Les Héros - Terre de sang, tome 2 / Joe Abercrombie

Couverture livre - Terre de sang, tome 2 : Les Héros de Joe Abercrombie

Récit

Selon la légende, Dow le Sombre aurait tué plus d’hommes que le plus rigoureux des hivers et installé le trône du Nord sur une colline de crânes.

Dans le camp d’en face, les soldats de l’Union sont des milliers de machines à tuer disciplinées.

Trois jours de bataille sanglante vont sceller le destin du Nord. Mais entre les conspirations, les querelles et les jalousies, il y a peu de chances que ce soient les cœurs les plus nobles, ni même les bras les plus gros, qui l’emportent…

Saga

Bien que faisant suite à la fin de la trilogie de la Première Loi et à Servir Froid, ce tome peut très bien se lire tout seul, les personnages étant introduits suffisamment bien pour que même si c'est la première fois que vous tombez sur les protagonistes, vous ne vous en sortirez pas avec l'impression d'être passé à côté de quelque chose.
Pour celles⋅ceux qui ont lu les précédents tomes, a contrario, vous aurez le plaisir d'y retrouver certains protagonistes de l'ensemble des précédents romans de cet univers. Ça fait plaisir, et si la mémoire n'est plus si fraîche que ça, l'auteur vous la rafraîchit de toute façon. Bref, ce tome peut constituer un point d'entrée dans l'univers, même si clairement j'orienterai plutôt les lecteur⋅trice⋅s vers Premier sang ou Servir froid comme point d'entrée.

Impression

Côté livre, on se retrouve dans un roman sombre, clairement dark-fantasy qui va cultiver le cynisme tout au long du récit. D'ailleurs le récit est assez facile à résumer : on va suivre une bataille de 3 jours entre le Nord et ses troupes « barbares » et celles de l'Union, hautement disciplinées. Voilà le pitch.

Tout le travail de l'auteur est de réussir à rendre ça intéressant. Cela se passe principalement par l'exposition des différents protagonistes. Leur raison d'être là, leur courage (ou absence de courage) et leur vision de cette guerre qui ne semble être là que pour contenter l'égo des puissants.

Côté histoire donc, l'auteur va jouer avec les raisons des différents protagonistes d'être présents pour cette bataille. D'ailleurs, même si la bataille de 3 jours est bien présente, elle est plus là en tant qu'arrière plan, servant les rebondissements et les événements propres à mettre en valeur les hommes et femmes composants ce tableau.
Et c'est bien des hommes et des femmes principalement dont parle cette histoire. Cela et l'ineptie des batailles qui ont leurs raisons qui ne semblent pas être celles de chacun pris en particulier.
Ces hommes et femmes qui sont croquées par Abercrombie, de façon à en faire, de chacun, un héro du livre, chacun à leur façon, chacun leur raison, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, qu'elles soient voulues ou subies... D'où le titre.

Côté plume, on retrouve la plume de Joe Abercrombie. C'est brutal, acéré, cela va droit au but et c'est clairement adaptée à ce genre de récit. On en a l'habitude si vous connaissez l'auteur, pour les autres... bonne découverte :-)

Côté intrigues, pas grand chose à se mettre sous la dent - la bataille suit son bonhomme de chemin - même si en en apprenant un poil plus sur les raisons de cette bataille, on voit des intrigues commencées dans La Première loi et Servir froid prendre du relief, préjugeant de suites intéressantes.

Note

17/20 pour ce livre qui ce vent sans grande prétention et qui, sur le thème d'une guerre de 3 jours, réussit à rendre les personnages plus importants que la bataille elle-même.
Le livre n'est pas un indispensable, mais il place quelques éléments qui seront, je pense, une base pour les futures intrigues de cet univers. Et de toute façon, sa lecture est très bonne, donc n'hésitez pas.

Série : Univers de la Première loi

Première loi

  1. Premier sang (avis)
  2. Déraison et sentiments (avis)
  3. Dernière querelle (avis)

Terre de sang

  1. Servir froid (avis)
  2. Les héros (avis)
  3. Pays rouge (non lu)
  4. Double tranchant (nouvelles) (non lu)

L'Âge de la folie

  1. Un Soupçon de haine (non lu)
  2. Le Problème avec la paix (non lu)
  3. La Sagesse des foules (non lu)

Le Onzième métal - Fils-des-brumes, tome 1.5 / Brandon Sanderson

Couverture livre - critique littéraire - Le Onzième métal - Fils-des-brumes T1.5 de Brandon Sanderson

Récit

Le Onzième métal est une nouvelle qui se situe dans l'univers de Fils-des-Brumes. Elle est parue en supplément du tome 4 : L'alliage de la justice. Elle se déroule avant le tout premier tome, L'empire ultime.

On y retrouve Kelsier quelques semaines après son évasion des fosses de Hatsin, face aux tourments causés par la trahison et le décès de son épouse, et alors qu'il suit une "formation accélérée" auprès d'un Fils-des-Brumes accompli.

Impression

Une petite nouvelle sans prétention qui nous montre Kelsier a ses débuts en tant que Fils des brumes.
On assiste donc au début de son initiation en tant que Fils des brumes, mais aussi un retour sur ce qui l'a motivé à vouloir tuer le Seigneur-Maître.

Clairement, c'est un tome qui n'apporte pas grand chose à l'histoire même si on a toujours plaisir à retrouver la plume de Brandon Sanderson.

Note

Un 14/20 pour ce livre qui est principalement destiné aux seuls fans. L'écriture ne souffre pas de l'aspect nouvelle, mais celle-ci n'apporte rien d'important à la saga.

Série : Univers Cosmère (et ordre de lecture)

Abréviation des séries : AdR (Archives de Roshar), C (Cosmère), E (Elantris), FdB (Fils-des-Brumes), W (Warbreaker)
  1. L'Empire ultime (FdB) (chroniqué)
  2. Le Onzième métal (nouvelle dans FdB) (chroniqué)
  3. Le Puits de l’ascension (FdB) (non lu)
  4. Le Héros des siècles (FdB) (non lu)
  5. Elantris (E) (non lu)
  6. [The Hope of Elantris] (E) (non traduit)
  7. L'Âme de l'empereur (E) (non lu)
  8. Sixième du Crépuscule (nouvelle dans FdB) (non lu)
  9. Des ombres pour Silence dans les forêts de l'Enfer (nouvelle dans FdB) (non lu)
  10. Warbreaker (W) (non lu)
  11. La Voie des Rois (AdR)
    • Tome 1 (non lu)
    • Tome 2 (non lu)
  12. L'Alliage de la justice (FdB) (non lu)
  13. Jak L'Allomancien et les Fosses d'Eltania (nouvelle de FdB) (non lu)
  14. Le Livre des Radieux (AdR)
    • Tome 1 (non lu)
    • Tome 2 (non lu)
  1. Jeux de masques (FdB) (non lu)
  2. Dansecorde (nouvelle des AdR) (non lu)
  3. Justicière (AdR)
    • Tome 1 (non lu)
    • Tome 2 (non lu)
  4. Les Bracelets des larmes (FdB) (non lu)
  5. Fils-des-Brumes : L'Histoire secrète (nouvelle de FdB) (non lu)
  6. Éclat de l'Aube (AdR) (non lu)
  7. Rythme de guerre (AdR)
    • Tome 1 (non lu)
    • Tome 2 (non lu)
  8. Le Métal perdu (FdB) (non lu)
  9. Yumi et le peintre de cauchemars (C) (non lu)
  10. Vent et Vérité (AdR)
    • Tome 1 (non lu)
    • Tome 2 (non lu)
  11. Tress de la mer Émeraude (AdR) (non lu)
  12. L'Ensolleilé (AdR) (non lu)
  13. L'Île de Noirebraise (C) (non lu)

Trois-fois-morte - La Cuisine des Ogres, tome 1 / Fabien Vehlmann et Jean-Baptiste Andreae

Couverture livre - critique littéraire - Trois-fois-morte, tome 1 de La Cuisine des Ogres de Fabien Vehlmann et Jean-Baptiste Andreae

Récit

À l'intérieur du mystérieux massif que l'on appelle « La Dent du Chat » vivent des ogres. Fin gourmets, leurs mets délicats se composent néanmoins d'ingrédients quelque peu inhabituels... Lorsqu'une jeune orpheline nommée Blanchette se fait capturer avec d'autres enfants pour être emmenée au cœur du cratère et servir de dîner à ses imposants habitants, le cauchemar s'installe.

Hachée, mijotée, écrasée : celle qu'on surnommera « Trois-fois-morte » met la faucheuse au défi : grâce à son courage (et un peu de chance), elle survit à tous les dangers et obstacles qui s'imposent à elle.

Avec l'aide du jeune korrigan Brèche-Dent, elle va devoir redoubler d'inventivité pour survivre à cet enfer et sauver ses amis.

Impression

Habituellement je ne chronique pas les BD ne me sentant pas légitime pour parler du côté graphisme. Et résumer une BD a une histoire, c'est un poil réducteur à mon goût.
Seulement voilà, cette fois, c'est un énorme coup de cœur me concernant.

Sans doute cette juxtaposition d’un dessin beau et tout en finesse avec la noirceur du récit, et au milieu de tout ça de l’entraide façon très conte de fées.
Des illustrations somptueuses, un récit enfantin mais sombre à la fois. Le tout principalement suggéré sans atrocités dessinées. Un vrai plaisir.

Je ne sais trop que dire de plus, si ce n'est de vous conseiller d'en tenter la lecture.

Note

Un 19/20 pour cette BD qui associe histoire cruelle, jolis dessins et entre-aide.
À lire (et regarder) de toute urgence (selon moi).

Série : La Cuisine des Ogres

  1. Trois-fois-morte (avis)
  2. Une Vie de vaurien (non lu)

Ellana - Le Pacte des Marchombres, tome 1 / Pierre Bottero

Couverture livre - critique littéraire - Ellanda, tome 1 du Pacte des Marchombres de Pierre Bottero

Récit

Seule survivante d’un groupe de pionniers après l’attaque de Raïs, au nord de l’Empire, une fillette est recueillie par le peuple des Petits. Elle grandit dans la Forêt Maison à l’écart des hommes et décide, à l’adolescence, de partir en quête de ses origines.

Sous le nom d’Ellana, elle croise le plus grand des marchombres, le maître Jilano Alhuïn, qui l’initie aux secrets de sa guilde. Son apprentissage est semé d’embûches, de rencontres et d’inimitiés. Au terme d’un voyage jusqu’au Rentaï avec Nillem, autre élève marchombre, Ellana reçoit la Greffe et l’héritage marchombre. Mais des mercenaires du Chaos la traquent…

Avant-propos

Dans le cadre des Suite de la lecture de cette saga à mes enfants, cette chronique se fait donc dans l'optique d'une lecture à des enfants et non pas une lecture adulte.

Impression

Les aventures d'Ewilan / Camille étant terminées (enfin celle des premiers cycles), nous pouvons commencer un cycle dédié à Ellana, la jolie marchombre qui accompagne Ewilan et a réussi l'exploit de corrompre le cœur d'Edwin ainsi que celui de nombreux⋅ses lecteur⋅trice⋅s.

Dans ce tome nous découvrons principalement la jeunesse d'Ellana. Ses parents, son enfance chez les Petits, les diverses expériences de la vie qui lui forgent son caractère ainsi que sa découverte de l'enseignement des Marchombres.
Tout cela permet de combler les lacunes qu'on peut avoir sur ce qui s'est passé avant et qu'Ellana élude gentillement dans les tomes d'Ewilan. Et même si l'on connaît évidemment la fin, on découvre ainsi les bouts de vie qu'elle a réussi à nous cacher jusque là.

Le récit est très agréable. On y redécouvre avec plaisir la plume de Pierre Bottero empreinte de poésie, qui réussit à nous faire sourire bien qu'on suive les aventures de notre entêtée préférée.
Les événements qui ponctue ce livre ne présentent pas de tournants décisifs bien entendu, mais ils n'en restent pas moins très agréables à lire, d'autant plus que la vie d'Ellana est tout sauf un long fleuve tranquille.

Livre pour enfants / jeunes adultes, on y suit la transformation d'une petite fille effrayée en adolescente rebelle au grand cœur. Bien qu'agissant en « adolescente », le caractère d'Ellana ne rend jamais son histoire par trop agaçante. Car si la modestie ne fait pas partie de ses qualités, elle est très fair-play quand son amour propre en prend un coup ou que son maître lui enseigne les choses plus durement que prévu. C'est clairement à destination des enfants, mais en tant que parents, ça se lit très bien.
D'ailleurs, comme d'habitude, le vocabulaire du récit est toujours très instructif et permet à nos enfants de réfléchir à la signification des mots.

Côté personnage, on (re)découvre donc Ellana principalement, mais pour autant tous les personnages qui partagent un morceau de vie à ses côtés sont très bien construits et décrits. On a beau savoir que la plupart resteront secondaires, la psychologie des personnages est fouillée et, pour autant que le permette un livre pour jeunes, les personnages sont tous nuancés quant aux raisons de leurs actions. Si évidemment l'archétype de la recherche de pouvoir existe, tous n'en sont pas affublés et les ambivalences existent.

Une mention particulière par ailleurs pour le côté poétique de la Voie des marchombres. Car si les personnages sont bien décrits, l'ensemble du livre respire de cette recherche de liberté que sous-tend la Voie et qui infuse tout au long de sa découverte par Ellana.

Plus qu'à lire la suite pour découvrir comment tout cela s'imbrique pour arriver à notre Ellana qu'on connaît.

Note

Un 19/20 pour ce livre.
Un livre qui dévoile, doucement, le passé d'Ellana et de comment elle arrive à se qu'elle est devenue. On y croise les malheurs et bonheurs qui ont su la construire et on en profite bien évidemment pour apprendre plus sur la voie des Marchombre.
C'est toujours très clairement orienté jeunesse mais ça reste très bon, voir addictif quand on aime le personnage en venant des 2 premiers cycles d'Ewilan. Et comble du bonheur : le personnage n'est clairement pas dévoyé. On retrouve bien l'Ellana qu'on aime en devenir.

Bref : vite, vite, la suite !

Série : Chroniques d'Ewilan - Univers de Gwendalavir

La Quête d'Ewilan

  1. D'un Monde à l'autre (avis)
  2. Les Frontières de glace (avis)
  3. L'Île du destin (avis)

Les Mondes d'Ewilan

  1. La Forêt des captifs (avis)
  2. L'Œil d'Otolep (avis)
  3. Les Tentacules du mal (avis)

Le Pacte des Marchombres

  1. Ellana (avis)
  2. Ellana : l'envol (non lu)
  3. Ellana : la prophétie (non lu)

L'Autre

  1. Le Souffle de la hyène (non lu)
  2. Le Maître des tempêtes (non lu)
  3. La Huitième porte (non lu)

Romans indépendants

  • Les Âmes croisées (non lu)
  • Le Chant du troll (non lu)
  • Isayama (non lu)
  • Les Aigles de Vishan Lour (non lu)

Servir froid - Terre de sang, tome 1 / Joe Abercrombie

Couverture livre - Terre de sang, tome 1 : Servir froid de Joe Abercrombie

Récit

C'est le printemps en Styrie. Et avec le printemps, vient la guerre…

Et la guerre peut-être un enfer, mais pour Monza Murcatto, Serpent de Talins, mercenaire célèbre et redoutée que ses victoires ont rendue très populaire, c'est aussi une bonne manière de se faire de l'argent. Toutefois cette notoriété n’est pas du goût de tous ses employeurs, notamment du Grand-Duc Orso qui entend balayer tous les obstacles dans sa lutte pour accéder au trône.
Pour prix de ses services, Monza se voit trahie, jetée du haut d'une montagne et laissée pour morte… ou presque. Bien que son corps soit brisé, son esprit réclame vengeance. Quoi qu’il lui en coûte, sept hommes devront mourir !

Elle aura à ses côtés des alliés hors du commun : un ivrogne charismatique, un empoisonneur fourbe, un meurtrier obsédé par les nombres et un barbare désabusé.
Leurs ennemis : plus de la moitié du peuple. Avec, à sa tête, les sept hommes qu’elle s’est jurée de tuer.

C'est le printemps en Styrie. Et avec le printemps, vient la vengeance…

Impression

On se retrouve dans le même univers que Premier sang et ses suites - tomes déjà chroniqués dans ce blog - mais de l'autre côté de la frontière, en Styrie. Styrie qui est un beau pays, où manifestement intriguer et guerroyer sont des passe-temps on ne peut plus répandu.

On va suivre la quête de vengeance de Monza Murcatto, mercenaire aux méthodes efficaces et à l'aura un poil trop importante pour son employeur qui va décider de s'en séparer. Bref une rupture de contrat unilatérale, sauf qu'ici, le travail est bâclé et que Monza va y survivre et va engager un recours aux Prud'hommes... Enfin dans le présent cas, plutôt chercher à se faire justice soi-même.
Le personnage est truculent à souhait et on ne saurait trancher entre l'envie de la voir crever devant tant d'égoïsme et l'impression saisissante de bravoure et de persévérance dans la souffrance qu'elle est capable de fournir.

Côté intrigue, on a une grosse rupture avec La Première loi puisque ici, point de politique alambiquée. On suit Monza qui cherche vengeance vis-à-vis d'un politique qui a cherché à éliminer une tête montante de part sa notoriété.
À cette image le roman est clair, net et précis. Cela dit, n'allez pas penser qu'on s'y ennuie une seconde. Car si la direction est évidente, les rebondissements sont présents dans la quête pour arriver à tuer les 7 responsables de sa déchéance. Que ces derniers soient dus au fait de réussir à tuer chacune de ces personnes ou qu'il s'agisse de gérer son « équipe ».
En effet, un des points intéressants du roman, ce sont les interactions de Monza avec son équipe « recrutée » pour sa vengeance. Ces derniers sont loin d'être les profils les plus nets, même aux standards de la Styrie, et les dialogues entre eux sont très bons. Et comme d'habitude, l'auteur développe bien la psychologie de chacun.

Côté écriture, j'aime la plume de Joe Abercrombie. C'est acéré à souhait et le rythme du livre ne fait que conforter ce style d'écriture.

À noter, pour finir, que même si ce tome s'inscrit pleinement dans l'univers de la Première loi, et que bon nombre de références traînent dans ce livre, cela n'a rien de bloquant pour celui qui n'aurait pas lu la première trilogie. C'est surtout même un tome beaucoup plus simple d'accès pour tester si on va aimer ou non l'univers et le style de Joe.

Note

19/20 pour ce livre qui troque la politique alambiquée de la La Première loi pour une histoire plus directe. Néanmoins la qualité des personnages, leurs interactions et les divers retournements de situation mis en place par le scénario en font un très bon livre qui garde le⋅la lecteur⋅trice accroché⋅e aux pages. C'est différent de la précédente trilogie, mais le roman s'accorde pourtant pleinement avec l'univers décrit dans les tomes précédents.
Bref une réussite.

Série : Univers de la Première loi

Première loi

  1. Premier sang (avis)
  2. Déraison et sentiments (avis)
  3. Dernière querelle (avis)

Terre de sang

  1. Servir froid (avis)
  2. Les héros (avis)
  3. Pays rouge (non lu)
  4. Double tranchant (nouvelles) (non lu)

L'Âge de la folie

  1. Un Soupçon de haine (non lu)
  2. Le Problème avec la paix (non lu)
  3. La Sagesse des foules (non lu)

La Mort immortelle - La Trilogie des trois corps, tome 3 / Liu Cixin

Couverture livre - critique littéraire - La Mort immortelle, tome 3 de la Trilogie des trois corps de Liu Cixin

Récit

Un demi-siècle après l’Ultime Bataille, l’équilibre précaire dû à la dissuasion de la forêt sombre continue de maintenir les envahisseurs trisolariens à distance.

La Terre jouit d’une prospérité sans précédent due au transfert des connaissances et des technologies trisolariennes.
La science humaine connaît des progrès pour ainsi dire quotidiens, les Trisolariens découvrent avec fascination la culture humaine et l’espoir grandit que les deux civilisations puissent bientôt coexister pacifiquement sans la terrible menace d’une annihilation réciproque.

Mais lorsqu’une ingénieure en aéronautique originaire du début du XXIe siècle sort de son hibernation, elle réveille avec elle le souvenir d’un programme qui menace cet équilibre.

Bientôt, l’humanité aura à faire un choix : partir à la conquête d’autres univers ou mourir dans son berceau.

Impression

À la fin du second tome, le statu-quo est de rigueur. La forêt sombre fait son office et humains et trisolariens semblent coexistés. Mais voilà, il n'y aurait pas de troisième tome si on en restait là. D'ailleurs, le troisième tome, bien que très bon par ailleurs, n'est clairement pas une nécessité au récit.

Que se passe-t-il donc ici ? Et bien, pour une raison qu'il vous faudra lire, la menace de la forêt sombre fait chou blanc et l'humanité se retrouve dans la panade. Comme précédemment, nous allons suivre l'évolution de la société humaine face à ces nouvelles conditions et la clef qui est de chercher à survivre coûte que coûte.
C'est un récit assez brillant sur l'évolution humaine, même si le traitement des événements ressemble pour moi à de grands deus ex machina. Heureusement que l'histoire est prenante car l'auteur joue quand même avec de nombreuses facilités sur le sujet.

Le personnage principal de ce tome, Cheng Xin, sera notre fil rouge sur cette histoire qui s'étend sur une durée gargantuesque. Néanmoins, si suivre sa vie permet d'être au premier plan de l'ensemble des événements importants, on ne pourra m'ôter de la tête que cette dernière reste quand même ultra passive face aux événements, telles une biche hypnotisée par les phares du 35 tonnes qui se rue sur elle. Cela ne fait qu'ajouter à ce côté inexorable de l'histoire et deus ex machina.

Heureusement la grandeur et les rebondissements mis en place par l'auteur permettent de faire en sorte que ça ne soit qu'un à côté, et suivre (même passivement) le déroulé de l'histoire est passionnant de part la profondeur du récit.
L'auteur continue par ailleurs à respecter pleinement les règles mises en place au cours des 2 derniers tomes, tout en nous ouvrant sur une nouvelle dimension dans ce tome. Le tout reste très cohérent et l'auteur arrive à faire assimiler ces éléments sans trop de soucis (s'entend qu'après avoir lu les 2 premiers tomes, on s'attend à ce que le⋅la lecteur⋅trice ait acquis un minimum de choses sur les lois de cet univers). De la bonne hard-science qui se laisse lire donc.

Le final m'a semblé un poil trop naïf et trop « facile » mais clôture complétement le cycle.

Note

Un 15/20 pour ce livre.
Ce troisième tome, dans la droite lignée des 2 premiers, fournit une très bonne histoire bien qu'emprunte de facilités scénaristiques.
Ce tome clôture définitivement ce cycle et est resté fidèle aux règles scientifiques apportées dans cette saga.

Dans l'ensemble une très bonne saga clôturée par un tome un dessous du niveau des 2 autres, mais qui reste très agréable à lire.

Série : La Trilogie des trois corps

  1. Le Problème à trois corps (avis)
  2. La Forêt sombre (avis)
  3. La Mort immortelle (avis)
  • HS 1. Le Problème à trois corps X ou La Rédemption du temps (non lu)

Un Printemps de sang - Le Bâtard de Kosigan, tome 5 / Fabien Cerutti

Couverture - Un Printemps de sang - Le Bâtard de Kosigan, tome 5 de Fabien Cerutti

Récit

1365. Ancien capitaine de mercenaires, assassin et espion, Pierre Cordwain, bâtard de la maison bourguignonne de Kosigan, est un homme redouté et insaisissable.
En pleine guerre de Cent Ans, alors que Français et Anglais se déchirent, il s’introduit dans le comté dont il s’est enfui à la mort de son père. Pour « d’agréables retrouvailles en famille », sans doute…

Au même moment, une délégation française négocie un accord avec le duc de Bourgogne, et Dùnevia Illavaëlle, une aventurière italienne aux pouvoirs de polymorphe, écume le comté d’Albret, alors que pour la première fois depuis des siècles le feu d’un dragon en déchire le ciel.

Quel lien entre tous ces événements ? Qui œuvre à la chute du duc de Bourgogne ainsi qu’à la disparition de la lignée des Kosigan ? Et dans quel but ?

Impression

Ça y'est, c'est fini... Oui, non, je ne pars pas totalement en vrille (encore que). Mais ce tome ouvre un nouveau cycle. Cela dit, nouveau cycle oui, mais qui semble être auto-suffisant.

Précédemment, on a pu découvrir Pierre Cordwain de Kosigan, chef d'une compagnie de mercenaire. Mais il en a aujourd'hui terminé avec ça. La Compagnie revendue, il a pour objectif de revenir au pays, dans le comté de Kosigan. On va ainsi pouvoir découvrir le côté bâtard du Bâtard (une jolie rencontre de famille quoi).
Ce tome va permettre une plongée à la fois dans l'enfance du Bâtard, et de comment il en a été rendu à être à la tête d'une Compagnie de mercenaire, et accessoirement chassé de son comté natal.

Pourquoi ? Dans quel but risquerait-il sa vie ? Je vous laisse le découvrir dans la lecture de ce tome, mais comme d'habitude avec le Bâtard, il y a les intentions, les plans... et ce qui arrive.

Histoire et personnages

La trame du livre se découpe en 2 parties entremêlées, mais cette fois on reste dans le passé. On y suit le Bâtard lui-même, mais aussi son ex-seconde Dùnevia Illavaëlle qui traîne aussi dans les parages (enfin dans le comté d'à côté). Pourquoi ? Dans quel but ? Rohhh, mais lisez donc que diable !

Dans ce tome, on plongera dans le passé (trouble, est-il besoin de le préciser ?) de Pierre. Son adolescence, ses décisions, leurs conséquences...
Une partie très intéressante en termes de background et qui fait clairement le lien avec
le premier cycle, permettant ainsi de savoir comment il en arrive à être le capitaine de la Compagnie et pourquoi donc il est persona non grata dans son comté de naissance.

La seconde partie traite elle du Bâtard, lorsqu'il retourne à son comté d'enfance. La façon dont il risque d'être accueilli (sûr qu'on va lui ouvrir les bras... mais pas forcément que ça) et, s'agissant de puissants de l'époque, dans quel guêpier il va mettre les pieds.

En effet, le premier cycle mettait déjà tout cela en place : le Royaume de France est quand même tiraillé entre les Anglais, les Germaniques et les Bourguignons. Et il va sans dire que notre bon Roy n'est pas de celui qui aime en rester au statu quo, surtout pendant la guerre de Cent Ans.

On reste toujours sur la thématique du « avant il y avait de la magie, mais plus maintenant » et de la découverte de ce qui a bien pu se passer pour qu'elle en arrive à disparaître d'une part et de comment cela se fait-il qu'il ne reste aucune trace de son existence dans le passé (hormis les manuscrits du sieur de Kosigan).

Au passage, joli casting dans ce tome qui fait revenir en force les contes et légendes du passé.

Côté histoire, cette dernière est très prenante.
La découverte du passé du Bâtard est intéressante pour ceux qui ont déjà lu le premier cycle, tout en permettant de situer le personnage pour ceux (honte à eux !) qui ne l'aurait pas encore fait.
D'ailleurs, concernant ce point, la lecture du premier cycle n'est pas indispensable pour se lancer, même si clairement ça apporte beaucoup de choses (rien que pour intégrer réellement la portée du noir sang par exemple). Un bon équilibre donc entre ne pas radoter pour les lecteurs de la première heure et ne pas perdre ceusses qui n'avaient pas encore goûter à la gouaille du Bâtard.

Le présent du Bâtard amène bien les choses : embrouilles, combines et trahisons. Tout est là pour créer de l'aventure et des rebondissements qui rendent haletant de suivre le retour du fils pas spécifiquement prodigue.
Ça bouge bien, on se fait surprendre, c'est du bon Fabien Cerutti.
Le croisement des 2 époques permettent d'introduire facilement les nouveaux personnages, tout en profitant pleinement de continuer l'histoire avec nos anciens protagonistes.

Plume

Côté plume, as usual, l'auteur l'aiguise pour nous conter l'histoire du comté. Les bases historiques du récit que vient mâtiner le côté magie et pouvoir des contes et légendes, rendues toujours aussi plausible. Le fil rouge qui fait le petit plus de cette série en somme.

On conserve par ailleurs toujours la gouaille et le ton acide des récits du Bâtard auquel vient se mêler celui de Dùnevia qui continue de gagner en importance au fil des tomes.

Note

Un 18/20 pour ce livre. Un très bon début de second cycle qui nous laisse plein de promesses pour la suite.
On retrouve notre Bâtard dans des aventures rocambolesques, et on est très heureux⋅ses de le retrouver !
Bref : vite vite la suite !

Série : Le Bâtard de Kosigan

Romans

  1. L'Ombre du pouvoir (chroniqué)
  2. Le Fou prend le roi (chroniqué)
  3. Le Marteau des sorcières (chroniqué)
  4. Le Testament d'involution (chroniqué)
  5. Un Printemps de sang (chroniqué)

Nouvelles

  • Les Secrets du Premier Coffre (non lu) contient :
    1. Légende du Premier monde
    2. Ineffabilis Amor
    3. Le Crépuscule et l’Aube
    4. Fille-de-joute
    5. Le Livre des merveilles du monde
    6. Les Jeux de la cour et du hasard