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4 décembre 2017

Le complot des corbeaux - Les sœurs Carmines T01 d'Ariel Holzl

Couverture livre - critique littéraire - Ariel Holzl - Les sœurs Carmines

Récit

Merryvère Carmine est une monte-en-l’air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses sœurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les mœurs sont plus que douteuses. On s’y trucide allègrement, surtout à l’heure du thé, et huit familles d’aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.
Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouve mêlée à l’un de ces complots ! Désormais traquées, les Carmines vont devoir redoubler d’efforts pour échapper aux nécromants, vampires, savants fous et autres assassins qui hantent les rues…


Partenariat

Dans le cadre du « mois de Ariel Holzl », le Choixpeau magique de
Book en Stock a décidé de m'offrir un exemplaire de ce livre.

Un grand merci aux 2 Vénérables pour ce choix, ainsi qu'aux éditions Mnémos qui ont de plus acceptées d'envoyer plus d'exemplaires devant la demande.

Impression

Alors pour commencer, oui il s'agit sans doute d'un roman d'urban-fantasy... Sauf que voilà, à la lecture, c'est plus la construction sur l'humour qui ressort je retrouve. Donc voilà, ma classification personnelle tend à le mettre en light-fantasy. Soyez-en averti.

Pour commencer, la couverture du roman est juste ma-gni-fi-que ! Encore une fois, le travail de la maison d'éditions Mnémos est exemplaire - je trouve.

Ce roman est un roman jeunesse. Cela se ressent surtout au niveau de l'intrigue que j'ai trouvée plutôt simple et surtout le lien entre les différents évènements et certains rebondissements que j'ai trouvés par trop artificiel - notamment la réaction des personnages où l'on passe d'une course-poursuite à un moment posé sans que l'on ait de réelle explication et comment ça se fait que les personnages ne se sentent pas stressés par les suites de la course-poursuite.
D'un autre côté, c'est un roman jeunesse, il fallait sans doute s'y attendre pour réussir à garder une certaine légèreté dans le récit.

À noter que l'ensemble a un second degré de lecture, principalement via l'humour et les situations décalées, qui font qu'un⋅e adulte pourra lire ce livre en s'y sentant immergé⋅e sans aucun problème.

Côté personnages principaux, on a à faire aux trois sœurs Carmines, chacune avec un tempérament bien à elle :
  • La belle et superficielle Tristabelle, aînée de la sororité, qui a tout d'une tête à claques... et pourtant, moi j'ai tel-le-ment adhéré au personnage (cela dit, je me joins à vous pour la distribution de claques si vous en organisez une).
  • La triste et réaliste Merryvère, cadette de la maisonnée, voleuse virtuose, mais apparemment en herbe, de la famille et personnage principal du présent tome.
  • Enfin la fantasque et effacée Dolorine, benjamine au regard éthéré - coup de cœur pour sa vision toute enfantine de la trame de l'histoire. Un véritable bol de rire enrobé de réglisse amer.
À elles trois, elles nous font découvrir la cité de Grisaille, cité gothique et sombre où le meurtre et l'assassinat pourraient être la monnaie locale - tellement cette activité semble développée (et c'est pas le nombre de cimetière de la ville qui le démentirait).
Sombre, très sombre même pour un roman jeunesse, la cité apporte un cadre fantaisiste et un terreau pour que les aventures de nos protagonistes puissent éclore.
Aventures qui, pour le coup, tiennent plus d'Alice au pays des merveilles avec un caractère fantasque et décalé dans les situations abordées.
On aime ou pas, personnellement j'ai sauté à 2 pieds dedans. L'ensemble a un goût d'Annales du Disque-Monde - et Grisaille n'est pas sans me rappeler (toute proportion gardée) la ville d'Ankh-Morpok. Une très bonne référence dans ma bouche.

D'ailleurs, ce côté humour noir, très jeunesse en apparence, mais grinçant au second degré est sans doute le grand point fort de ce roman. Car sous des apparences gentillettes, on peut apercevoir une critique de notre société.

L'histoire, même si très simple au niveau de l'intrigue, happe assez vite la⋅le lecteur⋅rice et le livre passe à grande vitesse... d'autant plus qu'il est loin d'être très épais (263 pages pour mon édition). Limite frustrant de le terminer aussi vite.
Et je ne vous raconte pas le cliff-hanger final, accentué par l'extrait du second tome inclus en fin de livre. C'est juste de la torture psychologique.

Ah oui, un second coup de cœur en terme de personnages, c'est celui de la Reine. Tortueuse, lunatique, impitoyable... désaxée ? Comment ça, on sent que j'ai besoin de consulter ?

Note

Un 14/20 pour ce livre. Une histoire qui happe la⋅le lecteur⋅rice, un univers pas spécialement novateur, mais qui se base sur de l'humour noir bien ciselé. Dommage que l'impression jeunesse sur le lien entre les différents évènements et certains rebondissements trop deus ex machina viennent se rappeler à la⋅au lecteur⋅rice.

PS : Ce livre traitant d'héroïnes, je me suis dit que c'était le moment d'essayer de voir ce que donne l'écriture inclusive dans une chronique. Personnellement, je trouve que ça rend particulièrement difficile la lecture du texte. Si vous avez des avis sur la question, lâchez-vous. Après tout, c'est vous qui lisez, moi, en terme d'écrit, ça change finalement pas tant de choses que ça (puisque ça se fait principalement à la relecture - en même temps que la vérification des accords).

Série : Sœurs Carmines (Les)

  1. Le complot des corbeaux (chroniqué)
  2. Belle de gris (non lu)
  3. Dolorine à l'école (titre provisoire) (non publié)



1 décembre 2017

Annonce du Mois de... Ariel Holzl (Partenariat)

Mois 2... - Ariel Holzl - Book en Stock

Le Mois de... Qu'est-ce que c'est ?

Le « Mois2… » organisé par
Book en Stock, met en avant des auteurs répondant aux questions des auteurs et lecteurs du blog.
Pour la session de décembre 2017, c'est Ariel Holzl qui entre dans l'arène, la foire aux questions, face aux dévoreurs de livres que sont les lecteurs du blog de Dup et Phooka.

Au menu, amuse-bouche d'introduction d'auteur ; en entrée bibliographie réalisées par les tenancières du blog ; suivi, en plat de résistance, d'une dégustation d'auteur - toutes les parties comestibles seront servies (il parait même que toutes les questions sont permises) pour n'en point perdre la moindre saveur ; et en dessert - si l'on a encore faim - un petit mot de la faim fin dressé par l'auteur pour notre plus grand plaisir.



Envie de poser une question ? Envie de découvrir l'envers du dessus, et le dessus de l'envers ? Ça se passe chez Book en Stock !

Couverture livre - critique littéraire - Ariel Holzl - Les sœurs Carmines

Partenariat

Dans le cadre de ce « mois de... », le Choixpeau magique de Book en Stock a « choisi judicieusement » en me désignant pour recevoir un exemplaire de ce livre.

Un grand merci aux 2 Vénérables pour ce choix, ainsi qu'aux éditions Mnémos qui ont de plus acceptées d'envoyer plus d'exemplaires devant la demande (et comme en plus je les affectionne beaucoup, je ne les en remercie que plus - même avec le fait qu'ils m'aient piqué tout mon fric avec Nephilim Légende).

Vous aurez donc l'assurance d'avoir une chronique concernant ce livre au cours du mois - ainsi que de ma participation à la torture dégustation de l'auteur.

N'hésitez pas à m'y rejoindre.


30 octobre 2017

Mois des blogueurs de l'Imaginaire chez Bookenstock

Bookenstock - Mois des blogueurs de l'Imaginaire

Principe

Habituellement, le « Mois2… » organisé par
Book en Stock, met en avant des auteurs répondant aux questions des auteurs et lecteurs du blog. 
Pour la session d'octobre 2017, ce sont les acteurs (blogueurs / lecteurs / auteurs / ...) de l’Imaginaire qui vont être soumis à la Question, avec environ un acteur par jour.
Parce que j'y participe et pour en garder trace, vous pouvez retrouver ci-dessous mes réponses aux questions posées par Dup et Phooka, ainsi que - au fur et à mesure - les questions / réponses issus des lecteurs de Book en Stock.
Cela étant, je vous invite à aller faire un tour sur le site de Dup et Phooka pour y découvrir plein de blogueurs qui sauront vous inspirer pour repeupler votre PAL si vous la sentez trop petite (ou alors par simple plaisir masochiste, si vous la sentez trop grande).
Bonne lecture.

PS : si vous avez des questions supplémentaires à me poser dans le cadre de ce Mois2..., je vous invite à les poster sur le poste d'origine, afin que tout le monde puisse partager (ce qui explique la fermeture des commentaires).

PPS : Ceci est le 100ème post de ce blog. Ça tombe bien non ?

Questions / réponses


Comment vous présenteriez-vous en quelques mots ?

En quelques mots, un lecteur tombé dans la SFFF depuis qu'il est petit. Blogueur par ailleurs, pour faire partager à qui le veut bien mes avis. Et enfin un scientifique dans l'âme, ce qui peut avoir son importance vis-à-vis de mon ressenti des livres.

L'adresse de votre blog (si vous en avez un) ?

https://plume-etoiles.blogspot.fr/ (Plume et étoiles - Récits et impressions de récits imprimés de son petit nom)

Quand et comment avez-vous découvert l'Imaginaire ?


Comme certains, j'ai dû découvrir l'Imaginaire à la télé avec Ulysse 31 notamment, cela dit, mes premiers contacts avec l'Imaginaire, ça doit quand même être mes sessions LEGO où je laissai libre cours à mon imagination pour créer des vaisseaux spatiaux plus tarabiscoté les uns que les autres. Faut dire aussi, qu'avoir des boîtes de légo mélangées sans notice de montage, forcément, ça donne envie d'improviser non ?
Sinon, côté lecture, ma découverte de l'Imaginaire s'est faite avec, côté Fantasy, qui a été suivi par un conte sur les aventures de Tom Bombadil. Je n'ai jamais osé retrouver ce livre d'ailleurs, car j'en ai gardé une impression pleine d'émerveillement...qui, j'en suis persuadé, a plus à voir avec l'âme de l'enfant qui s'éveille à la lecture plutôt qu'autre chose. Toute personne m'en ayant parlé en avait gardé de mauvais souvenirs ^^


Bilbo le Hobbit
Côté Science-Fiction, c'est à Isaac Asimov que je dois mes débuts (à peu près en même temps), avec la découverte des nouvelles concernant Suzan Calvin est ses robots - interprétant toujours bizarrement les 3 lois de la robotique.

Quel est/sont vos ou votre plus ancien(s) souvenir(s) d'Imaginaire ?

Mes plus anciens souvenirs remontent à la lecture des livres cités plus haut. C'est à dire dès que j'ai appris à lire suffisamment bien pour ce faire.

Qu'est-ce que l'Imaginaire apporte à votre vie de tous les jours ?

Une façon de m'échapper de notre vie quotidienne, de ressourcer mon esprit en lui laissant l'occasion de découvrir de nouveaux mondes, de nouvelles histoires.
Accessoirement en cas de blouse, de me dire que quand même, les héros de mes livres sont quand même bien plus à plaindre que moi, et que je ne survivrai jamais à ce qui leur arrive. Ça permet de compenser si on veut :-)

Quels sont vos auteurs/livres préférés (5 maxi ;)) ?

Se limiter à 5, c'est une horreur, surtout avec une telle diversité en SFFF. Donc désolé pour tout ceux qui mériteraient d'être cités, et je vais me limiter qu'à une seule référence par auteur.
  1. Commençons avec de l'épique, de la politique, des enjeux énormes, des personnages fabuleux, où même les Dieux ne sont pas à l’abri de leurs manigances et une histoire et des combats à couper le souffle... J'ai nommé la série Le Livre Malazéen des glorieux défunts de Steven Erikson. Vous pensez que j'en fais trop ? Non non, c'est juste que vous n'avez pas lu cette œuvre.
  2. Continuons en second avec une œuvre cultirissime... Le cycle de la Culture de Iain M. Banks. Une société extravagante hautement « civilisée » et avancée technologiquement qui ne peut s'empêcher de s'occuper de ce que font ses voisins et d'essayer des les guider vers le bon côté de l'évolution.
  3. Puisque l'on est dans l'espace, continuons avec le cycle du Conquérant de Thimoty Zahn. Un space-opéra qui montre que le malentendu, ça peut mener à beaucoup de choses. Par ailleurs, il s'agit d'une trilogie qui a pour spécificité que les 2 premiers tomes ne donnent chacun que le point de vue qu'une seule des factions. C'est toujours intéressant de voir comment le changement de point de vue peut, tout en restant parfaitement cohérent, mener à des interprétations totalement opposées. Accessoirement, pour ceux qui se poserait la question, c'est de cette trilogie que provient mon pseudo (si ça peut inciter les gens à la lire, je ne reculerai devant nulle fourberie ^^).
  4. Un petit détour par de la fantasy plus classique, mais avec une vraie « âme » (comprenne qui connais), j'invoquerai donc Le dernier Souffle de Fiona McIntosh, qui malgré une construction des plus classiques, a su m’envoûter.
  5. Enfin, Last but not « liste » (désolé, mais j'ai pas pu me retenir), le roman L'aube de la nuit de Peter F. Hamilton, qui même s'il est long à démarrer (mais on peut l'excuser pour un roman unique de plus de 6000 pages), fournit un univers magique où l'on retrouve ensemble des vaisseaux spatiaux, des intrigues, Al Capone (oui le vrai) et des extra-terrestres... sibyllins dans une histoire à couper le souffle par la grandeur de l'univers et sa cohérence.
Bon évidemment, je passe sous silence les bons vieux classique type Le seigneur des Anneaux, Dune, les Cantos d'Hypérion, Fondation et le cycle des robots, la roue du temps, etc... Parce que... vous m'avez limité à 5.

Êtes-vous polyvalent dans l’Imaginaire ou plus attiré par certains sous-genres (sans idée péjorative) plus que d’autre ? En gros lisez-vous plutôt du fantastique ou de la fantasy ou de la SF ? Pourquoi ?

Je suis axé Science-Fiction et Fantasy. Je ne m'aventure que rarement côté Fantastique, polar et thriller,principalement pour trois choses :
  1. Je préfère la SF et la Fantasy.
  2. Y a tellement à lire (et mon rythme de lecture est si bas) que me limiter à ces 2 catégories de l'imaginaire remplie déjà que trop bien ma PAL et ma Whish-list (ainsi que mes bibliothèques par la même occasion).
  3. La SF et la Fantasy, possède tellement de sous-genre, qu'à eux tous, on arrive à avoir un panel de type d'histoire à lire extrêmement vaste - allant de la réflexion de société avec l'anticipation / l'uchronie au désir d'évasion avec les quêtes de la high-fantasy permettant de lutter contre le Mal.
Après, pourquoi spécifiquement la SF et la Fantasy ?
Pour la SF, étant de culture scientifique, je pense que l'anticipation, le rêve d'imaginer ce que pourra être le futur, ça me plaît. Pour la fantasy, étant rôliste, ça n'est qu'une extension qui se nourrie de ma passion rôlistique et qui l’alimente en imagination en retour.

Si quelqu'un qui veut découvrir l'Imaginaire vous demande conseil. Avec quels romans/supports lui conseilleriez-vous de commencer ?

Ardue comme question. Déjà, il vaut mieux connaître la personne, pour essayer de lui proposer quelque chose dont on est à peu près sûr qu'il accroche. Mais c'est répondre à côté de la question. D'ailleurs je ne vais y répondre que côté romans, car pour ce qui est des autres médias, je pense que les films et les jeux-vidéos sont suffisamment connus pour que l'on ne vienne pas spécifiquement me voir sur le sujet.
J'imagine que je ferai commencé les gens par les œuvres suivantes, suivant ce qui est recherché :

Lecture jeunesse : Bilbo le Hobbit, ou bien je dirigerai vers Pierre Bottero dont j'ai entendu beaucoup de bien mais que je ne n'ai jamais (encore - il fait parti de ma wish-list) lu... Cela dit encore quelques années, et pour sûr, on m'y aidera.

Science-fiction : On peut orienter vers de la Hard-science si on a quelqu'un de scientifique dans l'âme qui veut de la science. Dans ce cas, je proposerai de commencer avec Janus de Alastair Reynolds - bien plus accessible que son cycle des Inhibiteurs - qui est toutefois une merveille à lire - et qui permet de découvrir ce qu'est le style hard-science en restant en territoire assez connu.

Pour de la science-fiction plus générique, commencer avec le cycle des Robots d'Isaac Asimov permet d'introduire doucement le sujet en parlant de sujets relativement bien connus (les robots) dans un format policier qui ne devrait pas trop dérouter.

Fantasy : Pour de la fantasy, j'opterai bien pour Rue Farfadet (oui j'ai la flemme d'écrire le nom exact du cycle), plaçant le lecteur dans un univers pas trop loin de ce qu'il connait (Paris au XIXème) mâtiné d'un voile de vapeur (steampunk), d'êtres issus de la fantasy et d'une magie pas trop envahissante. Ça permet de toucher à beaucoup de chose en un seul roman (qui est par ailleurs particulièrement addictif).

Ou alors pour L’étoile du matin de David Gemmel : un one-shot se rapprochant un peu de Robin des bois et Braveheart, ce qui donne de bons repères pour introduire la Fantasy.

Pour ceux qui veulent rire un coup, De bons présages ou bien les Annales du Disque-Monde suivant si on les jette directement sur la tortu(r)e ou non.

Comment choisissez-vous vos lectures ?

Principalement, soit par le suivi des sorties des éditions que j’aime beaucoup, soit par le truchement de la blogosphère. Sauf suite de série que j’ai déjà validé en propre, je lis toujours quelques avis (si dispo) sur un livre avant de l’acheter.
La 4ème de couverture est un plus, mais souvent, je trouve qu’elle ne correspond pas réellement au livre. Soit parce qu’elle parle d’un micro-évènement de l’histoire, ou bien parce qu’elle est tellement vague qu’on pourrait y ranger un destroyer impérial sans rayer la peinture, ou encore (pis), parce que ça sent la sur-vente et le marketing.
Cela dit je ne jette pas la pierre, tant l’exercice de résumer en quelques lignes un livre de 600 pages est un exercice compliqué, seulement, je le trouve trop aléatoire pour en faire la seule raison d’acheter ou non un livre.

L’imaginaire, nous blogueurs on le lit, on en parle. Des idées pour en faire plus ?

Peut-être revoir la façon dont on marque la classification des livres sur leur couverture. Je veux dire, mise à part les éditions Pocket Science-Fiction / Fantasy, rares sont les éditions où immédiatement on sait de quoi il va retourner.
Les jolis noms de collection type « La Dentelle du Cygne » ou « La bibliothèque Voltaïque », j’adore à titre personnel. Mais pas sûr que ça renseigne beaucoup celui qui ne connaît pas le secteur. Surtout quand une même collection dessert autant la SF que la Fantasy et le Fantastique… On s’y perdrait pour moins que ça. À mon avis, la mention d’un beau gros « Science-Fiction », « Fantasy », « Bit-lit », etc. bien visible (et pas planqué dans le texte de la 4ème) permettrait de mieux savoir ce vers quoi on va se tourner, surtout si c’est accompagné d’un petit document expliquant rapidement ce qui se cache sous ce terme.
À titre perso, si pour me lancer dans l’Imaginaire, je tombe sur un genre que je n’aime pas, pas sûr que je réessaierais de sitôt (et on ne m’ôtera pas de l’idée que déjà, même en connaissant, la 4ème de couverture permet pas toujours de trancher sur le genre) Après ça n’engage que moi.

Une anecdote en rapport avec l'Imaginaire ?

J’ai fait, il y a de nombreuses années maintenant (que le temps passe vite), une convention de jeu de rôle, où j’ai joué à Agone (le jeu de rôle) avec comme meneur un certain Mathieu. 6 heures de plaisir partagé plus tard, après la séparation du groupe et traînant parmi les participants de la convention, j’apprends que le Mathieu en question, n’était autre que Mathieu Gaborit.
Je n’ai évidemment jamais admis avoir joué avec lui sans même me douter une seconde de qui il était ^^.

A la fin de ce Mois de, nous répondrons à notre tour au questionnaire mais aussi à vos questions : quelle question souhaiteriez-vous éventuellement nous poser (aucune obligation) ?

Quelle relation entretenez-vous avec l’objet livre ?
Et si vous lisez autre chose que de la SFFF, est-ce que ce lien est différent selon le genre de lecture ?

Avez vous quelque chose à rajouter, une question que vous aimeriez que l’on vous pose ? En gros c'est ici que vous pouvez rajouter tout ce que vous voulez en rapport avec le sujet ! ;)

Je pense que je me suis déjà bien étendu non ?
Ah bah du coup, j’en profite pour dire tout le bien que je pense de votre initiative sur le sujet (vous me direz, vu que j’y participe de mon plein gré, c’est sans doute normal) mais j’aime enfoncer les portes ouvertes.

Questions des lecteurs de Book and Stock

  1. Andrée la papivore

    Hahaha sympa ton anecdote avec Mathieu Gaborit :-) Je note tes conseils lecture, il y a quelques noms que je ne connaissais pas et que tu m'as donné envie de découvrir.
    J'ai fait un tour sur ton blog, il est vraiment sympa. Comment t'es venue l'idée de devenir blogueur ?

    Thrr-Gilag : Merci pour le blog. J'essaye surtout de le rendre à mon image, et sans prise de tête.
    Je suis devenu blogueur pour 2 raisons :
    1. La première parce que ça me permet de m'en servir de mémo quand je veux attaquer la suite d'un livre. La relecture des mes chroniques - même si je n'y raconte généralement pas d'éléments de l'histoire - me permet de me rappeler les sensations à la lecture et du coup de me souvenir du livre.
    2. La seconde, c'est que je me base beaucoup sur les avis de la blogosphère pour m'assurer qu'un livre pourra me plaire ou non. Du coup, je me suis dis que tant qu'à faire, autant faire profiter de mes avis si ça peut aider quelqu'un à se faire un avis (bon ou mauvais) d'une lecture.

  2. PatiVore

    De bons conseils lectures, merci ! Pas évident de connaître le visage des auteurs et de les reconnaître ;)
    Thrr-Gilag : Merci. D'autant plus quand on ne s'attend pas du tout à les trouver. Il n'était pas du tout annoncer à la convention.

  3. c'era una volta

    Bonsoir Thrr-Gilag
    Je suis intriguée par ton pseudo. A-t-il une signification particulière?
    Et sinon quel éditeur/collection SF a tes faveurs?
    (jolie citrouille en fond sur ton blog ^^ )

    Thrr-Gilag : Non, il s'agit d'un des personnages du Cycle des Conquérants de Thimoty Zahn. Après mon choix c'est porté dessus, moins par le rôle du-dit personnage, mais pour son nom totalement imprononçable. J'avoue toujours rigoler en imaginant / entendant les gens essayer de prononcer l'imprononçable.
    Oui j'ai été sadique quand j'ai choisi ce pseudo. Privilège de jeunesse vu l'âge du-dit pseudo.

    Difficile pour moi de faire le distingo SF/Fantasy pour les maisons d'éditions. Mais je vais essayer, même si le ressenti se base sur l'ensemble des livres de l'édition et non pas de la seule production SF ou Frantasy :
    • Mes chouchous :
      • Les éditions L'Atalante : fan de leur production, et rarement déçu par ce qu'ils sortent, j'ai toujours un oeil attentif à leur sortie.
      • Le collectif des Indés de l'imaginaire (Actu-SF, Mnémos et Moutons électriques) : Un catalogue SF regroupant 3 maisons d'éditions qui en plus sort des livres au format poche dans la collection "Hélios"... Dont je suis fan tant de la qualité que du format. C'est assez irrationnel, mais j'adore vraiment le rendu de cette collection.
    • Celles qui me nourrissent :
      • Bragelonne / Milady : très bon catalogue, mais je ne fais pas confiance au fait que ça vienne de chez eux pour choisir un livre. Mais je suis leurs sorties.
      • Le Bélial : un bon catalogue à l'instar de Brag
      • Collection Lune d'encres de Denoël : même si je ne suis pas leurs parutions, un certains nombres d'entre elles rentrent dans mal PAL ou sont passées par mes mains en me laissant un bon souvenir.
    Merci pour la citrouille. Mais c'est bon, mon blog a de nouveau changé de fond (ambiance automne désormais) - parce que oui, mon blog change d'habit tous les mois - voir pour des jours spécifiques. Je vous conseille les dates particulières pour le geek que je suis (au hasard le 04/05 par exemple).
    D'ailleurs, si vous avez des dates anniversaires de choses de l'univers SFFF en tête, n'hésitez pas à me les transmettre, que je puisse les intégrer si je trouve un fond qui va bien avec mon blog).

24 octobre 2017

L'Empire ultime - Fils-des-brumes T01 de Brandon Sanderson

Couverture livre - critique littéraire - L'empire ultime - Fils-des-brumes T01 de Brandon Sanderson

Récit

Les brumes règnent sur la nuit,
Le Seigneur-Maître sur le monde.

La jeune Vin ne connait de l’Empire Ultime que les brumes de Luthadel (sa capitale), les pluies de cendre, le regard d’acier des Inquisiteurs et le règne sans partage du Seigneur-Maître qui gouverne les hommes par la terreur depuis plus de 1000 ans. 


Mais Vin n’est pas une adolescente comme les autres. Et le jour où sa route croise celle de Kelsier, le plus célèbre voleur de l’Empire, elle est entraînée dans un combat sans merci. Car Kelsier, revenu de l’enfer, nourrit un projet fou : renverser l’Empire.

Impression

Après m'être fait presque molesté par la moitié de la blogosphère (ou du moins, la moitié que je connais) du fait que je n'avais jamais ouvert un livre du sieur Sanderson, voici l'affront réparé par la présente chronique.
Mais il faut dire, qu'un auteur autant conseillé, limite adulé, ça fait craindre à la découverte. Tant d'attente pour ce livre qui devait me faire passer un superbe moment... N'était-ce pas trop ?
Et bien à dire vrai... pas du tout. Ce livre est clairement au niveau de l'entrain qu'il suscite. Mais voyons ça plus dans le détail.

Pour commencer, on se situe dans de la high-fantasy pure et dure. Une quête visant à exterminer le mal absolu (l'Empereur... ça me rappelle quelque chose d'ailleurs). Un pays croulant sous de sombres nuages de cendres (non c'est le Dominion central, pas le Mordor). Une jeune fille dont les pouvoirs vont être révélés...
Je vous passe les détails... On est en plein dans le classicisme du genre. Et pourtant, tout colle, tout s'enchaîne. L'écriture aidant, on est clairement enferré par la découverte de ce monde, par la façon dont la Communauté de l'Anneau le petit groupe de voleurs va tenter de réussir l'exploit de renverser le tyran (qui siège depuis un millénaire quand même. On imagine donc qu'il a du répondant).

À titre de comparaison, je me suis retrouvé exactement dans la même sensation qu'à la lecture du
Dernier souffle de Fionna McIntosh.
Toute la force de l'auteur, est de réussir, malgré des éléments classiques de la High-fantasy, à nous conter une nouvelle histoire prenante.
Clairement, le style d'écriture y est pour quelque chose. Envoutant, à dire vrai, tellement la lecture de quelques lignes arrive à vous happer dans cette histoire. Ce style mêlé à un univers, somme toute pas difficile à comprendre, fait qu'on est immédiatement avalé par le texte.

Côté univers, on est donc dans l'archétype de la lutte du bien contre le mal (avec quelques nuances qui se font au fil de la lecture), où l'on voit s'opposer :
  • un tyran oppressif et son administration ;
  • des nobles n'ayant d'intérêt que leurs luttes pour le pouvoir ;
  • des skas - serfs des 2 précédents camps - soumis, désespérés et résignés qui permettent à tout ce beau monde de vivre.
L'histoire se servant des mécaniques qui permettent à cette société tri-partite de « fonctionner ».

Côté personnages, on est superbement servi. Alors pour sûr, chaque personnage suivi est « le haut du panier » de ce monde. Mais il faut dire aussi qu'avec les conditions de vie misérables pour qui n'est pas noble, ce monde fait fort de réaliser une sélection impitoyable.
On découvre donc des personnages hauts en couleur. Chacun amenant son expérience, sa spécialité, pour former une équipe de choc qui réussi à s'entraider là où le maître mot des habitants est généralement survie et égoïsme.
Tant présent que passé, nos protagonistes sont décrits avec densité et avec plus ou moins de mystère(s).

La vraie originalité de ce roman tient dans sa magie particulière et extrêmement bien pensée (à mon avis). La magie provient de la capacité de « brûler » des métaux (allomancie) ou bien d'y « enfermer » des capacités (ferrochimie).
Chaque métal (ou alliage) a une action particulière et quasi-unique. Les possibilités qui en sont tirées ne proviennent, principalement, que de la capacité du « mage » à tirer profit de cette capacité - et des limitations qui lui sont associées.
Ainsi globalement, on ne se dirige pas vers des pouvoirs totalement débridés, mais vers une utilisation quasi-scientifique des métaux et artistique quant à la manière d'en tirer leur substantifique moelle.
En bref, la magie ne permet pas de tout faire... ou alors grâce à l'astuce des utilisateurs.
Et là pour le coup, ça donne une « crédibilité » plus forte, et surtout de vrais enjeux qui ne seront pas régler par un Deus ex machina.

Enfin, cerise sur le gâteau, ce tome, bien que faisant partie d'un cycle de 3 tomes, se termine sur une vraie fin. On attend clairement la suite, mais pas en raison d'éléments qui seraient restés en suspens. Et ça, c'est agréable, surtout avec un livre de cette épaisseur (~ 900 pages en version poche).

Note

Un 19/20 pour ce livre qui a su enchanter mon esprit en fournissant un univers, certes classique, mais robuste et porteur d'une histoire entraînante. Ajoutons à cela des personnages bien décrits et attachants, chacun avec leur personnalité, et un système de magie innovant et bien posé en termes de possibilité d'utilisation, et vous avez un livre mémorable dont la lecture est plus que vivement conseillé.
Bref, la réputation de ce livre (auteur ?) n'est clairement pas usurpée.

Série : Fils-des-brumes et suite

Fils-des-brumesWax et Wayne
  1. L'Empire ultime (chroniqué)
  2. Le puits de l’ascension (non lu)
  3. Le Héros des siècles (non lu)
  4. [Mistborn : Secret History (non traduit)]
  1. L'alliage de la justice (non lu)
  2. Jeux de masques (non lu)
  3. The Bands of Mourning (non traduit)
  4. [The Lost Metal (non traduit)]



16 octobre 2017

Druide de Olivier Péru

Couverture livre - critique littéraire - Druide - Olivier Péru ou Oliver Peru

Récit

1123 après le Pacte.
Au nord vivent les hommes du froid et de l'acier, au sud errent les tribus nomades et au centre du monde règnent les druides. 

Leur immense forêt millénaire est un royaume d'ombres, d'arbres et de mystères. Nul ne le pénètre et tous le respectent au nom du Pacte Ancien. 
Les druides, seigneurs de la forêt, aident et conseillent les hommes avec sagesse mais un crime impensable bouleverse la loi de toutes les couronnes : dans la plus imprenable citadelle du Nord, quarante-neuf soldats ont été sauvagement assassinés sans que personne ne les entende seulement crier.
Certains voient là l’œuvre monstrueuse d'un mal ancien, d'autres usent du drame comme d'un prétexte pour relancer le conflit qui oppose les deux principales familles régnantes. 

Un druide, Obrigan, et ses deux apprentis ont pour mission de retrouver les assassins avant qu'une nouvelle guerre n'éclate. Mais pour la première fois, Obrigan, l'un des plus réputés maître loup de la forêt, se sent impuissant face à l'énigme sanglante qu'il doit élucider… Chaque nouvel indice soulève des questions auxquelles même les druides n'ont pas de réponses.

Impression

Pour commencer, parlons couverture. Celle-ci est superbe d'une part, mais par ailleurs, ayant été faite par l'auteur lui-même, elle cadre parfaitement avec le récit. Regardez-là. Si elle vous inspire, c'est sans doute que l'atmosphère du livre va vous plaire.

Ce récit est une sorte de « policier », sauce dark-fantasy. On commence par l'envoi d'un druide et ses 2 disciples pour aller enquêter sur les meurtres de 49 soldats perpétrés au sein d'une citadelle. Et c'est le suivi de cette enquête, pour en découvrir les auteurs qui nous mènera, comme un fil rouge, vers la découverte d'un monde particulièrement travaillé, d'un passé riche et d'un présent anxiogène.

Un des grand atout de ce livre est de savoir mêler un rythme que j'ai trouvé relativement lent, en lien avec le temps de la haine, des intrigues, et autres préparatifs guerriers, avec des évènements rapides et intenses qui parcourent l'ensemble de cette histoire.
Le tout se combinant d'une manière parfaitement ajustée.

Un autre point c'est qu'il s'agit clairement de dark-fantasy. Âme sensible s'abstenir. Entre meurtres et combats, les descriptions servies par l'auteur sont... « chatoyantes ». Personnellement, j'adhère, d'autant plus que rien n'est gratuit, et tout s'inscrit complètement dans l'histoire. Mais ça peut demander d'avoir un estomac un minimum bien accroché.

Côté personnages, on est superbement servi : personnages tout en gris, convictions et croyances différentes selon les protagonistes. Un grand travail de profondeur psychologique pour chacun des personnages importants. Du dense et du cohérent donc. Parfait pour mener une histoire bien ficelée.

Le côté qui m'a beaucoup moins séduit, par contre, c'est le côté prévisible de bon nombre d'évènements. Peut-être qu'à trop fouiller les personnages, j'en arrivais à déduire un certains nombre de choses, mais il faut dire aussi que parfois, c'est quand même téléphoné 15 pages à l'avance.
Et pour le coup, ça fait perdre beaucoup à l'atmosphère qui a su se faire par ailleurs oppressante.
Un grand dommage pour moi qui adore les intrigues.

Côté écriture, je l'ai trouvée très envoutante. On plonge dans les décors, on ressent l'ambiance dans laquelle progressent les différents protagonistes... On retrouve le lien avec la couverture, qui je trouve, fournit un peu de cet effet.

Note

Un 16/20 pour ce livre qui a de très bonnes qualités tant niveau ambiance que densité des personnages, mais qui perd beaucoup du fait de la facilité avec laquelle une grande partie de l'histoire se devine. C'est vraiment dommage, cela dit, cela est resté un plaisir à la lecture et ça augure du bon pour le reste de ses œuvres (ce qui peut se confirmer avec mes chroniques sur sa série
Martyrs)