Les Souvenirs de la glace - Le Livre des Martyrs, tome 03 / Steven Erikson

Couverture livre - critique littéraire - Les Souvenirs de la glace, tome 3 du Livre des Martyrs de Steven Erikson

Récit

Le continent ravagé de Genabackis a donné naissance à un nouvel empire terrifiant : le Domin de Pannion. Telle une marée de sang corrompu, il dévore ceux qui refusent de se soumettre à la sainte parole de son tyran fanatique. Pour l'affronter, l'Ost de Dujek Unbras et les Brûleurs de Ponts de Mésangeai et de Ganoes Paran devront forger une alliance avec leurs vieux ennemis : les forces du seigneur de guerre Caladan Rumin, les Tistes Andii d'Anomander Rake et les Rhivis des plaines

Mais ce ne sont pas les seuls événements qui se trament.
Les clans T'lan Imass se sont également réveillés, répondant à l'appel de l'antique rassemblement qui scellera leur destinée.
Dans l'ombre, une infection se propage, corrompant les garennes, souillant la chair de Brûle, la Déesse Endormie elle-même.
À Morn, une déchirure écarlate porte la trace du Chaos, promesse d'une effroyable renaissance.

Et partout l'on raconte que le Dieu Estropié, désormais libéré de ses chaînes, chercherait à assouvir son impitoyable vengeance...

Impression

On attaque enfin un tome inédit en français... et donc inédit pour moi.

Allez hop, en voiture pour ce troisième tome qui prend sa place directement après le premier tome. On y retrouvera donc tous les protagonistes du premier tome, Kalam, Violain, Apsalar et Crockus en moins évidemment, puis qu'ils ont à faire à Sept-Cité (cf. le second tome).

K’Chain Che’Malle battaillant contre des T'lan Imass

Dans ce tome, nos protagonistes sont réunis face à un adversaire commun : le Domin de Pannion qui lève ses armées et semble prêt à ravager le continent.
D'ailleurs les anciens ennemis des Jardins de la Lune sont pour le coup réunis sous la même bannière face à cet ennemi.
Vous je ne sais pas, mais moi, voyant cela, ça sentait quand même la situation plus complexe qu'il n'y parait.
Parce que mine de rien, réunir Dujek, Mésangeai et les Brûleurs de Ponts d'un côté, avec Caladan Rumin, les Tiiste Andii et Anomander Rake de l'autre sous une même bannière, on sent bien que c'est pas fait par simple plaisir.
Et pour le coup, pas de doute, on est bien servi.

Plaine de Morn

On retrouve donc beaucoup de personnages introduits dans les Jardins de la Lune (y compris mon bon ami Kruppe - joie), ainsi qu'une palette de nouveaux personnages, tous très bien décrits avec leurs personnalités et leurs objectifs. Steven Erikson faisant ici montre de son imagination fertile en nous offrant de nouveaux protagonistes, sans redondances avec ceux déjà décrits.

On accède aussi à beaucoup d'explications.
Côté histoire du monde, on a ainsi le droit à des plongées de plus de 300 000 ans dans le passé où on peut voir à l'œuvre la formation d'anthropologue et archéologue de l'auteur dans ses descriptions et la densité des événements relatés. Le world-building y est particulièrement mis en exergue, tant sur le côté densité et « vraisemblance » (pour un univers dark-fantasy s'entend) que pour son utilisation dans les évènements contemporains de l'histoire.

Côté intrigues, on a aussi beaucoup d'explications qui tombent. Parfois mouchetées au fil de l'intrigue, parfois comme un barrage qui cède, nous faisant revoir complètement la situation telle qu'on croyait la connaître.
Et le pire ? C'est que malgré cette avalanche d'explications, ces dernières soulèvent plein de nouvelles questions, et renouvelle pleinement la géopolitique - et ce sans qu'on ait l'impression d'assister à la venue d'un deus ex machina.

Bataille de Capustan

Côté scénario, dans les précédents tomes, nous avions pu apercevoir les missions d'infiltration des Brûleurs de Pont du tome 1, les escarmouches et batailles d'usure du tome 2, ici, on va avoir de la bataille de siège. De la bonne boucherie qui vous met les tripes à l'air, dans tous les sens du terme.
Les batailles décrites sont « sublimes », les atmosphères étouffantes... Et de fait, on retient son souffle pour savoir comment tout cela va se terminer.

Car, on le voit bien avec Erikson, rien n'est jamais ce que l'on croit vraiment être, et même les dieux peuvent y laisser des plumes dans ces mouvements sur l'échiquier géopolitique de Genabackis.

Enfin, en aparté et pour couronner le tout, une sublime couverture vient parachever cette œuvre.

Je ne parlerai pas plus précisément des différents personnages, tant en parler risquerait de spolier une partie de cet opus, ce qui serait une grave atteinte au plaisir de sa lecture.

Note

Un 20/20 pour ce tome.
Ce tome manie l'épique avec maestria. Et qui plus est, sous une autre forme que le précédent tome qui était un chef-d'œuvre du genre.
Ce tome est très facile d'accès, se laissant lire encore plus facilement que les deux premiers opus (connaître une bonne partie des protagonistes aide il est vrai).

Outil T'lan Imass, Toc-le-jeune et Baaljagg

La découverte de l'univers continue de nous surprendre et est toujours un régal. Les intrigues se dénouent mais d'autres se nouent et l'ensemble se mélange pour recomposer le paysage que l'on a sous les yeux. Difficile de ne pas être subjugué par ce jeu d'intrigues, toujours au service de l'histoire et qui ne tombe jamais de rien.

Au final, je ne peux que vivement vous encourager à découvrir cette saga et ce tome. Du plaisir à l'état pur. Un cycle difficile à entamer car l'auteur ne prend pas le lecteur par la main, mais qui vaut pleinement l'investissement de s'y mettre dedans.

Complexe, riche, et ô combien bien construit. Continuez avec moi dans ce superbe univers !

Série : Le cycle malazéen

Le livre des Martyrs

  1. Les Jardins de la Lune (avis)
  2. Les Portes de la Maison des morts (avis)
  3. Les Souvenirs de la glace (avis)
  4. La Maison des chaînes (non lu)
  5. Les Marées de minuit (prévu 2020)
  6. Les Osseleurs (prévu 2020)
  7. Le Souffle du Moissonneur (prévu 2021)
  8. La Rançon des Molosses (prévu 2021)
  9. Poussières de rêves (prévu 2022)
  10. Le Dieu estropié (prévu 2022)

Novels of the Malazan Empire

  1. [Night of Knives (non traduit)]
  2. [Return of the Crimson Guard (non traduit)]
  3. [Stonewielder (non traduit)]
  4. [Orb, Sceptre, Throne (non traduit)]
  5. [Blood and Bone (non traduit)]
  6. [Assail (non traduit)]

Path to Ascendancy

  1. [Dancer's Lament (non traduit)]
  2. [Deadhouse Landing (non traduit)]
  3. [Kellanved’s Reach (non traduit)]

The Kharkanas Trilogy

  1. [Forge of Darkness (non traduit)]
  2. [Fall of Light (non traduit)]
  3. [Walk in Shadow (en cours d'écriture)]

The Witness Trilogy

  1. [The God is Not Willing (à paraître)]

Tales of Bauchelain and Korbal Broach

  1. [Blood Follows (non traduit)]
  2. [The Healthy Dead (non traduit)]
  3. [The Lees of Laughter's End (non traduit)]
  4. [Crack’d Pot Trail (non traduit)]
  5. [The Wurms of Blearmouth (non traduit)]
  6. [The Fiends of Nightmaria (non traduit)]


L'Éveil - Nephilim : Intégrale, tome 2 / Fabien Clavel

Couverture livre - critique littéraire - Nephilim, intégrale, tome 2 : l'Éveil

Récit

À Rome, Léonidas, alchimiste et prêtre, est confronté à la disparition de jeunes séminaristes. Le Vatican le charge de l'enquête mais la venue de Keszhiv, superbe peintre à la peau d'ébène, n'est-il pas le signe que des forces souterraines et puissantes menacent de se réveiller ?

Dans les brouillards de Londres, l'heure du rassemblement a sonné, chacun des Immortels se dirige vers l'ancienne cité. La jeune Ar-Kaïm Nej tente de se faire une place au sein de l'Hepta mais ses membres restent méfiants et les dissensions internes mettent en péril leur alliance. Pourtant, la fin de leur quête est proche, ils possèdent enfin l'artefact de Lathil capable de guérir Alvó. Leurs ennemis héréditaires les Rose+Croix sentent que de grands bouleversements se préparent et n'ont jamais été aussi acharnés à leur traque.

Ce second volume contient Les Dracomaques et L'Effet Orphée, ainsi qu'un épilogue inédit qui boucle enfin la saga entamée il y a dix ans.

Impression

Suite de la première intégrale et regroupant les tomes Les Dracomaques et l'Effet Orphée. Les Dracomaques raconte globalement une histoire indépendante des précédents tomes (bien que chronologiquement après les 2 premiers) tandis que L'Effet Orphée lui voit se réunir l'Hepta.
La lecture des précédents tomes y est dès lors un préalable particulièrement conseillé.

Pour le glossaire concernant les différents types d'êtres magiques que nous rencontrons, je vous redirige vers ma chronique du premier volume.

Les Dracomaques

Les Dracomaques nous permet de découvrir les 2 derniers membres de la fraternité de l'Hepta, à savoir Léonidas, hydrim et alchimiste, et Keszhiv, onirim et ancienne élève alchimiste de Léonidas, et actuellement dracomaque, c'est-à-dire chasseuse d'effets dragons.
Les effets dragons sont des créatures magiques issues directement de la perturbation des champs magiques et les dracomaques une organisation Nephilim en charge de les réduire au silence.

On poursuit la découverte des membres qui constituent la fraternité de l'Hepta tout en suivant les actions effectuées par les Rose+Croix dont les objectifs sont à la fois au cœur du livre, mais dont les raisons restent assez obscures.

Les personnages de Léonidas et Keszhiv sont très bien posés, même si clairement, on a envie de baffer et de rabattre le caquet de Léo qui est tellement imbu de sa supériorité (et pour changer d'Ezekiel, cette supériorité est principalement dirigée envers les autres Nephilim, ça change, mais les baffes se perdent toujours).
On y suit Léo, chargé d'enquêter sur la disparition de membres du clergé ainsi que la quête de Keszhiv, venue ici pour détruire un effet dragon qui fait parler de lui.

Évidemment, les affaires sont un peu plus liées qu'il n'y parait de prime abord, et rien n'est vraiment ce qu'il parait non plus.
Ce tome mêle donc ésotérisme, enquête policière et action dans un mélange bien dosé puisqu'on ne s'y ennuie pas, et qu'on continue à découvrir la fraternité de l'Hepta, ainsi que le pourquoi de l'éclatement de cette dernière.

L'ensemble reste agréable, mais sans grande prétention. Le principal intérêt étant de découvrir le pourquoi l'Hepta est dispersée et de découvrir les 2 derniers membres qui la constituent.

L'Effet Orphée

Concernant la seconde partie, celle-ci est plus prenante dans le sens où quasiment l'ensemble de l'Hepta est réuni, ce qui amène d'une part l'ajout d'histoires sur la fraternité, mais aussi d'un certain nombre d'interactions entre les personnages.
En effet, il apparaît clairement que même si ne pas être ensemble leur manque, être ensemble est assez... explosif. Entre les pas clairs, les chefaillons, les hautains et les puérils, on a tout ce qu'il faut pour commencer une classe de maternelle, option enfants gâtés.

Par ailleurs, leur objectif quant à traiter le mal qui ronge le dernier membre de l'Hepta semble à portée de main... tout comme la vengeance pour les Rose+Croix.
Un bon mélange bien détonnant et qui procure du plaisir, si ce n'est qu'on a parfois envie de se taper la tête quand on voit comment les Nephilim se comportent. De vrais mômes, et du coup, on comprend pourquoi ils ne dominent pas le monde ces Sept-là même avec leurs pouvoirs.

Enfin, on a le plaisir de retrouver le personnage de Nej, toute jeune immortelle, traitée comme un bébé par les autres, alors qu'elle démontre une maturité plus évidente.
Dommage qu'on n'assiste pas à l'épanouissement de ses capacités magiques - cela aurait fait un bon contrepoint à ce que savent faire les membres de l'Hepta et les Rose+Croix.

L'artéfact de Lathil

Cet épilogue, court mais intense, permet de clôturer l'arc narratif de la fraternité de l'Hepta ainsi que la vengeance de l'Imperator des Rose+Croix.
De plus, je trouve cette clôture très bien inspirée, c'est-à-dire que le final permet d'équilibrer pas mal de choses... ce qui est dans la nature même des champs magiques n'est-il pas ?
Ainsi la boucle est bouclée, fraternité et vengeances assouvies... et la vie repart de nouveau. Une fin ésotérique en soi donc.

Note

Un 15/20 pour ce livre, décomposé en 13 pour Les Dracomaques, 15 pour l'Effet Orphée et 17 pour L'artéfact de Lathil, l'épilogue.
Sans être un must-have, cette série permet de se plonger dans la vie de Nephilim presque au quotidien. C'est donc un bon ajout pour ceux qui veulent se plonger dans l'univers du jeu de rôle. Une série sympathique in fine.

Série : Nephilim

  1. Nephilim, intégrale tome 1 : Les Déchus (avis)
    1. Le Syndrome Euridyce
    2. Anonymus
  1. Nephilim, intégrale tome 2 : L'éveil (avis)
    1. Les Dracomaques
    2. L'Effet Orphée
    3. L'Artefact de Lathil
  1. Les Vélins Carminae (non lu)
  2. Le Chant de la Terre (non lu)

Une aspirante nommée Harrington - Honor Harrington : Nouvelles, tome 3 / David Weber et Éric Flint

Couverture livre - critique littéraire - Une aspirante nommée Harrington - Honor Harrington

Récit

Qu'en était-il d'Honor Harrington à ses débuts ? La voici à vingt ans, tout juste sortie de l'École de Saganami, jeune aspirante à bord de l'Amazone en mission en Silésie.

Le jour où Rit-gaiement revint au clan de l'Eau vive présenter sa compagne Voix-d'Or, nul ne se doutait que le monde en serait changé. Le monde : en l'occurrence les relations entre les Individus et l'humanité.
Mais peut-être connaissez-vous mieux ces deux chats sylvestres sous les noms de Nimitz et de Samantha…

Que sait-on au juste de l'enlèvement sur Terre d'Hélène Zilwicki et de sa rencontre avec Berry, celle qui coifferait plus tard la couronne des esclaves ?

Que sait-on de la mort de Robert Pierre et des circonstances dans lesquelles Oscar Saint-Just s'empara du pouvoir en République populaire de Havre ?

Pour combler ces lacunes, voici Une aspirante nommée Harrington, Ceux par qui les mondes changent et La tombée de la nuit de David Weber, et Venus des montagnes d'Eric Flint.

Impression

Voici le troisième recueil de nouvelles dans le monde d'Honor Harrington de David Weber.
Très sympathique dans sa globalité, il permet de vivre des évènements qui forment la trame de l'Histoire dans le cycle.

À lire après la lecture du cycle en lui-même, sous peine soit de ne pas trop comprendre le contexte des nouvelles, soit de se faire spoiler des événements, ce qui serait dommage. L'apport, sans être indispensable, est intéressant pour compléter sa vision de l'histoire du Cycle.

Dans le détail, voici nouvelle par nouvelle mes impressions :

Une aspirante nommée Harrington (David Weber) :

On ouvre le bal avec une nouvelle nous racontant la première affectation d'active - ainsi que le premier feu ennemi, le titre de Salamandre n'étant clairement jamais usurpé - de mademoiselle Harrington.

Un retour aux prémisses, à bord d'un croiseur lourd de sa Majesté le Roi (oui Roger n'ayant pas encore été assassiné) qui permet de découvrir un peu plus la partie « protection » de la carrière d'Honor, du temps où tout était somme toute plus simple car moins important politiquement.
Un véritable plaisir à lire pour les fans de la série.

Ceux par qui les mondes changent (David Weber) :

Dans cette nouvelle, on assiste au moment où la décision des chats est faite de montrer leur réelle intelligence aux humains, décision de laquelle il découlera « l'exportation » de nouveaux clans de chats hors de Sphinx, leur planète natale.

Je n'ai pas trouvé la nouvelle particulièrement intéressante. En effet, on sait exactement, en ayant lu la série principale, les tenants et aboutissants du sujet, et seule la façon dont ça s'est passé est inconnue (encore que le fait que Voix d'Or / Samantha soit une passeuse de mémoires permettait déjà d'imaginer facilement comment ça allait se passer).
Or, comme on pouvait s'y attendre, ça ne met en jeu qu'un long discours où dans les faits, ce qui convainc c'est la force de l'âme - qui est directement assimilé à un degré de sagesse - et non pas les arguments en tant que tels.
Dommage donc car du coup cette nouvelle ne met qu'en exergue le fonctionnement interne des clans des chats sylvestres.

Venus des montagnes (Éric Flint) :

Venus des montagnes nous raconte dans le détail la rencontre entre Berry et Hélène ainsi que la façon dont Anton Zilwicki gère l'enlèvement de sa fille sur Terre.

Pour le coup la nouvelle est intéressante, mais moins pour la partie rencontre entre Berry et Hélène Zilwicki - qui se passe très rapidement mais a le mérite d'expliciter le lien entre elles - que pour la découverte du jeune Viktor Cachat, tout juste sorti de l'école de formation de SerSec et qui va gérer sa première grande mission.
On y découvre les raisons du comportement de Cachat, ainsi que - de fait - la première rencontre entre Viktor et Anton.

Un récit que j'ai trouvé sympathique, même si la réaction d'Anton parait difficilement crédible, même pour un gars venu des montagnes de Griffon.

La tombée de la nuit (David Weber) :

On suit dans cette nouvelle la mort de Robert Pierre et les conditions d'accès au pouvoir d'Oscar Saint-Just où tout n'a pas été comme sur des roulettes pour en arriver là.

Lecture plutôt agréable, notamment car on y retrouve le personnage d'Oscar Saint-Just, tout en fanatisme et pragmatisme, mais ce n'est clairement pas le plat de résistance de ce recueil.

Note

Un 18/20 pour ce tome. La plupart des nouvelles sont intéressantes tant à lire qu'au point de vue apport dans l'Histoire de la saga, avec une mention spéciale pour Une aspirante nommée Harrington qui nous donne le plaisir de vivre les débuts d'Honor dans le service actif de la Flotte.

Un tome qu'il ne faut pas manquer si on aime la série donc, mais qui n'est pas un indispensable car on reste sur de l'ajout intéressant mais superflu pour le déroulé de l'histoire.

Série : Cycle d'Honor Harrington

Série principale

  1. Mission Basilic (déjà lu)
  2. Pour l'honneur de la reine (déjà lu)
  3. Une guerre victorieuse et brève (déjà lu)
  4. Au champ du déshonneur (déjà lu)
  5. Pavillon de l’exil (déjà lu)
  6. Mascarade silésienne (déjà lu)
  7. Aux mains de l’ennemi (déjà lu)
  8. La disparue de l'enfer (déjà lu)
  9. Les cendres de la victoire (déjà lu)
  10. Plaies d'honneur (déjà lu)
  11. Coûte que coûte (déjà lu)
  12. En mission (déjà lu)
  13. L'orage gronde (avis)
  14. Sans concession (non lu)

La Couronne des esclaves

  1. La couronne des esclaves (déjà lu)
  2. Torche de la liberté (déjà lu)
  3. Les bas-fonds de Mesa (avis)

Saganami

  1. L'ombre de Saganami (déjà lu)
  2. L'ennemi dans l'ombre (déjà lu)
  3. L'ombre de la liberté (avis)
  4. L'ombre de la victoire (avis)

Autour d'Honor

  1. Autour d'Honor (avis)
  2. Les Mondes d'Honor (avis)
  3. Une aspirante nommée Harrington (avis)
  4. Au service du sabre (non lu)
  5. [In Fire Forged (non traduit)]
  6. [Beginnings (non traduit)]

Guide

  1. Honorverse (non lu)
  2. La maison d'acier (non lu)


Les Déchus - Nephilim : Intégrale, tome 1 / Fabien Clavel

Couverture livre - critique littéraire - Nephilim, intégrale, tome 1 : Les Déchus

Récit

Ils sont sept Nephilim à arpenter la Terre depuis l'aube de l'humanité, formant la fraternité de l’Hepta.
Immortels, ils sont liés aux cinq éléments : l’eau, l’air, la terre, le feu et la lune.
Déchus, ils recherchent leur savoir perdu et poursuivent une quête mythique, l’Agartha.
Traqués, ils fuient ceux qui veulent les détruire, les Rose+Croix.

Dans ce premier tome réunissant Le Syndrome Eurydice et Anonymus, Fabien Clavel narre le destin d’une poignée de ces Immortels.

Le Syndrome Eurydice :
À Paris, Jennifer, étudiante à la Sorbonne, sombre lentement dans la folie et la paranoïa. Victime de troubles hallucinatoires depuis son adolescence, elle se croit poursuivie par un mystérieux clochard roux. Après la découverte de trois cadavres bizarrement mutilés non loin de l'université, un jeu de piste aberrant parsemé de pièges et de faux-semblants l'entraîne dans une lente descente aux enfers... Délire schizophrénique ou impensable réalité ?
En équilibre sur la frontière ténue qui sépare la folie du surnaturel, Fabien Clavel détourne les mécanismes du polar traditionnel au service d'une captivante initiation à l'univers occulte des Nephilim.

Anonymus :
À Budapest, des jeunes femmes au corps atrocement mutilé sont retrouvées dans le parc Varosliget. La glaciale Ezechiel, inspecteur de police chargée de l’enquête, ne peut croire que ces meurtres sont l'œuvre d’Azarian, sulfureux chanteur de métal en tournée en Hongrie. Pourtant, tous les indices portent à croire qu’il y est lié.

Des sous-sols du métro parisien aux rues enneigées de Budapest, de vieux amis se retrouvent, des forces nouvelles s’éveillent, mais l’ennemi est déjà à l’affût. Et la grande chasse ne fait que commencer !

Impression

Ayant participé au foulancement du jeu de rôle Nephilim Légende, je m'introduis dans l'univers des Nephilim à travers ce premier tome de l'intégrale qui contient de fait la réunion des 2 premiers tomes initiaux à savoir Le Syndrome Eurydice et Anonymus qui racontent chacun une histoire indépendante mais qui s'insère dans la trame de personnages appartenant à une même fraternité d'immortel, la fraternité de l'Hepta.

Pour la compréhension de l'univers, nous suivons principalement :

  • Des Nephilims : créatures magiques immortelles composées d'un assemblage de 5 énergies d'éléments, appelées Ka-éléments, qui pour survivre à leur dissolution dans les flux magiques (la narcose) doivent s'incarner dans un corps humain.
    Cette incarnation oblitère complètement la personnalité du propriétaire du corps, même si le Nephilim a accès à l'entière mémoire (et les compétences) de la personne qu'il possède - ainsi qu'à ses propres connaissances et souvenirs.
    Fun fact : les humains sont les responsables de la déchéances (le fait qu'ils doivent parasiter les humains) de ces êtres magiques originels (appelés Kaim avant cette déchéance).
    Chaque Nephilim a un Ka-élément dominant qui va caractériser pour beaucoup leur caractère. Ce sont les :
    • Faerim : Nephilim gouverné par l'élément Terre (résistance, indépendance, rusticité, solitude) dont Wag est un représentant.
    • Pyrim : Nephilim gouverné par l'élément Feu (violence, force, action) dont Hærès est un représentant.
    • Onirim : Nephilim gouverné par l'élément Lune (rêverie, filouterie, instabilité, double-jeu) dont Azarian était un représentant avant sa malédiction.
    • Éolim : Nephilim gouverné par l'élément Air (réflexion, inaccessibilité, hautain, étude) dont Ezkiel est un représentant.
    • Hydrim : Nephilim gouverné par l'élément Eau (adaptabilité, force qui cache son jeu) - pas de représentant dans ce premier tome.
  • Des Sélénims : Anciens Nephilims qui ont vu leur Ka-lune être corrompu en Ka-lune noire (pour différentes raisons). Ils sont les représentants de l'élément (la Lune Noire) lié à la mort et la duperie (le lien avec la Lune se retrouve).
    Contrairement aux Nephilims, ils conservent à vie (sic) le dernier corps qu'ils possèdent. Ils deviennent de fait peu sensible aux autres Ka-éléments mais pour survivre se nourrissent des sentiments forts des produits par les humains - et principalement les émotions négatives.
  • Des Ar-kaim : nouveaux types d'être magiques qu'on découvre dans le livre.

Le Syndrome Eurydice

Ceci étant posé, nous allons dans Le Syndrome Eurydice, suivre Nej, jeune étudiante en crise psychiatrique et Weg, Nephilim cherchant à terminer une quête qu'il a commencée il y a 150 ans environ.
On découvre au fur et à mesure à la fois l'existence de ces êtres magiques et immortels, ainsi que certains de leurs opposants à travers la recherche de l'accomplissement de cette quête qui se rapproche d'un policier mais sur une thématique ésotérique (même si la composante est tout à fait accessible).

Les personnages de Weg et Nej y sont très bien posés. On apprend à les connaître avec délectation, notamment leurs failles respectives, et leur quête est, de mon ressenti, moins intéressante que leur découverte mutuelle. Hærès est moins accessible (normal pour un Pyrim), mais donne un bon contrepoint à la découverte des 2 personnages principaux, leur donnant par contraste plus de profondeur.

L'écriture y est sobre, sombre et fluide, donnant une certaine neutralité à ce récit, et lui donnant plus de corps, bien que traitant de créatures magiques dans notre monde contemporain à nous.

Un autre point sympathique, c'est que le récit se passant dans les années 2000, dans notre monde, on se reconnait bien dans le récit, et si vous connaissez Paris, on se voit vivre l'aventure dans les ruelles qu'on a déjà parcourues.

Anonymous

Concernant la seconde partie, celle-ci est moins prenante.
On continue avec une écriture sombre, sobre et fluide. Le cadre change, mais reste toujours aussi prenant.
Le personnage d'Azarian (Sélénim de son état) est intéressant, beaucoup plus proche des humains que les Nephilims.

Par contre le personnage d'Ezekiel (Éolim) m'a profondemment ennuyé.
Certes son attitude hautaine n'aide pas à s'identifier au personnage. Mais ce que je lui reproche c'est plus son attitude, qui au-delà d'hautaine, est clairement navrante en termes de réflexion. Elle, qui est censée représenté les Nephilims réfléchis, ses actions ressemblent plus à la va comme je te pousse.
Pas besoin de se renseigner avant de foncer dans un plus que probable piège.
Pas besoin de réfléchir au fait que ses actions vont forcément avoir des conséquences...

Ajoutons à cela qu'autant à Paris, les Rose+Croix étaient au taquet pour réussir à repérer les Néphilims, autant ceux présents à Budapest sont totalement aveugle pour louper le comportement totalement inhumain d'Ezekiel - à mon sens bien plus significatif que celui d'Azarian qui n'est pourtant pas d'une subtilité violente.
C'est dommage car autant à Paris on sentait que les Nephelims avaient besoin de la jouer un minimum finaude, autant à Budapest, c'est quartier libre.

Note

Un 16/20 pour ce livre, décomposé en 18 pour Le Syndrome Eurydice et 14 pour Anonymus qui n'a clairement pas la même ampleur que la première partie, même si l'histoire en elle-même n'est pas mauvaise.

Je vais en tout état de cause continuer la lecture de cette série, ne serait-ce que parce qu'il s'agit d'une très bonne introduction au monde des Nephelim. En effet, il n'est nul besoin de connaître l'univers pour le lire, même si en avoir les codes permet de mieux contextualiser certaines scènes.

Série : Nephilim

  1. Nephilim, intégrale tome 1 : Les Déchus (avis)
    1. Le Syndrome Euridyce
    2. Anonymus
  1. Nephilim, intégrale tome 2 : L'éveil (avis)
    1. Les Dracomaques
    2. L'Effet Orphée
    3. L'Artefact de Lathil
  1. Les Vélins Carminae (non lu)
  2. Le Chant de la Terre (non lu)

Le Xéol - Le cycle d'Alamänder, tome 3 / Alexis Flamand

Couverture livre - critique littéraire - Alamänder - Le Xéol

Récit

Vous pensez tout savoir de la Fantasy ? Quelle erreur ! Partez donc pour Alamänder !
Encore vous ?
Décidément, vous cherchez les ennuis.

À bord du Locust, énorme vaisseau filant à travers le champ carnivore, Jon et ses compagnons sont engagés dans une course poursuite contre Vilo, le savant en bocaux. Sur leur route, les obstacles s’accumulent et risquent de changer à jamais la face d’Alamänder.
En première ligne, les sinistres Xéols choisissent après toutes ces années de révéler leur vraie nature.
Yamataëh, rival titanesque d’Anquidiath, décide lui aussi d’entrer dans la danse.
Enfin, les Mehnzotains spéculent sur la fragilité du royaume et lancent leur puissance thaumaturgique à l’assaut de la capitale.

Le tome 3 d’Alamänder voit l’horizon s’assombrir. Les enjeux se précisent, les héros malmenés par les forces en présence tentent de tirer leur épingle du jeu dans un univers original mêlant intrigues, action et créatures étranges, sans oublier une bonne dose d’humour.
Comme les précédents, le présent ouvrage peut être la cause de perturbations physiques et mentales. Ne venez pas vous plaindre ensuite.

Impression

Voici le troisième tome du cycle d'Alamänder.
Toujours dans la suite des premiers tomes, ce roman prend toujours le contre-pied des canons de la Fantasy en développant de nouvelles étrangetés spécifiques au monde d'Alamänder en plus de celles déjà développées dans les 2 premiers opus.
Ainsi poulpes géants, céréaliers-guerriers, blé carnivore et autres joyeusetés vous attendent à la lecture.

Dans le précédent tome, nous avions découvert Ker Fresnel, capitale du Kung-Bohr et son fonctionnement quelque peu particulier.
Et bien voilà que les mehnzotains s'en vont à son attaque, ce qui risque particulièrement de changer la physionomie de la capitale.

Cette fois-ci, on est moins dans la découverte du monde que l'action.
Ker Fresnel est attaquée, et les découvertes sur le monde d'Alamänder se font principalement in media res. Cela dit, beaucoup de chose en ressortent en termes de world-building, ce qui est particulièrement intéressant : j'ai personnellement plus suivi l'action pour découvrir les nouvelles étrangetés de ce monde que pour l'attaque elle-même (même si elle reste dans les mémoires).

Le rythme de ce livre est donc en toute logique haletant, même si la gestion de l'action est elle-même détournée par le côté loufoque de nos bons kung-bohriens, mais pas que, puisque les Xéols nous offrent aussi de jolies (sic) surprises.

En tout état de cause, c'est une belle histoire qui nous est conté, mais par contre on sort quelque peu de la partie enquête de notre questeur.
Mais on ne change pas les habitudes qui gagnent, Jonas est toujours présent à l'insu de son plein gré, mais pas pour les mêmes raisons. Ça ravira sans doute celles et ceux qui comme moi aimons à voir notre questeur essayer de se débattre avec les loufoqueries... euh réalités... de ce monde.

Retzel, notre adorable démon, est toujours de la partie, à savoir agaçant, insaisissable et adorable, même s'il ressort de ce tome qu'il pourrait être bien plus que ce qu'il semble être. Cela ne peut que présager de bonnes perspectives.

L'histoire de la fondation des T'Sank se complète, même si j'y ai trouvé un rythme bien trop lent, ce qui a tendance à rendre cette partie là bien moins palpitante alors qu'elle est une clef importante à la trame principale de la saga.
C'est dommage et nuit à l'ensemble je trouve.

Côté intrigues, pas grand-chose à se mettre sous la dent. On est plus au niveau de renversements de situation liés aux aléas de la guerre, et la partie intrigue, même si toujours sous-jacente, laisse le pas à l'action ce qui est un brin dommage. Toutefois l'ensemble laisse présager que les intrigues seront de retour en force prochainement. Je compte sur le sadisme de l'auteur pour ça.

Enfin, un des traits caractéristique de ce livre, l'humour, est toujours aussi omniprésent dans ce livre. Tout en réussissant à ne jamais être en avant plan et à ne pas étouffer l'histoire, le fonctionnement de ce monde fournit toujours des explications tout à fait convaincantes pour ce qui est de la raison d'être de ces loufoqueries. Un must donc.

Un petit bémol toutefois lié à ce que j'appellerai un deus ex machina, qui même s'il est introduit depuis le début du livre, est à mon sens un poil trop puissant pour ne pas me faire tiquer.

Au final, un poil moins conquis que par les deux premiers opus, mais toujours conquis quand même. La lecture de cette saga est donc toujours conseillée, car malgré quelques points en retrait, on reste sur du très bon.

Note

Un 16/20 pour ce livre. Un monde décalé, fouillé et qui se tient.
De l'humour savamment dosé, qui est à la fois présent quasiment tout le temps, mais qui s'intègre dans l'univers comme étant naturel.
De l'action bien traitée mais un retrait sur les intrigues croustillantes.

Toutefois, on sent que le monde ne s'en tiendra pas là (le fil rouge de Vilo n'étant pas terminé et prenant clairement de l'importance) et que la suite saura fournir du fil à retordre.

Série : Alamänder (Le cycle d')

  1. Le T'Sank (chroniqué)
  2. Le Mehnzotain (chroniqué)
  3. Le Xéol (chroniqué)
  4. Le YArkanie (non lu)
  5. La Nef Céleste (non lu, nouvelle édition comprenant le 5ème tome ? (entre autre))


#QuelEstTonImaginaire ?

Un petit questionnaire

Voici un petit questionnaire fait proposé par les Auteurs Indépendants du Grand Ouest.
Voilà de quoi remonter dans mes lectures avec ces quelques questions.

Questions et réponses

  1. Mon genre préféré dans l’imaginaire : La Fantasy et la Science-Fiction, au cas où vous ne l'auriez pas remarqué.
  2. Un auteur indé de l’imaginaire : Antoine Bombrun : Les Traqueurs est un livre qui m’a vraiment plu et présente une grosse prise de risque de la part de l’auteur pour un premier livre, avec un narrateur qui ne fait que tutoyer un des protagonistes dans l'histoire, sans que ce dernier ne semble perçoir sa présence. Atypique, énigmatique et vraiment agréable.
  3. Space-Opera :
    1. Un livre : Les Cantos d’Hypérion me viennent en premier à l'esprit, même si plein d'autres peuvent être cités. Il s'agit d'un monument du space-opéra que je vous conseille absolument de lire.
    2. Série : The Expanse : une série qui prend son temps et qui pose les bases d'une guerre froide géopolitique entre la Terre et Mars pour le contrôle d'une zone sous le joug de l'une ou l'autre de ces super-puissance, mais qui a des rêves d'émancipation. C'est sur cette base que se développe une histoire particulièrement soignée, pleine d'actions, de réflexions et de découvertes.. À voir et revoir. Existe en livre aussi par ailleurs.
    3. Film : Star-Trek, classique parmi les classiques, mais qui a le mérite d'être un space-opéra à visée pacifiste, ce qui détonne un peu dans la littérature.
  4. Un livre qui a marqué mon enfance : Bilbo le Hobbit de J.R.R Tolkien puisque c’est par lui que je suis vraiment entré dans la fantasy. Même si à la relecture, il possède un caractère plus qu'enfantin.
  5. Un livre de hard-SF : L’Espace de la Révélation, premier tome du cycle des Inhibiteurs d’Alastair Reynolds. Un cycle dantesque, même si il faut bien se poser pour entrer dedans.
    En beaucoup plus facile d'accès, vous avez aussi Janus du même auteur qui est fort bien (le livre... l'auteur aussi sans doute, mais c'est pas le propos).
  6. Vampire, loup-garou ou zombie : Vampire, mais mode Dracula, pas celui qui scintille en plein jour si vous voyez la référence.
  7. Fantasy épique :
    1. Un livre : Allez, pour être un poil moins classique, j’opte pour le Don, premier tome du Dernier Souffle de Fiona Mclntosh. Un univers où la magie se fait discrète (enfin au début) et où le courage et la loyauté sont de mises... sans que les héros n'en soient vraiment récompensés.
      Sinon évidemment, en grand fan que je suis, je ne peux oublier de citer Les jardins de la Lune, premier tome du Livre des Martyrs de Steven Erikson… Parce que si vous voulez de l’épique, il vous en fournira… Et même du Colegram si vous voulez.
    2. Un film : le Seigneur des Anneaux pour ne pas faire original cette fois.
    3. Une série : En épique je sèche un peu. Je dirai Game of Thrones jusqu’à la saison 5 on va dire.
  8. Mon dragon préféré : Krokmou de How to train a dragon.
    Sinon y a aussi Falkor de l’Histoire sans fin.
  9. Un jeu vidéo de SF : Fallout
  10. Les peu connus :
    1. Un livre : Un feu sur l’Abîme de Vernor Vinge une superbe mise en abîme avec des lois "scientifiques" assez particulière et qui permet au récit de s’aventurer avec des paradigmes nouveaux.
    2. Une série : Firefly : série arrêtée traitant d’un hors la loi au grand cœur dans un monde en mode space-western. Après je ne sais pas si c’est si peu connu que ça, mais Cowboy Bebop m’a toujours laissé de très bons souvenirs.
    3. Un film : Intacto, film espagnol (de mémoire) où l’on suit des gens qui ont la capacité de voler la chance aux autres pour la faire sienne, et comment ces gens s'organisent entre eux.
  11. Où le personnage principal est une femme :
    1. Un livre : La série Honor Harrington de David Weber, et son premier tome Mission Basilic.
    2. Film : Question film, je suis un peu plus sec, donc je vais me rabattre sur Ripley dans Alien
    3. Série : Dark Angel qui présente comme personnage principale une "soldat génétiquement améliorée" particulièrement bad-ass.
  12. Un livre de l’imaginaire qui ne soit ni anglo-saxon ni francophone : Des milliards de tapis de cheveux est juste captivant, menant l’ensemble de l’histoire sur une trame peut-être un peu capillotractée.
  13. Un système de magie que vous avez adoré : Alors pour commencer la Magie dans le Livre des Martyrs (oui la fameuse décalogie qu’il vous faut absolument lire) de Steven Erikson est vraiment fabuleuse.
    La magie consiste en le maniement d’une énergie qui provient d’une Garenne, que l’on laisse filtrée plus ou moins fort, et que l’on manie avec plus ou moins d’habilité. Mais ce que j’aime particulièrement, c’est que la Garenne en elle-même est un monde, avec ses règles et surtout ses éventuels habitants. On peut donc y entrer, voir en faire sortir des choses particulières. Et le world-building s’appuie sur l’existence de ces garennes, ce n’est donc pas juste de la justification de la magie, mais bien un élément important de l’histoire.

    Sinon, il y a aussi l’allomancie dans la saga Fils des brumes de Brandon Sanderson, qui a la joliesse de traiter la magie comme un principe physique. Et pour le coup la puissance de la magie tient plus de la façon dont on l’utilise que de la puissance brute. Ce qui est à la fois original et vivifiant pour le lecteur qui doit essayer de s'imaginer comment le héros se sortira du pétrin dans lequel il est tombé.
  14. Post-apo :
    1. Un livre : l’Amnanèse de Lady Star de L. et L. Kloetzer : un univers superbe, une lecture que je ne peux que vous conseiller.
    2. Film : L’armée des 12 singes
    3. Série : Battlestar Galactica et la survie après le génocide organisé par les Cylons, un top (par contre je vous déconseille la préquelle).
  15. Une héroïne de l’imaginaire : Côté militaire ou assimilé, on a Le Major de Ghost in Shell et Honor Harrington dans la série éponyme. Mais quitte à sortir d’une Héroïne qui reprend le stéréotype d’un homme, je préfère en fait l’enquêtrice principale Paula Myo qui nous provient du cycle du Commonwealth de Peter F. Hamilton.
  16. Anticipation :
    1. Un livre : Rainbows End de Vernor Vinge qui y traite d’un monde vraiment très proche du notre. On pourrait aussi citer 1984 vu le monde dans lequel on vit.
    2. Série : West-world : tellement proche de ce qui pourrait être proposé dans le futur.
    3. Un film : Bienvenue à Gattaca est le premier qui me vient en tête. Un film tout en sobriété (comparé à ce qui se fait maintenant) mais qui reste tellement poignant.
  17. Star Wars ou Star Trek ? Alors il y a quelques années, j’aurai dit 50/50. Mais avec ce qu’en fait Disney, définitivement Star-Trek. Et d’un point de vue éthique, Star-Trek va jusqu’à essayer d’appliquer l’idéal de non violence des Jedi. Alors pourquoi vraiment les opposés ?
  18. Un héros de l’imaginaire : Don Benvenuto Gesufal, dans Gagner la Guerre de Jean-Philippe Javorski. Mais j’avoue que Locke Lamora des Salauds Gentilshommes de Scott Lynch est très sympa aussi.
  19. Un de mes livres : Pfff, c’est quoi cette question. Déjà tous ceux que j’ai déjà cités. Mais histoire d’en citer un autre, je dirai l’Aube de la Nuit de Peter F. Hamilton. Parce que rien que pour vivre une aventure de SF avec Al Capone, ça a de la classe (et l’histoire est sensationnelle). Sinon le Cycle des Conquérants de Thimothy Zahn vaut le détour aussi.
  20. Un jeu vidéo de Fantasy : The witcher.
  21. Voyage dans le temps :
    1. Un livre : La fin de l’éternité d’Isaac Asimov (oui autant citer un livre moins connu de lui), qui traite des boucles de causalités, du libre arbitre et des choix cornéliens.
    2. Série : Code Quantum : parce que c’est quand même une super série, et j’ai toujours adoré l’explication donnée dans la série sur les sauts fait par Sam.
    3. Film : Paycheck, tiré des écrits de Ph. K. Dick. Très bon souvenir d'une personne ayant inventé une machine à remonté le temps et qui l'utilise en vue de se sauver lui même.
  22. Une couverture de l’imaginaire que j’adore : Je passe là. Trop de jolies couvertures, et j’ai pas envie d’éplucher ma bibliothèque pour déterminer le gagnant. Cela dit, il y a de bonnes chances que ça en soit une faite par Marc Simonetti
  23. Un méchant de l’imaginaire : En tant que figure tutélaire du méchant qui peut être ramené du bon côté : Dark Vador of course.
  24. Votre vaisseau spatial préféré : Alors il y en a pléthore, surtout au sein de la Culture, du cycle éponyme de Iain M. Banks, notamment en raison de leurs noms, qui ne sont jamais donnés au hasard.
    Mais devrais-je choisir, celui que je préfère est sans doute l’VSG Éprouvant un certain manque de gravité (VSG pour Véhicule Système Général, les plus gros vaisseaux de la Culture (taille d'une planète), emportant avec eux des milliards d'humains représentatif de la Culture et ayant les capacités scientifiques, techniques et de production à même de pouvoir récréer la Culture à partir d'un seul vaisseau en cas de besoin).
    En effet ce vaisseau a pris ce nom en réponse à une remarque d’une race extra-terrestre qui trouvait que les noms donnés aux vaisseaux de la Culture étaient trop légers, manquait de gravité et que c'était faire preuve de grande légèreté que de les nommer ainsi. Du coup, il fait le jeu de mot sur la gravité d'un fait, et la gravité liée à la gravitation.
    D'autres exemples :
    • pour une unité de combat : l'UOG Passe-Moi le Flingue et Répète (UOG pour Unité d'Offensive Générale, vaisseaux spécialisés dans le combat de la Culture) ;
    • pour un vaisseau qui a failli se faire détruire lors d'un "freinage d'urgence", qui consiste en un transfert d'énergie vers la "grille", une sorte de dimension énergétique qui sous-tend la réalité : l'UCG Légèrement Saisi Sur le Grill de la Réalité (UCG pour Unité de Contact Général, vaisseau standard appartenant à la section Contact de la Culture - sortes d'Enterprise, c'est à dire des vaisseaux d'exploration armés) ;
    • pour une unité travaillant pour les "services secrets" : l'UOG En Dehors Des Contraintes Morales Habituelles.
  25. Un réalisateur de l’imaginaire : Hayao Miyazaki
  26. Dystopie :
    1. Un livre : Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ? de Ph. K. Dick, qui a donné le célèbre Blade Runner.
    2. Une série : Trepalium. Série passée sur Arté que je vous conseille.
    3. Film : Minority Report et l'arrestation d'individus avant même qu'ils ne passent à l'acte.
  27. Votre robot préféré : Numéro 5 alias Johny 5 dans Short-Circuit. Un des premiers robots dont je me souvienne dans les films de mon enfance.
  28. Quel livre de l’imaginaire aimerez-vous voir à l’écran ? Le bâtard de Kossigan s’y prêtait bien je pense.
  29. Un alien : les Scaythes d’Hyponéros (bah oui pourquoi pas) en provenance des Guerriers du Silence de Pierre Bordage
  30. Le dernier livre de l’imaginaire que vous avez lu : je suis en train de lire Les Souvenirs de la glace, troisième tome du Livre des Martyrs de Steven Erikson, et le dernier lu le Xéol, 3ème tome du cycle d’Alamänder d’Alexis Flamand (mais que je n'ai pas encore chroniqué à date).
  31. Un salon de l’imaginaire : J’aimerai avoir le temps de me faire les Imaginales une de ces années.

L'ombre de la victoire - Honor Harrington : Saganami, tome 4 / David Weber

Couverture livre - critique littéraire -  L'Univers d'Honor Harrington - Saganami, tome 4 - partie 1 : L'ombre de la victoire David Weber

Récit

L’Alignement mesan a plus d’un fer au feu.
À l’origine du long conflit entre Manticore et Havre, la puissante secte eugéniste dresse désormais la Ligue solarienne contre les ennemis réconciliés.

C’est aussi l’objectif de l’opération Janus : noyauter les mouvements de résistance aux gouvernements corrompus et au pillage des transstellaires dans les mondes aux marges de la Ligue ; leur faire miroiter l’assistance d’une puissance bienveillante ; allumer la mèche, quoi.
Manticore en sera accusée. La guerre éclatera.

Mais les plans machiavéliques les mieux conçus se retournent parfois contre leurs auteurs…

Après L’Ombre de la liberté et Les Bas-fonds de Mesa, L’Ombre de la victoire achève de relater l’évolution des forces en présence. Dans le grand concert géopolitique de la galaxie connue, David Weber y fait donner toutes les voix de l’orchestre.
Dernier mouvement avant le finale ?

Couverture livre - critique littéraire -  L'Univers d'Honor Harrington - Saganami, tome 4 - partie 2 : L'ombre de la victoire David Weber

Critique de 2 volumes en une

Attention, s'agissant pour moi d'un seul et même tome (la coupure étant purement marketing / éditoriale), cette chronique porte sur les volume 1 et 2. Ce qui n'a pas réellement d'importance puisque je ne spoile pas.

Place dans le cycle

Ce tome clôture l'ensemble des sous-cycles d'Honor Harrington puisqu'à la fin, nous rejoignons l'état du monde tel que décrit à la fin de L'Orage gronde.
À noter que la lecture de l'Orage gronde et des autres tomes des sous-cycle Saganami et La couronne des esclaves est indispensable pour comprendre quoi que ce soit aux enjeux de ce tome.

Impression

Comme d'habitude avec cette série, et de manière générale avec l'Atalante, les couvertures sont, je trouve, superbes.
Comme d'habitude avec cette série, le livre anglais a été découpé en 2 tomes. Cette politique éditoriale est bien dommage, car en plus de coûter un bras, cela fait que la coupure du volume 1 n'a pas d'intérêt, et on ne peut que lire les 2 volumes l'un après l'autre.

Ici nous sommes dans un tome de géopolitique pur et dur. Les conséquences des agissements de chacun des partis (et l'on compte bien entendu l'Empire de Manticore, mais aussi la République de Havre, la Ligue solarienne, l'Alignement mesan et même Erewhon) et le développement des politiques ou opérations de chacun sont le thème de cet opus.
Ça c'est le côté fun du livre. Voir comment tout ce qui a été mis en place s'ajuste dans un ensemble préparant une jolie apothéose pour quand sortira le tome 14 de la série principale.

Mais le côté beaucoup moins fun c'est qu'il ne se passe pas grand chose de nouveau dans ce tome. La plupart des évènements impactant l'histoire de ce tome ont été relatés dans les autres livres de la série. Aussi bien concernant les affaires de l'Alignement que les conséquences de la guerre avec la République Populaire de Havre.
Alors c'est très bien d'avoir voulu limiter les redites. J’applaudis bien fort. Par contre les références sous-entendues aux évènements sans rappel succin de ce qui s'est passé (ni, et surtout, comment ça s'est terminé), c'est hard quand même, surtout quand la lecture des évènements concernés date d'il y a plus de 5 ans, temps du lecteur.

Ajoutons à cela que dans l'ensemble, ce livre ne fait que gérer les conséquences de ce qui s'est passé dans les autres tomes, on a le résultat d'un livre où il se passe pas mal de chose certes, mais où quasi toutes sont déjà connues (ou peu s'en faut), et dont la nature et la résolution a dû être extraite de la mémoire pour faire le lien. En effet, l'auteur ne se donne pas la peine de le faire pour vous.

Rajoutons à l'ensemble que ce livre étant bâti comme une étude des conséquences géopolitiques, il s'ensuit que sans être des redites, la situation sur nombre de secteurs présentés est quand même très ressemblante, surtout au début. Cela apporte une lourdeur et un sentiment de déjà vu et un catalogue à la Prévert qui est assez pesant sur toute la partie préparation des soulèvements politiques.
Leur traitement, en termes d'actions et de déroulement, ne possède évidemment pas ce grief, mais cela implique d'attendre que les choses s'agitent, et cela intervient relativement tard dans le récit.

Enfin, élément qui ne dérange peut-être que moi, mais un des mondes suivi dans ce tome est basé sur des origines polonaises. Le problème c'est que du coup, cette partie est emplie de mot que je suis incapable de lire / prononcer. Ma lecture y butte et en devient désagréable du fait que les parties concernées sont truffés de ces mots étrangers, et non pas juste quelques références par-ci par-là.

Petit point sympathique, on en apprend quand même un peu plus sur la structure de l'Alignement mesan, et surtout la vision côté Alignement du traitement des conséquences de l'attentat de la Pinède et ce qui s'y rapporte.
C'est très sympathique, surtout quand on voit le pragmatisme dont ils savent faire preuve.

Note

Un 12/20 pour ce tome.
Un opus qui ne pèche pas par le scénario et son traitement en tant que tel, mais par un sentiment d'étude clinique d'une situation menant à des impressions de déjà vu pendant la phase de préparation des évènements.
Rajoutons l'absence d'aide au lecteur concernant la nature et le résultat d'un certain nombre d'évènements ayant eu lieu dans les tomes précédents (des sous-cycles principalement), et cela en fait un tome difficile à lire et peu prenant dans sa lecture.

Il apporte toutefois un regard sympathique sur ce qui se passe dans le Talbot et aux alentours (mais stratégiquement sans réelle plus value) et prépare la reprise de la série principale avec délectation (la situation posée est alléchante), mais ça ne suffit pas pour en faire un bon tome (mais pas non plus un mauvais).

Hâte de se retrouver de nouveau dans le cycle principal !

Série : Cycle d'Honor Harrington

Série principale

  1. Mission Basilic (déjà lu)
  2. Pour l'honneur de la reine (déjà lu)
  3. Une guerre victorieuse et brève (déjà lu)
  4. Au champ du déshonneur (déjà lu)
  5. Pavillon de l’exil (déjà lu)
  6. Mascarade silésienne (déjà lu)
  7. Aux mains de l’ennemi (déjà lu)
  8. La disparue de l'enfer (déjà lu)
  9. Les cendres de la victoire (déjà lu)
  10. Plaies d'honneur (déjà lu)
  11. Coûte que coûte (déjà lu)
  12. En mission (déjà lu)
  13. L'orage gronde (avis)
  14. Sans concession (non lu)

La Couronne des esclaves

  1. La couronne des esclaves (déjà lu)
  2. Torche de la liberté (déjà lu)
  3. Les bas-fonds de Mesa (avis)

Saganami

  1. L'ombre de Saganami (déjà lu)
  2. L'ennemi dans l'ombre (déjà lu)
  3. L'ombre de la liberté (avis)
  4. L'ombre de la victoire (avis)

Autour d'Honor

  1. Autour d'Honor (avis)
  2. Les Mondes d'Honor (avis)
  3. Une aspirante nommée Harrington (avis)
  4. Au service du sabre (non lu)
  5. [In Fire Forged (non traduit)]
  6. [Beginnings (non traduit)]

Guide

  1. Honorverse (non lu)
  2. La maison d'acier (non lu)