrigues.

Autre bon point le rythme. Un livre de 1151 pages, qui malgré un rythme relativement pépère, ne se relâche jamais : pas de temps mort à la lecture, pas de hors sujet, le tout comme si on était embarqué par le courant inexorable du temps : on peut essayer de changer les choses... mais le temps poursuit son avancée. Cela permet, là encore, de vraiment s'imprégner de cet univers.

Enfin, bien que Phèdre soit affiliée au monde des courtisanes, pas de sexe ou de description particulièrement poussée de ces moments. C'est agréable par rapport à certaines lectures et au risque de tomber dans le roman érotique.

Côté personnages, ceux-ci sont bien décris, avec des motivations particulières à chacun. Pas de machiavélisme.

Au final, peut être un regret pour ce rythme d’alcôve (^^) qui aurait pu être plus soutenu par moment. Mais sinon, c'est très bien.

Note

Un 18/20 pour ce livre. Une très bonne lecture à conseiller donc. La suite sera évidemment lu.

Cette lecture s'est faite dans le cadre d'une
lecture commune. Vous pourrez y trouvez les avis des autres participants.

Série : Univers de Kushiel

Kushiel

  1. La Marque (avis)
  2. L'Élue (non lu)
  3. L'Avatar (non lu)
Imriel
  1. L'Héritier de Kushiel (non lu)
  2. La Justice de Kushiel (non lu)
  3. La Grâce de Kushiel (non lu)
Moirin
  1. [Naamah's Kiss (non traduit)]
  2. [Naamah’s Curse (non traduit)]
  3. [Naamah’s Blessing (non traduit)]

L'ombre de la liberté - L'Univers d'Honor Harrington - Saganami, tome 3 - de David Weber

Le T'sank - Le cycle d'Alamänder T01 de Alexis Flamand

Le T'sank - Le cycle d'Alamänder T01 de Alexis Flamand

Récit

Dites adieu aux orques, aux elfes, aux dragons !
Aujourd’hui, vous partez pour Alamänder. Allez donc saluer Anquidiath, le demi-dieu enfoui sous la montagne, chatouiller les monstrueux poulpes de guerre, flâner parmi les épis du champ de blé carnivore ! 
Aurez-vous le cran de suivre Maek, jeune homme en quête d’une mythique école d’exécuteurs ? Serez-vous digne de devenir le disciple de Jonas, détective spécialisé dans les affaires criminelles magiques ? 
Si c’est le cas, préparez-vous à découvrir un monde où se côtoient humour, intrigues policières et créatures improbables.
Un monde original et farfelu d’où vous ne reviendrez peut-être pas indemne. On vous aura prévenu.


Impression

Voici le premier tome d'une série en 5 volumes.
Et la quatrième de couverture ne part pas par quatre chemins : ovation à la nouveauté / inventivité du monde. De telles descriptions m'incitent habituellement à la prudence... mais comme j'ai eu le plaisir de me faire convaincre par l'auteur lui même, j'ai évidemment craquer. Qu'Ernst XXX en soit remercié !

Le monde décrit est vraiment spécifique. Pas de resucé d'autres univers, ici tout est à part. Pour preuve, en lieu et place de chevaux... on a des poulpes géants qui se nourrissent de la sève des arbres...
On peut aussi citer ces "céréaliers-guerriers" qui doivent se battre pour récolter (tuer ?) le blé carnivore.
Pas de doute, c'est vraiment un monde à part.
Et ce monde est particulièrement bien décrit : histoire, système de magie, (géo)politique, complots,... Un univers très complet qui se laisse découvrir avec avidité... et sans aucune lourdeur.

Côté histoire, il s'agit clairement d'un tome d'introduction : les choses prennent leur temps, et on découvre le monde à travers deux voyages différents :
1/ Celui de Maek, jeune garçon renfermé qui rêve de devenir assassin et dont le voyage sera un parcours initiatique.
2/ Celui de Jonas Alamänder (oui, comme le nom du continent, ses parents n'avaient pas beaucoup d'imagination lorsqu'ils s'achetèrent un nom), qui part pour plaider sa cause auprès de son tout nouveau souverain qui pour l'occasion veut raser sa maison.
Parcours qui mettra en scène une partie enquête policière assez simpliste, mais qui sert bien de support à son véritable rôle : découvrir ce monde et ses loufoqueries.

Car hormis le fait que ce monde est novateur, l'humour est quasiment omniprésent dans ce livre.
Que cela soit du comique de situation avec Retzel, le démon familier excentrique et gaffeur à de l'humour plus ou moins subtil.

Quelques exemples ?
La magie s'appelle le noble ART. ART pour Altération de la Réalité Transformable.
Tirés des premières pages :
"La chose n'est pas si aisé Majesté. Depuis que les Xéols se sont installés sur nos rivages il y a un siècle et demi, personne n'est parvenu à les persuader que leur extermination serait un bienfait pour l'humanité."

"En tant que général en chef des armées, je me suis permis de procéder à une simulation stratégique de dissuasion. Ainsi que sa Majesté vient de le proposer, nous pourrions tous les tuer afin de leur montrer ce qu'il leur arriverait s'ils décidaient de nous attaquer."

J'ai vraiment été conquis du début à la fin par cet humour, car l'auteur arrive à doser tout cela suffisamment subtilement, tout en l'intégrant de manière cohérente à son monde.

Pour finir, cerise sur le gâteau : le style d'écriture de l'auteur est particulièrement agréable.

Note

Un 18/20 pour ce livre. Un monde tout neuf à découvrir, fouillé et qui se tient.
De l'humour savamment dosé, qui est à la fois présent quasiment tout le temps, mais qui s'intègre dans l'univers comme étant naturel. Un tome d'introduction particulièrement bien amené.
Les quelques points manquants pour la perfection n'étant principalement dû qu'au fait qu'il s'agit d'un tome d'introduction.
Cela va sans dire, la suite sera rapidement lue.

Série : Alamänder (Le cycle d')

  1. Le T'Sank (chroniqué)
  2. Le Mehnzotain (chroniqué)
  3. Le Xéol (non lu)
  4. Le YArkanie (non lu)
  5. La Nef Céleste (non lu, nouvelle édition comprenant le 5ème tome (entre autre)

Janus de Alastair Reynolds

Janus de Alastair Reynolds

Récit

En 2057, Janus, une lune de Saturne, quitte soudain son orbite. 
Unique vaisseau alentour, le Rockhopper, propriété d’une compagnie minière qui exploite la glace des comètes du système solaire, est le seul véhicule spatial capable d’intercepter la course du satellite avant que ce dernier ne quitte définitivement le système solaire. 
En acceptant d’interrompre sa mission de routine pour effectuer une courte exploration de Janus, le capitaine Bella Lind et son équipage s’embarquent dans une aventure qui mettra à rude épreuve leur cohésion.Car, en réalité, Janus n’est pas une lune, mais un artefact extraterrestre qui leur réserve bien des surprises…

Impression

Pour commencer, sachez que je suis un inconditionnel de cet auteur de Hard-Science, bien que je l'ai toujours jugé difficile d'accès dans ses précédents écrits.

Mais tout d'abord, pour ceux et celles qui connaissent de réputation cet auteur, qu'ils se rassurent. En effet contrairement à ses autres livres où l'aspect scientifique est extrêmement poussé, et nécessite de très bonnes connaissances en sciences, ici l'auteur s'est rendu bien plus accessible.
Ne vous attendez pas non plus à un roman sans sciences.

Bien au contraire, fidèle à son habitude, l'ensemble du livre se base sur des concepts physiques. Toutefois ici, ils sont très bien expliqués, ce qui les rendent bien plus accessibles.
Toutefois, il me semble profitable d'avoir quelques bases en sciences, ou à tout le moins de pouvoir s'y immerger un peu, car certains concepts clefs de ce livre se basent dessus.
Ainsi des connaissances (de base) sur le principe d'action / réaction, sur la relativité du temps aux vitesses relativistes sont à mon sens nécessaires. Cela dit, la consultation d'un article de wikipédia sera amplement suffisante. Mais si toutefois cet effort vous semble insurmontable, passez votre chemin, sinon vous manquerez de comprendre certains points clefs, et vous sentirez parachutés dans l'histoire.
Pour résumer, il s'agit d'un livre Hard-Science, mais très accessible.

Maintenant que ce premier aspect a été abordé, plongeons nous dans l'histoire.
Ce livre se rapproche assez d'un 2001 l'odyssée de l'Espace, dans le sens où on part en exploration, vers l'inconnu (et au delà).

Nous sommes dans le futur (je n'ai plus la date en tête, mais peu importe), où la technologie actuelle a été suffisamment développée pour que la conquête du système solaire puisse se faire, mais pas plus.
Prenez la technologie actuelle, extrapolez un peu à ce dont vous auriez besoin pour faire voler des vaisseaux, et hop, vous ne serez absolument pas dépaysés. Pas de capacités surnaturelles attribuées à l'humanité par le développement d'une nouvelle technologie essentielle, etc. Non, on se retrouve en terrain "presque" connu et ça fait du bien :-)

Le début de l'histoire est simple : le Rockhopper (vaisseau spatial destiné à l'exploitation des comètes) et son équipage doivent se détourner de leur mission première pour aller explorer, le peu de temps qu'ils pourront, Janus, une des lunes de Saturne, qui vient de prendre la tangente.
Huit-clos sur fond d'étoiles. Exploration d'un "nouveau monde". Drames et découvertes. Ambitions et cohésions. Voila ce qui rythme les pages de ce roman. Une véritable expédition, digne des aventures de Christophe Colomb dans l'espace à la découverte de Janus et de ses secrets.
Psychologie des personnages fouillée, ambiance particulière, survie nécessaire. Un très bon cocktail qui font que ce livre se déguste page par page au fil des différents rebondissements qui s'y opèrent.

Note

Un 18/20 pour ce livre proposant de la Hard-Science accessible. Exemple même d'aventure et d'exploration, ce livre est envoutant. Ne prenez pas peur de la grosseurs de ce livre, il se lit bien et vite.

Trames - Cycle de la Culture T08 de Iain M. Banks

Cartographie des nuages de David Mitchell

Cartographie des nuages de David Mitchell

Récit

Adam Ewing est un homme de loi américain, embarqué à bord d'une goélette partie de Nouvelle-Zélande et faisant route vers San Francisco, sa ville natale. Il n'a rien à voir avec Robert Frobisher, lequel, un siècle plus tard, se met au service d'un compositeur génial pour échapper à ses créanciers. Ni l'un ni l'autre ne peuvent connaître Luisa Rey, une journaliste d'investigation sur la piste d'un complot nucléaire, dans la Californie des années 70. Ou Sonmi~451, un clone condamné à mort par un État situé dans le futur. Pourtant, si l'espace et le temps les séparent, tous ces êtres participent d'un destin commun, dont la signification se révèle peu à peu. Chaque vie est l'écho d'une autre et revient sans cesse, telle une phrase musicale qui se répéterait au fil d'innombrables variations.

Impression

La cartographie des nuages racontent l'histoire d'Adam... mais aussi celle de Robert, ainsi que celle de Luisa...
Bref, vous l'aurez compris, il s'agit d'une histoire d'histoires intriquées.

Les vies de 6 protagonistes nous sont contées. Chacun l'un après l'autre en une structure pyramidale des récits : Adam Ewing, notaire américain reliant la Nouvelle-Zélande à San Francisco dans les années 1850 laisse la place à Robert Frobisher, compositeur et musicien des années 1930 (auteur du sextuor Cartographie des nuages), qui lui même cède le pas à Luisa Rey, journaliste dans les années 1970 qui passe le témoin à Timothy Cavendish éditeur de son état, qui après un long saut passe à Sonmi~451, clone serveuse dans un futur lointain et qui se termine par Zachry, gardien de chèvre dans un futur plus que lointain... avant de revenir en arrière.

Une structure peu banale donc, avec des liens ténus entre chacun des protagonistes qui permettent de passer d'une histoire à l'autre.

Mais comme vous l'aurez noté, le temps entre chaque protagoniste implique des époques différentes... et vous aurez donc dans ce livre 6 styles d'écritures différents, admirablement maitrisés par l'auteur.
Un vrai régal à lire donc. Passant du journal de bord à la correspondance épistoliaire, en passant par la langue d'aujourd'hui, et les langages du futurs. À chaque fois le style correspond parfaitement à l'époque et est un ajout au contexte et à l'ambiance du récit.

Un style d'écriture à chacun donc, mais aussi un style de récit différent : récit d'aventures, correspondance, enquête, SF... de multiples genres sont couverts et marquent encore plus les différences entre chaque personnages clefs.

Différentes, ces vies le sont, sans aucun doutes... et pourtant elles se répètent à l'infini semble-t-il. Car les thèmes récurrents malgré toutes ces différences est la trahison et l'esclavage sous toutes ses formes : l'esclavage de l'homme de couleur par l'homme blanc, l'esclavage de l'esprit et de l'imagination par l'attribution du travail d'un autre, esclavage de la société sur une partie de sa population, esclavage de l'amour, esclavage génétique... Et cette impression que l'Homme n'apprend pas de ses erreurs... qu'il oublie tout et que tout recommences, et que c'est inhérent à sa nature.

Note

En définitive un 18/20 pour ce livre qui utilise tant de styles différents et qui de ce fait réussit parfaitement à transmettre cette sensation d'injustice et d'erreurs à répétition à travers le temps. Erreurs qui se répètent, comme une variation à l'infini d'un même thème... celui de la cartographie des nuages sans nul doute. 

Rainbows End de Vernor Vinge

Rainbows End de Vernor Vinge

Récit

Au milieu du XXIe siècle, le virtuel a subverti le réel. Grâce à ses vêtinfs, ses lentilles de contact, chacun communique avec tous, peut se déplacer sous forme d'avatar à l'autre bout du monde ou en recevoir informations et images.
Robert Gu, illustre poète américain, a sombré dans la nuit de l'esprit. Grâce à un traitement miraculeux, il émerge de son Alzheimer et peut quitter la maison de retraite de Rainbows End. 
Mais il va lui falloir se familiariser avec ces machines à distiller de l'information dont il s'est toujours méfié. Lui qui a toujours tant aimé les livres découvre un horrible projet, le Bibliotome : tout numériser au prix de la destruction physique de l'imprimé.

Impression

Ce livre nous invite à découvrir un futur possible, que l'on pressent comme parfaitement crédible. Une omniprésence des réseaux, extension de nos smartphones reliés à internet où l'on est relié au monde virtuel à l'aide de ses vêtements et de lentilles permettant de visualiser le virtuel... qui devient au final plus réel que la réalité bassement matériel. Se promener, voyager virtuellement, calquer des univers fantastiques sur la réalité,... voilà le lot quotidien des hommes de ce futur proche.

Le personnage principal, Robert, autour duquel ce livre tourne, est un ancien poète, revenu d'un Alzeihmer. Mais entre-temps le monde a changé et nous suivons ce personnage, ayant toujours refusé la technologie, dans l'apprentissage obligé de ce nouveau monde (et donc de ses technologies). L'on peut ainsi se figurer la révolution qu'ont dû accepter (ou non) les personnes passant du papier au tout informatique. Ici c'est du réel au virtuel que l'on est forcé de passer.

Par ailleurs, l'histoire suit une sombre affaire de terrorisme, où les gentils ne sont pas forcément ceux que l'on pense... Ce "pauvre" Robert est impliqué dans cette danse, où il jouera un rôle majeur (mais je vous laisse découvrir le fin mot de l'histoire).

Thriller avec en fil rouge cette affaire de terrorisme, découverte d'un monde proche du notre, mais avec des codes, un fonctionnement différent... et pourtant si proche.

J'ai vraiment pris plaisir à m'immerger dans cet univers, et de le découvrir au fil de la lecture, en suivant la mise en place de l’Événement. Vernor Vinge nous fait vraiment plonger dans ce monde qui pourrait bien être pas si éloigné du notre dans quelques décennies.
Rien de très innovant, où l'on ne sort pas des sujets déjà traités dans d'autres livres, mais une histoire où l'on prend plaisir à se plonger, et qui nous fait réfléchir sur ce que demain pourrait être.


Note

18/20 : très bon style d'écriture, immersion et crédibilité totale de l'univers dépeint.
Une lecture très agréable donc, mais où il ne faut pas s'attendre à des éléments innovants.